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Fibrillation auriculaire

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Mise à jour le 18 juillet 2019- Revue par Professeur Vincent Probst

  • Définition fibrillation auriculaire

    La fibrillation auriculaire, aussi appelée fibrillation atriale, est un type commun de troubles du rythme cardiaque, qui survient lorsque les battements du cœur sont rapides et irréguliers. Cette irrégularité rend le transport du sang dans les autres organes plus compliqué.

    Le cœur possède deux chambres supérieures (les oreillettes) et deux chambres inférieures (les ventricules). Le sang arrive d’abord dans les oreillettes avant d’être envoyé vers les ventricules qui éjectent le sang dans l’ensemble de l’organisme. En temps normal, les oreillettes se contractent sous l’effet d’une impulsion électrique à un rythme régulier et bien coordonné entre les oreillettes et les ventricules. En cas de fibrillation auriculaire, l’activité électrique dans les oreillettes est très rapide et irrégulière ce qui entraîne la perte de la contraction des oreillettes et donc le risque de formation de caillot de sang dans les oreillettes ce qui représente le risque majeur de cette pathologie.

    L’activité électrique est ensuite transmise vers les ventricules (avec un filtrage qui est fait par le noeud auriculo ventriculaire). Les ventricules se contractent donc eux aussi de façon habituellement rapide et irrégulier. 

    En fonction de la durée, la fibrillation auriculaire est classée sous 3 formes :

    -    Fibrillation auriculaire paroxystique : elle se manifeste sous forme de crises aiguës qui ne durent pas plus de sept jours et se terminent spontanément.

    -   Fibrillation auriculaire persistante : elle dure plus de sept jours et ne se termine pas spontanément. Un traitement est nécessaire pour normaliser le rythme cardiaque.

    Fibrillation auriculaire permanente : elle est durable et il n’est pas possible de retrouver un rythme normal.  

    La fibrillation auriculaire est fréquente et touche plus de 1% de la population, elle concerne à la fois les hommes et les femmes et se retrouve plus fréquemment chez les personnes âgées.

    La cause la plus fréquente est l’hypertension artérielle. D’autres facteurs tels qu’une intervention chirurgicale, la consommation régulière d’alcool, l’obésité ou l’apnée du sommeil (arrêt répété de la respiration au cours du sommeil) favorisent la fibrillation auriculaire.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    La fibrillation auriculaire est à la fois gênante sur le plan des symptômes (palpitation, essoufflement) mais surtout peut conduire à un risque de survenue de caillot dans les oreillettes qui peuvent entraîner des accidents vasculaires cérébraux.

    La prise en charge va donc comporter deux aspects disctincts, la prévention du risque d’accidents vasculaires cérébraux et la prise en charge rythmique pour traiter les symptômes.

    Il existe ainsi divers traitements qui dépendent d’un grand nombre de facteurs comme le type de fibrillation auriculaire, l’âge du patient, son état de santé, ses dispositions aux maladies cardiaques … 

    Un traitement inadéquat peut rallonger la durée de la fibrillation auriculaire et affaiblir durablement l’activité du cœur. La prise en charge de la fibrillation auriculaire a beaucoup évolué au cours de ces dernières années avec maintenant la possibilité dans certains cas de traiter ce trouble du rythme par ablation.

    Un deuxième avis est donc tout à fait pertinent pour aider le patient et sa famille à discerner le meilleur traitement à adopter.

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    - Comment vivre avec la  fibrillation auriculaire ?
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    - Fibrillation auriculaire quand consulter ?
    - Qu'est-ce que l'arythmie complète par fibrillation auriculaire ?
    - Qu'est-ce-que la fibrillation atriale ?
    - Qu'est-ce-que la fibrillation auriculaire ?
    - Fibrillation auriculaire ou ventriculaire ?
    - Fibrillation et flutter auriculaire ?
    - Extrasystole ou fibrillation auriculaire ?
  • symptômes fibrillation auriculaire

    Un certain nombre de personnes souffrant de fibrillation auriculaire ne présentent aucun symptôme. La fibrillation auriculaire est vécue différemment par chaque patient et évolue plus ou moins rapidement.

    Les symptômes le plus fréquemment rencontrés sont les palpitations. On parle de palpitations lorsque la personne sent son cœur battre de manière rapide et irrégulière et produit un inconfort.

    D’autres symptômes plus discrets permettent d’identifier une fibrillation auriculaire : lorsque la personne est souvent essoufflée et qu’elle a du mal à accomplir les tâches quotidiennes, ou lorsqu’elle ressent une douleur thoracique et est sujette à des étourdissements.

