L'histoire de Raphaël, 29 ans, atteint d’une fracture de l’humérus

Par Olivia Derrien le 19 juillet 2019
temoignage fracture de l'humérus
Raphaël* est un jeune professeur des écoles de 29 ans. Très sportif, c’est à la suite d’une chute qu’il se fracture l’humérus, l’os du bras situé entre l’épaule et le coude.

Raphaël ne subira pas d’intervention chirurgicale mais il se verra poser une attelle plaçant son coude contre son corps. Un traitement antidouleur lui est aussi prescrit, composé d’anti-inflammatoires et d’un antalgique

L’absence d’opération : une incompréhension pour Raphaël

Depuis la pose de cette attelle, Raphaël a remarqué qu’un oedème apparaissait progressivement au niveau de son épaule. Non seulement cela le préoccupe mais surtout cela le fait souffrir. Raphaël n’a pas pu s’entretenir avec les chirurgiens ayant pris la décision de ne pas l’opérer lorsqu’il a consulté en urgence. Personne ne lui a expliqué pourquoi ce choix a été fait. Il décide alors de se tourner vers deuxiemeavis.fr afin de savoir si le traitement qui lui a été dispensé deux jours auparavant est adapté et s’il ne risque pas d’avoir des séquelles.

Un deuxième avis : un nouvel éclairage pour le patient 

En 24 heures, Raphaël reçoit l’avis d’un Professeur en chirurgie orthopédique et traumatologie. Il confirme le diagnostic, il s’agit bien d’une fracture fermée de l’humérus. Les examens d’imagerie réalisés montrent une fracture déplacée et multi-fragmentaire. Dans un tel cas, le médecin expert explique à Raphaël qu’il y a deux possibilités de traitement

La première est le traitement conservateur qui consiste en un traitement orthopédique par immobilisation du coude au corps pendant au moins 6 semaines, 8 semaines étant recommandées. C’est pour le moment ce qui a été fait pour Raphaël. 
Mais le chirurgien alerte le patient, il y a un risque réel de non consolidation même après les semaines d’immobilisation. Et une intervention chirurgicale serait alors nécessaire à distance avec une greffe osseuse et une nouvelle immobilisation. Le médecin expert précise que ce traitement est davantage recommandé pour des personnes fragiles ou âgées. 

La deuxième possibilité est le traitement chirurgical, par réduction : les fragments sont ré-alignés dans la bonne position, suivie d’une ostéosynthèse qui permet la fixation à l’aide d’une plaque vissée ou de clous. 
Après l’opération une immobilisation de 6 semaines est nécessaire puis la rééducation pourra commencer. Pour répondre à la question que se posait Raphaël sur les risques de l’intervention, le médecin expert lui précise que le principal risque de la chirurgie est la paralysie radiale, une paralysie de l’extension du poignet et des doigts. Mais il le rassure, si l’intervention est réalisée par une équipe spécialisée dans la chirurgie du membre supérieur, ce risque est fortement amoindri. 

Au vu du jeune âge de Raphaël et de son caractère sportif c’est cette deuxième option que privilégie le médecin expert. Il recommande donc à Raphaël d’opter pour la chirurgie sans trop attendre, en lui indiquant que l’intervention peut être réalisée 7 à 10 jours après l’accident. La récupération de toute sa mobilité se fera entre 3 et 6 mois. 

Raphaël comprend mieux sa situation et il dispose désormais de toutes les informations nécessaires à une prise de décision. Il a déjà pris contact une équipe de chirurgie spécialisée dans le membre supérieur afin de se faire opérer rapidement. 

Nous souhaitons à Raphaël un bon rétablissement !

Vous vous posez aussi des questions sur votre traitement ? Un deuxième avis médical peut vous être utile. N’hésitez pas à en parler à votre médecin !


*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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