L'histoire de Renée, souffrant d'une camptocormie

Par Nolwenn Degeselle le 30 août 2018
temoignage-camptocormie
Cette semaine, nous partageons avec vous l’histoire de Renée*, 80 ans, et de sa fille Marie qui habitent en Normandie. Renée, est atteinte depuis plusieurs années d’une camptocormie qui s’aggrave de jour en jour. Retraitée et ancienne agricultrice, elle ne ménage pourtant pas ses efforts pour éviter que la situation ne s’aggrave et se force à maintenir un rythme de vie “normal” et à marcher pour éviter de perdre toute autonomie.


En atteignant principalement les muscles de la colonne vertébrale, la camptocormie se caractérise par une courbure prononcée du dos vers l’avant. La courbure plus ou moins forte apparaît lorsque le patient est en position debout, en particulier quand il marche, et s’accentue avec la fatigue. C’est une maladie qui atteint les muscles extenseurs de la colonne vertébrale : ils ne se contractent plus et sont ainsi progressivement remplacés par de la masse graisseuse, les muscles fléchisseurs fonctionnant toujours, une courbure vers l’avant est ainsi observée. Toutefois, le patient peut continuer à se redresser s’il s’appuie sur ses bras (à la différence de la cyphose qui est elle une atteinte du squelette).


Très inquiète par la situation qui ne s’améliore pas, Marie, la fille de Renée, décide de l’aider : elle se renseigne, et cherche des solutions pour améliorer la prise en charge de sa maman. Actuellement, le traitement de Renée consiste en des massages et du renforcement musculaire chez un kinésithérapeute à la fois en cabinet et en piscine. Mais ces séances sont inefficaces : Renée doit se déplacer obligatoirement à l’aide d’une canne et ne peut plus marcher qu’une vingtaine de minute maximum sans s’arrêter car elle souffre constamment du dos. Une infiltration a bien été tentée pour la soulager mais l’effet s’est vite estompé, et Marie se demande s’il ne faut pas que sa mère soit prise en charge dans un centre de rééducation fonctionnelle adapté comme le lui a conseillé son médecin traitant.

Existe t-il différents traitements pour une camptocornie ?

C’est alors que Marie entend parler du service deuxiemeavis.fr. La solution lui paraît idéale : obtenir rapidement un avis d’un médecin orthopédiste spécialiste du rachis et sans avoir à faire de longs déplacements qui pourraient être éprouvants pour sa maman. Marie constitue alors le dossier de Renée avec son aide pour qu’elle lui explique précisément les douleurs qu’elle ressent. Elle transmet un dossier complet (compte-rendu de consultation, IRM, radios etc.) au médecin expert. Ce dernier lui répond en 4 jours seulement. Il lui explique que le traitement de la camptocormie doit être effectué de manière très précoce afin d’éviter que la situation ne s’aggrave et que cela ne soit irréversible. Dans le cas de Renée, malheureusement, la camptocormie est trop avancée et ne pourra être corrigée, le traitement sera donc orienté pour éviter que la situation ne s’aggrave davantage. Il confirme que la meilleure des prises en charge est dans un centre de rééducation fonctionnelle car la prise en charge optimale doit être multidisciplinaire.


Renée est également atteinte d’une scoliose et pour la soulager, le médecin expert lui indique que le port d’un corset peut être envisagé mais à la seule condition qu’un travail musculaire quotidien soit effectué. En effet, il faut à tout prix éviter que sa camptocormie ne s’aggrave davantage avec le port du corset. Il propose aussi d’envisager le port de semelles pour rééquilibrer son bassin et la soulager. Dernier élément mais non des moindres, le médecin expert remarque également sur les différentes radios numérisées par Marie, que Renée souffre également d’une coxarthrose (arthrose des hanches) des 2 côtés qui peut expliquer le manque de mobilité des hanches. Pour pallier ce problème, une chirurgie des hanches visant à mettre en place des prothèses de hanche peut être envisagée, ce qui peut aussi aider à rééquilibrer son rachis, il n’est en revanche pas question d’envisager une opération visant à traiter la camptocormie qui a fait preuve de son inefficacité.


En résumé, le médecin expert donne une feuille de route claire à Marie et Renée : il faut qu’elle soit prise en charge dans un centre de rééducation au plus vite afin d’éviter que la situation ne s’aggrave. Marie et Renée sont rassurées et prêtes à entamer les démarches pour se faire accepter en centre de rééducation. Nous leur souhaitons beaucoup de courage dans la poursuite de leur démarche.

Si vous vous retrouvez dans l'histoire de Renée, tout comme elle, demandez un deuxième avis sur votre maladie.

*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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