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Les ultrasons, nouvelle technique pour traiter les tumeurs du sein

Par Nolwenn Degeselle le 18 janvier 2017

Depuis mi-décembre 2016, la Haute Autorité de Santé a autorisé le test d’une nouvelle procédure de traitement des adénofibromes, c’est-à-dire des tumeurs bénignes situées dans le sein. Cette étude a pour objectif de montrer que le traitement par ultrasons peut se substituer à un traitement chirurgical plus invasif.

Les adénofibromes ?


Mais qu’est-ce qu’un adénofibrome ? Un adénofibrome est une tumeur du sein mobile caractérisée par un aspect lisse et ferme. L’adénofibrome peut se situer à différents endroits dans le sein, et sa taille varie entre 1cm et peut atteindre jusque 15 cm.

En France, 110 000 tumeurs sont détectées chaque année, dont 60 000 sont diagnostiquées comme étant bénignes, et environ 10 000 sont opérées chaque année de manière chirurgicale à cause de douleurs, d’un risque d’évolution ou d’un aspect esthétique. Un nouveau traitement par ultrason permet d’éviter une intervention chirurgicale invasive, et pourrait à terme être étudié pour le traitement d’autres tumeurs.
 

Les ultrasons, comment ça marche ?

L’échothérapie, ou le traitement par le biais d’ultrasons, est un traitement non invasif des tumeurs qui peut être pratiqué par un radiologue. L’échothérapie consiste en la projection d’ultrasons haute densité sur les tissus à éliminer, provoquant ainsi la coagulation des tissus, et à terme la nécrose de la tumeur. Ces très courtes longueurs d’ondes projetées sur la tumeur, ont la faculté de faire chauffer les tissus atteints tout en conservant les tissus sains grâce à une précision au millimètre. Cette solution par anesthésie locale, permet d’éviter les cicatrices, et une intervention chirurgicale qui ne reste pas sans risque pour les patients.


Un essai clinique sur 18 mois


La HAS a autorisé le test de cette solution sur une durée de 18 mois au sein de l’hexagone dans 12 centres hospitaliers de France. Cela représente 300 patientes au profil médical précis : 45 ans maximum, des tumeurs bénignes au sein, dont le volume de la tumeur progresse au cours des 3 derniers mois.

Cette technologie considérée comme une technologie de rupture pourrait permettre d’éviter aux femmes des interventions chirurgicales invasives et ainsi éviter les cicatrices. Les ultrasons sont d’ailleurs reconnus comme traitement en Europe et permettent de soigner d’autres tumeurs bénignes de la glande mammaire et de la thyroïde, comme en Allemagne où le traitement par ultrasons est largement plébiscité.


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