  • Diagnostic fibrillation auriculaire

    La fibrillation auriculaire peut être détectée par un examen du médecin généraliste.

    L’instrument le plus répandu est le stéthoscope, qui indique une tachycardie en relevant des battements anormalement rapides du cœur. La fréquence cardiaque normalement entre 60 et 100 bpm est alors située entre 100 et 175 bpm et surtout le coeur est irrégulier.

    D’autres appareils plus sophistiqués identifient la fibrillation auriculaire. L’électrocardiogramme est un examen plus moderne que peut proposer le médecin généraliste ou spécialiste. Des électrodes reliées à une machine analysent l’activité électrique du cœur.

    La fibrillation auriculaire n’est parfois pas détectable au moment où le patient se présente chez le médecin. On propose dans ce cas un Holter ECG qui permet d’enregistrer le rythme cardiaque pendant plusieurs jours et permet donc de mieux détecter la fibrillation auriculaire.  Il agit comme un électrocardiogramme à domicile.

    D’autres examens peuvent être demandés :

    - Tests de stress, épreuve d’effort 
    - Echocardiogramme
    - Examen électrophysiologique : une sonde est introduite par la jambe et analyse les mouvements du cœur.

  • Traitement fibrillation auriculaire

    Le choix du traitement dépend :

    -         Des symptômes associés à la tachycardie
    -         De la cause de la fibrillation auriculaire
    -         De l’âge du patient
    -         De la durée de la fibrillation auriculaire
    -         Du nombre d’épisodes dans le passé
    -         Des médicaments administrés dans le passé

    Les différents traitements

    Le médecin choisit entre deux méthodes pour traiter la fibrillation auriculaire : contrôler la fréquence cardiaque ou contrôler le rythme cardiaque. Ce choix entraîne une différence de traitement, qui visent tous deux à stopper la tachycardie.

    Contrôle de la fréquence cardiaque

    L’objectif est de ralentir la fréquence cardiaque en laissant le coeur en fibrillation.  
    La fréquence cardiaque est régulée par médicaments administrés le plus souvent par voie orale. Les bêta-bloquants et les antagonistes du calcium sont les plus fréquents.

    Contrôler le rythme cardiaque

    L’objectif est de rétablir et de maintenir le rythme normal du cœur.

    Le rythme cardiaque est stabilisé par la cardioversion chimique ou électrique.

    la cardioversion électrique consiste à administrer un choc électrique au patient après avoir procédé à une anesthésie.
    - la cardioversion chimique se fait le plus souvent par voie orale en donnant des traitement médicamenteux. Parfois, dans les situations urgentes elle est faite par voie intraveineuse.

    Les cardioversions chimiques ou électriques permettent de rétablir un rythme normal mais ne vont pas corriger l'arythmie qui risque de se reproduire par la suite. Il est donc nécessaire ensuite de donner un traitement anti-arythmique ou de faire un geste interventionnel sur le coeur (une ablation) pour maintenir à distance le rythme normal.

    Le traitement anti arythmique : Différent traitement anti arythmique peuvent être proposé, le choix dépendra de nombreux facteurs (risques liés aux traitement, âge du patient, traitement déjà utilisés…)  

    L’ablation de la fibrillation auriculaire : l’ablation de la fibrillation auriculaire consiste à amener par une veine de la jambe des sondes dans l’oreillette gauche et à détruire les tissus responsables de la fibrillation auriculaire (le plus souvent au niveau des veines pulmonaire). L’ablation peut être faite soit par un courant de radio fréquence soit par cryothérapie. Il s’agit d’un geste invasif qui a un taux de succès relativement élevé mais qui peut également conduire à des complications qui justifie de bien sélectionner les patients qui vont en bénéficier.

    Le traitement anticoagulant : Quelques soit la méthode choisie pour traiter la fibrillation auriculaire (contrôle du rythme ou de la fréquence) il faudra prendre en charge le risque d’accident ischémique. Pour cela, le risque de survenue d’un accident ischémique est évalué de façon individuel en utilisant différent score qui permettent de déterminer la nécessité d’un traitement anticoagulant. Le traitement anticoagulant est un traitement qui va fluidifier le sang et donc diminuer le risque de formation de caillot sanguin mais également par conséquent, augmenter le risque de survenue d’hémorragie. Pour cette raison, la décision de mettre en place un traitement anticoagulant doit être bien évaluée. Plusieurs anticoagulant peuvent être utilisés, les plus anciens nécessitant des prises de sang régulières (tous les mois) pour vérifier l’anticoagulation, tandis que les plus récents les NACO, n’ont plus cette nécessité.

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