Pas ou plus de traitement possible : nos conseils

Par Fanny Bernardon le 21 décembre 2018

Le parcours de soin d’un patient dépend toujours de l’avancée de la médecine. Le malade se voit parfois confronté aux limites de l’arsenal thérapeutique disponible. On lui annonce alors qu’il n’y a pas ou plus de traitement envisageable pour traiter sa pathologie.

Les circonstances peuvent être diverses : premier diagnostic ou maladie connue depuis longtemps, chronique ou évolutive. Dans ce cas, le médecin pouvait avoir informé le patient que la situation allait se présenter inéluctablement. Quoi qu’il en soit, le choc est brutal, vertigineux, intolérable.

Comment réagir face à cette nouvelle ? Comment être pris en charge dans sa globalité, physiquement et émotionnellement, pour vivre avec cette nouvelle réalité ?

1  Se faire accompagner par un professionnel


Lorsque le médecin annonce qu’il n’y a pas ou plus de traitement disponible pour traiter la maladie, vous pouvez traverser différentes étapes : le déni - je suis sidéré -, la fuite - je masque ma douleur -, pour enfin arriver à accepter et vivre avec cette situation médicale. Ce processus peut être facilité par un professionnel, comme un psychothérapeute.

2  Se rapprocher d’associations de patients


Si la présence de votre famille et de vos ami.e.s est essentielle, vous pouvez ressentir le besoin de rencontrer des personnes ayant vécu ou vivant la même situation que vous. Les associations de patients sont des lieux privilégiés pour échanger, se sentir compris et soutenu dans un cadre bienveillant.

3  Prendre le temps de la discussion avec son médecin


Votre médecin est votre allié. C’est votre droit de comprendre votre situation médicale, et son devoir de vous l’expliquer. Prenez le temps de lui poser toutes vos questions. Les sentiments d’inquiétude et de passivité diminueront si vous comprenez ce qui va se passer et comment anticiper ce qui peut l’être.

4  Participer à un essai thérapeutique


L’échange avec votre médecin peut éventuellement faire émerger la piste d’un essai thérapeutique. Aussi appelés essais cliniques, il s’agit de participer à une étude ayant pour but de tester un nouveau médicament. Votre participation reste libre et volontaire, même si vous vérifiez les critères d’inclusion dans l’essai.

5  Solliciter le deuxième avis d’un médecin


Avoir la conviction que l’on a mis toutes les chances de son côté est primordial. Dans ce contexte, il est pertinent de demander l’avis d’un second médecin, spécialiste de sa pathologie. Si celui-ci confirme l’avis de votre médecin, cela vous confortera dans la certitude que vous avez réalisé tout ce qui était possible. Le médecin peut également ouvrir de nouvelles voies : une nouvelle prise en charge thérapeutique, des solutions pour être soulagé, une meilleure compréhension de sa situation médicale. Dans tous les cas, un second éclairage rassure.

6  Faire appel à la médecine non conventionnelle


De plus en plus connue et utilisée, on l’appelle aussi médecine alternative, douce ou holistique car elle considère l’individu dans sa globalité : corps et esprit ensemble. Elle est préconisé par la Fondation contre le Cancer : sophrologie, massage, acupuncture, naturopathie, hypnose, ostéopathie … Les approches sont multiples et activent différents ressorts : la respiration, l’alimentation, la relaxation, le mouvement. Rappelez-vous d’en parler avec votre médecin traitant afin de vous assurez que vous ne présentez pas de contre-indication à de tels soins.

7  Décider pour vous


Vous êtes la seule personne capable de décider pour vous. Vous êtes celui.celle qui va choisir comment vivre votre nouvelle situation médicale. Éventuellement celui.celle qui va décider selon quelles modalités vivre sa fin de vie, dans la dignité. Vous en avez le droit, entouré par les conseils de l’équipe médicale, et de vos proches.


Si ces conseils sont destinés à la personne malade, ils peuvent également s’appliquer aux proches, inévitablement touchés par la nouvelle. Eux aussi méritent d’être accompagnés, non seulement pour leur propre bien-être, mais aussi pour discerner comment accompagner au mieux leur proche malade.

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