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SOPK

Drilling ovarien - Tout savoir sur la multiperforation ovarienne

 

Le syndrome des ovaires polykystiques est une maladie hormonale qui affecte environ 10% des femmes en âge de procréer. De nombreux symptômes caractérisent cette maladie tels que l'acné, l'hirsutisme, la prise de poids ou encore l'infertilité. Il existe heureusement des solutions pour accompagner les couples dans leur désir de parentalité.

Le drilling ovarien est une opération chirurgicale qui permet de favoriser les grossesses spontanées chez les patientes atteintes de SOPK

 

SOPK et infertilité, quels liens ?

 

Les chiffres peuvent faire peur.. 50 % des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) souffrent d’une infertilité primaire, c'est à dire qu'elle ne parviennent pas à tomber enceinte. Et 25 % d’une infertilité secondaire, c’est-à-dire ne parviennent plus à tomber enceinte alors qu’elles ont déjà mené à terme une ou plusieurs grossesses.

Le SOPK est défini par un dérèglement hormonal, notamment une quantité anormalement élevée, constante au cours du cycle menstruel, de LH (hormone lutéinisante) qui par une cascade d'interactions conduit à des troubles, voire une absence, de l'ovulation et une hyperandrogénie (excès d'androgènes, notamment de testostérone).

De plus, la paroi des ovaires (cortex) est souvent très épaisse chez les patientes SOPK ce qui empêche le développement d'un follicule mature. Ces mécanismes conduisent régulirèement à une absence d’ovulation qui est le plus souvent responsable de l'infertilité des patientes atteintes de SOPK. Des solutions existent heureusement pour maximiser les chances de grossesse.

 

Comment faire pour augmenter ses chances de grossesse et tomber enceinte avec des ovaires polykystiques ?

 

Pour les patientes atteintes du SOPK et souffrant d'une infertilité avérée, plusieurs options peuvent être envisagées. Se tourner vers un professionnel qualifié et à l'écoute est fortement recommandé, afin d'obtenir un plan de traitement personnalisé et en accord avec les volontés du couple.

Tout d'abord il est recommandé d'adopter un mode de vie sain et équilibré au niveau de l'alimentation, du sommeil et de l'activité physique. En effet, il a été prouvé que pour les patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques et en situation de surpoids ou d'obésité, une perte de 10 % du poids initial permettrait d'améliorer les symptômes de la maladie et notamment la fertilité. Les bénéfices d’une perte de poids ne sont néanmoins pas démontrés pour les femmes présentant un IMC normal. Face à un désir de perte de poids, il ne faut pas hésiter à consulter un diététicien/nutritionniste pour être correctement accompagné et ne pas s'imposer un régime drastique.

Plusieurs traitements peuvent être proposés aux patientes pour optimiser leur chance de grossesse. La solution de première intention est l’hyperstimulation ovarienne par le citrate de clomifène. Elle présente de bons résultats et donne lieu à une grossesse chez 35 à 40 % des patientes mais il existe des risques de grossesses multiples. Les patientes résistantes à ce traitement peuvent se voir proposer une hyperstimulation ovarienne par les gonadotrophines, qui donne lieu à une grossesse dans 20 % des cas.

En cas d’échec, une solution chirurgicale peut être envisagée : le drilling ovarien.

 

Qu'est-ce qu'un drilling ovarien ? Principe, technique et indications

 

Le drilling ovarien est une opération chirurgicale pratiquée pour le traitement de l’infertilité liée au syndrome des ovaires polykystiques. L’intervention se fait par voie mini-invasive. Elle consiste en une multiperforation de l’ovaire par cœlioscopie ou par culdoscopie. Le but est de perforer l'ovaire pour en restaurer le fonctionnement dans le cas d’une infertilité par absence d’ovulation.

 

Quand faire un drilling ovarien en cas de SOPK ?

 

Le recours au drilling ovarien n’est pas recommandé comme traitement de première intention. Il est proposé aux femmes en cas d’infertilité due exclusivement au SOPK, selon deux critères principaux :

  • Quand l’hyperandrogénie (présence excessive d’hormones masculines, les androgènes) et l’insulinorésistance (résistance à l’insuline, pré-diabète) sont modérées ;
  • Après échec d’une hyperstimulation ovarienne par le citrate de clomifène et avant une stimulation ovarienne par gonadotrophines.

 

Comment se passe un drilling ovarien ?

 

Le drilling ovarien réalisé par cœlioscopie est pratiqué sous anesthésie générale. Des instruments et une petite sonde optique sont introduits dans l'abdomen de la patiente par de petites incisions : 5 à 10 perforations sont habituellement recommandées.

Quand il est réalisé par culdoscopie (fertiloscopie), le drilling ovarien est pratiqué sur une patiente en position gynécologique. Après anesthésie générale, le chirurgien introduit les instruments et la sonde optique par voie vaginale.

La paroi abdominale n'étant pas ouverte via ces oéprations, les risques d'hémorragie, d'infections et les cicatrices sont limitées. Cependant le risque associé à une opération est tout de même important et il est donc primordial d'être correctement informée avant toute prise de décision. 

 

Que se passe-t-il après un drilling ovarien ? Résultats, efficacité, risques et effets secondaires

 

Le drilling ovarien est une solution relativement efficace pour maximiser les chances de grossesse spontanée en cas d’infertilité liée au SOPK. Il permet aux femmes souffrant d’infertilité de tomber enceinte dans 50 % des cas. Le pourcentage de réussite monte à 58,5 % quand le drilling est suivi d’un traitement de stimulation. Le drilling ovarien présente l’avantage d’éviter les grossesses multiples et les risques liés à une hyperstimulation ovarienne par gonadotrophines.

Des fausses couches spontanées sont observées dans 11,1 à 15,9 % des cas, contre 30 % chez les femmes concernées par un SOPK n’ayant pas eu recours au drilling.

Son caractère invasif (il s’agit d’une opération chirurgicale) laisse préférer l'utilisation de metformine par voie orale ou l’hyperstimulation ovarienne par citrate de clomifène en première intention.

Les risques potentiels du drilling sont l’apparition d’adhérences pelviennes et de lésions ovariennes, mais les bénéfices attendus sont plus importants.

 

Le drilling ovarien constitue une option prometteuse pour les femmes souffrant d'infertilité due au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) mais il n'est pas la seule option. Un soutien médical approprié et une communication ouverte avec des professionnels de santé qualifiés sont indispensables. Chaque parcours vers la parentalité est unique et il est essentiel de trouver des solutions personnalisé. Un avis médical complémentaire est recommandé afin de choisir la solution thérapeutique qui convient le mieux.

 

Sources :

Publication le 05/10/2022 par Marion Berthon

Mise à jour le 14/01/2026 par Maellie Vezien

Relu par Ombeline de Dieuleveult

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