L’histoire de Pierre, 72 ans, atteint de fibrillation auriculaire

Par Olivia Derrien le 5 juillet 2019
Il y a 8 ans, alors qu’il a récemment pris sa retraite, Pierre* a commencé à être réveillé toutes les nuits par des crises d’arythmie. Entre 2h et 4h du matin, il est réveillé par une accélération de son rythme cardiaque, une sensation du cœur qui cogne contre sa cage thoracique. Et à chaque fois, cette sensation est accompagnée de mictions multiples et de fortes douleurs au niveau des reins. Les crises duraient 4h à 5h environ avant qu’il puisse se recoucher et trouver le repos. Pierre a subi des premiers examens qui ne donnaient rien, il commençait à devenir très fatigué à passer ses nuits à attendre que la crise passe. Jusqu’au jour où le diagnostic de fibrillation auriculaire a été posé. 

Le diagnostic de fibrillation auriculaire


La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque qui provoque une accélération du cœur et qui le fait battre de façon très irrégulière. Cela est dû à une activité électrique du muscle des oreillettes (cavités supérieures du cœur) anarchique et beaucoup trop rapide.




Les contractions sont chaotiques et inefficaces. Le sang stagne alors dans les oreillettes et peuvent se former des caillots qui risquent d’être propulsés dans une artère. Si tel est le cas, cela peut entraîner un accident vasculaire cérébral (AVC). 

La fibrillation auriculaire affecte 1% de la population mais elle est surtout fréquente chez les personnes âgées. Une maladie, conséquence du vieillissement ou d’une pathologie telle que l’hypertension artérielle ou une maladie cardiaque. Le surpoids, le diabète, la forte consommation d’alcool ou de certaines drogues sont des facteurs qui peuvent également favoriser la fibrillation auriculaire. 

Aujourd’hui, Pierre suit un traitement assez lourd pour sa pathologie, qu’il ne supporte pas bien. Outre la grande fatigue qu’il ressent, les maux de tête et les essoufflements, il est sujet à divers troubles digestifs, des aigreurs d’estomac, des remontées gastriques et des crampes. Un inconfort permanent pour ce retraité très actif au sein de plusieurs associations. 

Suite à de fortes crises d’arythmie, Pierre a fait de nouveaux examens et son médecin lui a proposé l’ablation de la fibrillation auriculaire. L’acte chirurgical va cibler les zones déclenchant la fibrillation. Cette intervention chirurgicale inquiète beaucoup Pierre qui se demande si un autre traitement médicamenteux ne pourrait pas être suffisant. Il souhaiterait pouvoir parler de ses craintes à un autre médecin et grâce à sa mutuelle il prend connaissance de l’existence de deuxiemeavis.fr.

Un deuxième avis concordant et rassurant pour Pierre


Après avoir pris connaissance du dossier en 7 jours, le médecin expert de deuxiemeavis.fr, un Professeur en cardiologie et maladies vasculaires, confirme à Pierre qu’il présente effectivement des passages de fibrillation auriculaire et qu’il ne tolère pas bien son traitement.  

Le Professeur indique à Pierre que les risques de la fibrillation auriculaire sont, d’une part, la survenue d’un caillot intracardiaque avec un risque d’embolisation, ce qui semble déjà lui être arrivé en 2011 alors qu’il a subit un accident ischémique transitoire (AIT) et d’autre part, le risque de tachycardie, qui semble déjà atteindre Pierre au vu des résultats récents de ses examens. 

Dans ces conditions, pour le Professeur, il y a deux solutions : le traitement médicamenteux ou l’ablation de la fibrillation auriculaire. Mais comme Pierre supporte très mal son traitement, le médecin expert préconise lui aussi l’ablation de la fibrillation auriculaire. Il rassure le patient, les taux de succès de ce type d’intervention sont aujourd’hui excellents. Cela permettrait l’arrêt des traitements anti-arythmiques qui le fatiguent énormément. 

Pour le Professeur, il n’y a priori pas d’urgence à effectuer l’intervention, sauf si cela est une trop grande source de stress pour Pierre, dans ce cas il ne faudra pas trop tarder.  

Pierre a mieux compris la proposition thérapeutique de son médecin et se sent désormais plus serein à l’idée de subir l’intervention chirurgicale. 

Nous lui souhaitons un bon rétablissement ! 


Si vous vous retrouvez dans l’histoire de Pierre, tout comme lui, demandez un deuxième avis sur votre maladie.

*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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