L’histoire de Juliette, 41 ans, atteinte de fibromes utérins

Par Joséphine de Becdelièvre le 9 août 2019
témoignage fibromes utérins
Ce sont ses envies fréquentes d’uriner, ses cycles menstruels déréglés et l’aspect étrange et changeant de son ventre qui ont poussé Juliette* à alerter son médecin en juin 2019. 
Après un premier examen corporel composé d’un frottis cervico-vaginal, d’un examen pelvien et des seins, le diagnostic de fibromes utérins est définitivement posé après avoir effectué une échographie pelvienne

Le diagnostic des fibromes utérins


L’échographie pelvienne, après avoir confirmé le diagnostic de fibromes utérins et identifié les éventuels signes de complications, permet de préciser le nombre et la localisation des fibromes. 
C’est ainsi que Juliette découvre qu’elle a développé trois différentes sortes de fibromes : des fibromes sous séreux, des fibromes interstitiels ou intra muraux ainsi que des fibromes sous-muqueux ou intra-cavitaires. Les fibromes, myomes ou léiomyomes sont des tumeurs bénignes (donc différentes d'un cancer) touchant fréquemment les femmes en âge de procréer : 20% à 50% des femmes au-delà de 35 ans. 
Les fibromes utérins se caractérisent par une prolifération bénigne du myomètre (couche musculaire interne) de l'utérus. Le fibrome ressemblerait alors à une petite boule dans une des branches de l'utérus, constituée de cellules musculaires, néanmoins sans aucune possibilité de dégénérescence en cancer. Ils prennent souvent de multiples formes, mais il existe parfois une localisation unique. Les fibromes utérins représentent la principale cause d'indication d’hystérectomie (chirurgie de retrait de l'utérus).

Un premier avis de traitement proposé 


Bien qu’elle n’ait pas de douleurs particulières, Juliette observe plusieurs symptômes, notamment un total dérèglement de son cycle menstruel, une envie fréquente d’uriner ainsi que le changement étonnant de l’apparence de son ventre.
La douleur est en effet bien plus psychologique pour Juliette qui ne s’était jamais vraiment inquiétée de son état de santé auparavant et qui s’est retrouvée anéantie à l’annonce de son diagnostic. De plus, elle en est encore plus touchée du fait que son conjoint et elle voudraient un enfant. Elle a en effet déjà subi une fausse couche au premier trimestre de grossesse et craint que ça ne soit une conséquence de ses fibromes utérins.

Son médecin lui propose donc une myomectomie : l'ablation d'un ou de plusieurs fibromes utérins tout en préservant l'utérus. Cette intervention est très différente selon le type de fibrome, sa localisation et sa taille.
Juliette se demande cependant si la myomectomie est la seule option qui s’offre à elle et si un second avis ne pourrait pas l’orienter davantage. Elle découvre alors deuxiemeavis.fr sur le site internet de sa mutuelle.

Un deuxieme avis pour mieux décider de son traitement 


Juliette obtient donc en 4 jours un second avis sur sa maladie rédigé par un Professeur spécialiste de sa pathologie. Le Professeur lui explique alors que ses symptômes prouvent sans aucun doute la présence des fibromes utérins, que la myomectomie conviendrait parfaitement, mais qu’elle pourrait aussi tester une embolisation : l’injection de billes calibrées dans les artères de l'utérus, en passant par l'artère fémorale. Il lui explique que l'intervention dure 30 minutes, nécessite une à deux nuits d'hospitalisation et est moins invasive que la myomectomie. Les suites sont en général simples et le retour aux activités normales est possible une semaine après l’opération. 

Grâce aux explications du médecin expert, Juliette connaît maintenant une alternative au traitement qui lui a été proposé initialement et se sent plus rassurée. Elle va maintenant se renseigner sur l’embolisation et pouvoir peser le pour et le contre.

Nous lui souhaitons bon courage pour la suite de son parcours. 

Si vous vous retrouvez dans l’histoire de Juliette, demandez un deuxième avis sur votre maladie.

*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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