L’histoire de Michel, 71 ans, atteint d’une dissection aortique

Par Olivia Derrien le 19 avril 2019
témoignage dissection aortique
A la suite de fortes douleurs dans la poitrine, Michel passe une IRM en novembre dernier. Le diagnostic de dissection aortique est alors posé.

L’aorte est le plus gros vaisseau sanguin de l’organisme. Sa mission est vitale car il alimente, à l’aide de ramifications, les membres et le cerveau en oxygène. Le débit sanguin est très fort, environ 5 litres/minute, ce qui explique la constitution de sa paroi en trois couches afin de supporter la pression. La couche externe est appelée adventice, la couche intermédiaire, la plus épaisse, est appelée media et l’intima est la couche interne qui est au contact du sang. C’est cette dernière qui est déchirée lorsque qu’il y a une dissection, c’est à dire lorsque le sang fait irruption à l’intérieur de la paroi aortique. Cela crée ce qu’on appelle un « faux chenal ».

Après ce premier diagnostic, il est proposé à Michel de refaire un scanner 3 mois plus tard afin de constater l’évolution. Mais comme le patient ressent rapidement de nouvelles douleurs, son médecin traitant décide d’avancer le scanner de contrôle d’un mois. Devant les résultats de ce deuxième examen, l’équipe médicale propose alors une opération chirurgicale, ce qui inquiète beaucoup Michel. En effet, ce type d’opération n’est pas sans risque. Pour évaluer au mieux l’urgence de la situation et le rapport bénéfices/risques de l’intervention, Michel décide demander un deuxième avis médical. C’est en faisant quelques recherches sur internet qu’il découvre deuxiemeavis.fr.

L’opération chirurgicale est-elle inévitable lors d’une dissection aortique ?


En 7 jours, le patient a pu recevoir l’avis d’un chirurgien vasculaire - le spécialiste des vaisseaux et du cœur. Ce dernier confirme le diagnostic, il s’agit bien d’une dissection de l’aorte thoracique descendante et abdominale. Cependant, il ne recommande pas d’intervention dans l’immédiat car l’état des lésions ne saurait justifier une opération. Pour lui, bien que le « vrai chenal » soit sensiblement comprimé par le faux chenal, il n’y a pas de conséquence sur la perfusion des artères viscérales, elles fonctionnent correctement.

Il n’y a donc aucune urgence à intervenir, d’autant plus que Michel n’a plus de douleur, ce qui témoigne d’une certaine stabilisation du processus.

Par ailleurs, le médecin expert souligne l’existence de difficultés techniques prévisibles au vu des images et qu’il existe des risques de complications neurologiques non négligeables.?

Il est donc préférable de poursuivre la surveillance et la nécessité d’intervenir chirurgicalement pourra être réévaluée si les lésions venaient à évoluer.

Ce deuxième avis est très éclairant pour Michel, qui peut mettre de côté l’intervention chirurgicale pour le moment, tout en gardant un suivi régulier.

Nous souhaitons à Michel un bon rétablissement !

Si vous vous retrouvez dans l’histoire de Michel, demandez un deuxième avis sur votre maladie.

*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

Un médecin expert de votre maladie répond à vos questions en moins de 7 jours après analyse de votre dossier