SOPK
Témoignages

L’histoire de Maëlys, 24 ans, souffrant d’un syndrome des ovaires polykystiques

Diagnostiquée il y a quelques années, Maëlys* a eu différents traitements qui lui ont causé des effets secondaires désagréables. Elle souhaite aujourd'hui trouver le bon équilibre entre les symptômes de sa maladie et les effets secondaires d’un traitement et ainsi recouvrer une meilleure qualité de vie

 

L’hyperandrogénie causée par le syndrome des ovaires polykystiques

 

C’est l’absence de règles qui a alerté Maëlys au moment de la puberté. Puis un autre symptôme est rapidement arrivé : l’hirsutisme. Autrement dit, l’apparition de poils dans des zones a priori “masculines”, telles que le visage, le dos ou le torse. Elle consulte un endocrinologue qui lui prescrit divers examens. Au vu des résultats d’analyses et de l’aspect de ses ovaires, le diagnostic de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est posé. 

C'est une maladie hormonale qui provoque une production excessive d’androgènes (notamment de testostérone), on appelle cela de l’hyperandrogénie. Les conséquences peuvent être très gênantes pour les personnes : hirsutisme, chute de cheveux au sommet du crâne ou sur les golfes frontaux, acné, voix rauque. Le SOPK cause également des troubles de l’ovulation avec des cycles menstruels déréglés voire absents. La moitié des personnes présentant ce trouble souffre d’infertilité, c’est d’ailleurs souvent la raison d’une consultation. Enfin, elles sont souvent en surpoids et présentent des difficultés à maigrir, et peuvent souffrir d’anxiété ou d’humeur dépressive. 

Autant de symptômes variés et impactant fortement la qualité de vie sociale et psycho-affective. 

Après le diagnostic posé, un premier traitement est proposé à Maëlys : une pilule contraceptive et de l’androcur, un médicament qui s’oppose aux effets des hormones dites “masculines”. 

Malheureusement, le traitement a rapidement pour effet de lui provoquer des règles hémorragiques. Le médecin lui propose donc de remplacer la pilule par de l’oestrodose : un traitement hormonal en application cutanée, et de continuer l’androcur.

Pendant 2 ans, Maëlys suit ce traitement. Mais elle décide récemment d'arrêter son traitement, ne supportant plus les effets secondaires. En effet, le traitement - même s’il a très nettement diminué son hirsutisme et sa chute de cheveux - lui provoque une fatigue et une émotivité assez forte. 

Malheureusement, après l’arrêt du traitement, elle constate assez vite que son cycle menstruel devient aléatoire et que ses cheveux rechutent fortement. 

Elle est très inquiète du retour des symptômes et en même temps elle redoute de reprendre son traitement. 

Elle découvre sur les réseaux sociaux le site de deuxiemeavis.fr et décide d’envoyer son dossier médical pour obtenir de l’aide. 

 

Un deuxième avis quant au traitement idéal de sa pathologie

 

En 6 jours, Maëlys reçoit l’avis d’une Professeure en endocrinologie, spécialité médicale s’intéressant aux maladies hormonales. Pour l’experte, il faut arrêter le traitement par Androcur qui l’expose à des risques de méningiomes. Elle conseille à Maëlys de réaliser une IRM cérébrale afin d’éliminer ce diagnostic. 

Un dosage hormonal doit être réalisé maintenant car elle ne prend plus de traitement depuis plusieurs semaines, cela permettra d’avoir des résultats fiables. 

Ensuite Maëlys pourra reprendre un traitement anti-androgène, l’experte lui conseille l'aldactone, qui est un médicament très bien supporté et qui pourrait rétablir des cycles menstruels. Il faudra très certainement associer ce traitement à un autre pendant 10 jours par mois : le duphaston, médicament qui corrige l’insuffisance de sécrétion de progestérone. Mais l’endocrinologue rassure Maëlys, ce traitement n’aura pas d’incidence sur son poids. 

Elle l’a met tout de même en garde, contrairement au traitement précédent : il ne s’agit pas d’un traitement contraceptif. 

Par ailleurs, elle lui conseille de se rapprocher rapidement d’un endocrinologue afin de pouvoir procéder aux différents examens et d’entamer le traitement rapidement. 

 

Ce deuxième avis a été une véritable aide pour Maëlys, qui a repris confiance et espoir dans un nouveau traitement. 

Nous lui souhaitons bon courage pour la suite de son parcours de soins

 

Vous vous posez aussi des questions sur votre traitement ? Un deuxième avis médical peut vous être utile. N’hésitez pas à en parler à votre médecin !



*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

 

Par Olivia Derrien - Publication le 08/04/2022

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