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L’histoire de Sylvie, souffrant d'ostéopénie

Par Nathalie Torloting le 14 décembre 2018
Aujourd’hui, nous allons vous raconter l’histoire de Sylvie*, souffrant d'ostéopénie, une baisse de la densité de l'os, et surtout un état physiologique précurseur de l'ostéoporose.

Sylvie a 63 ans. Aujourd’hui retraitée, elle a été responsable des Services Généraux dans un Laboratoire Pharmaceutique. Elle habite depuis 2011 dans le sud de la France et mène une vie saine. Elle ne fume pas et pratique une activité physique régulière (la course, la natation, la marche).

La maladie de Sylvie débute il y a 15 ans. En effet, c’est à cette époque que Sylvie (qui vient d’être ménopausée à l’âge de 48 ans) décide sans raison particulière de faire une ostéodensitométrie. Cette première ostéodensitométrie révèle une ostéopénie et des signes débutants d'ostéoporose.

L’ostéoporose est une maladie de l'os, qui se caractérise par une baisse de la densité de l'os. Les os fragilisés sont ainsi plus vulnérables et peuvent se fracturer. Ce sont surtout les vertèbres, le col du fémur, les deux os de l’avant-bras au poignet et le col de l’humérus à l’épaule qui sont le plus souvent concernés par ces fractures, lesquelles se produisent soit spontanément, soit à la suite d’un traumatisme. Parfois, il s’agit simplement de fissures, notamment au niveau du bassin, mais celles-ci peuvent être douloureuses.
 
Sylvie n’a encore eu aucune fracture, mais a parfaitement compris l’importance de dépister l’ostéoporose à temps avant une complication.
Elle consulte alors son généraliste qui lui prescrit des perfusions annuelles de bisphosphonates, en complément de calcium et de vitamines D. Puis en 2011, un rhumatologue lui conseille de tout arrêter en ne conservant que la prise de vitamine D et la surveillance de sa densitométrie osseuse. C’est ce traitement que Sylvie continue depuis 2011 avec une exception en 2016 : une nouvelle perfusion de bisphosphonates sous les conseils de sa gynécologue.

Devant tous ses différents avis, méfiante vis-à-vis des traitements antiostéoporotiques et leurs risques (nécrose mâchoire pour les biphosphonates ; thrombose, phlébite, embolie pour d’autres médicaments), Sylvie a le sentiment de ne pas avoir une réelle écoute médicale et se sent un peu démunie sur la thérapie à suivre.
Une amie lui parle alors du site de deuxiemeavis.fr qui référence des spécialistes experts par maladie, dont l’ostéoporose. Sylvie séduite par la démarche, répond sur le site à un questionnaire médical spécifique à sa pathologie, télécharge ses examens et indique ses questions quant à la nécessité de poursuite d'un traitement anti-ostéoporotique et ses doutes concernant l'innocuité des traitements.

C’est un éminent spécialiste de l’ostéoporose, rhumatologue de renom, qui lui répond en 48h, sous forme d’un compte-rendu écrit, clair et détaillé.
Le spécialiste expert de l’ostéoporose rassure tout d’abord Sylvie sur les complications, dans le domaine de la prise de bisphosphonates au cours de l'ostéoporose, qui sont fort heureusement exceptionnelles.  

Il confirme également que dans l'état actuel des choses (la bonne forme physique de Sylvie, sa bonne hygiène de vie, l’absence d’antécédentde fracture)et en plein accord avec les recommandations actuelles, il n'y a pas lieu de poursuivre le traitement anti-ostéoporotique.

Pour le rhumatologue expert, il convient néanmoins de maintenir un traitement à base de vitamines D et également de continuer à surveiller la densitométrie osseuse tous les 2 ans.
Sylvie, ainsi éclairée, comprend mieux sa situation. Elle va continuer en toute confiance et sérénité le traitement prescrit par son médecin.


*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, nous avons changé le nom des personnes.
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