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Cancer de la thyroïde

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Mise à jour le 22 août 2017

  • Définition cancer de la thyroïde

    Le cancer de la thyroïde est une maladie assez rare qui touche trois fois plus les femmes que les hommes. Elle représente 1% de l’ensemble des cancers, soit environ 4000 personnes chaque année en France. Cependant, depuis 40 ans, on constate que le nombre de cas de cancer de la thyroïde ne cesse d’augmenter dans les pays occidentaux, parce qu’on détecte de plus en plus des lésions modestes (inférieures à 1 cm ou « micro-cancers »), en particulier grâce à l’échographie cervicale, sans augmentation de la mortalité qui reste très faible.

    Il y a plusieurs types de cancers thyroïdiens, avec des impacts pronostiques différents :

    • Les cancers différenciés * de la thyroïde se développent :
    1. à partir des cellules souches folliculaires (encore appelées cellules vésiculaires, qui bordent normalement les vésicules). Deux types : Les cancers papillaires, de loin les plus fréquents (environ 80 %), et les cancers folliculaires, plus rares (environ 10 %). Leur pronostic est en règle générale excellent.
    2. à partir des cellules para-folliculaires, peu nombreuses et sécrétant la calcitonine : le Cancer Médullaire de la Thyroïde (ou CMT). Beaucoup plus rare que les précédents (environ 5 %). Son pronostic est moins bon ; il a souvent un caractère familial (Néoplasie Endocrinienne Multiple de type 2 ou MEN 2).

    • Les cancers indifférenciés de la thyroïde (ou anaplasiques), très rares, ont un pronostic très réservé.

    • La thyroïde peut aussi être le siège d’autres lésions tumorales, éventuellement malignes : lymphome, métastases, paragangliomes…

    *Cancers dans lesquels la cellule tumorale a conservé certaines de ses fonctions normales (par exemple captation de l’iode et sécrétion de thyroglobuline pour les folliculaires ; sécrétion de calcitonine pour les para-folliculaires)

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    Un deuxième avis peut être opportun au stade du diagnostic, par exemple en cas de cytologie douteuse d’un nodule et devant le choix à faire entre une simple surveillance, la répétition de la cytologie ou une chirurgie.

    Il est également important dans les situations complexes (métastastatiques, formes rares et agressives des cancers anaplasiques, formes réfractaires à l’iode radioactif) lorsqu'il s'agit de définir le traitement le plus adapté.

    Enfin, prendre un deuxième avis est souvent nécessaire dans des situations spécifiques : dans les formes familiales de la MEN 2 ; en cas de désir de grossesse ; dans le suivi de la substitution hormonale...

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    • De quel type de cancer de la thyroïde est-ce que je souffre ?
    • Quel est le traitement adapté à mon cas ?
    • Est-ce que l’ablation de la thyroïde peut avoir des conséquences sur mes cordes vocales ?
    • Peut-on vivre sans thyroïde ?
    • Un cancer de la thyroïde affectera-t-il mes chances d’avoir des enfants ?
    • Quel suivi dois-je mettre en place ?
    • Comment vit-on avec un traitement hormonal à vie ?
    • Combien de temps faudra-t-il pour trouver le bon dosage, en matière d’hormones de synthèse ?
    Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez

    Quels spécialistes consulter?

    Les spécialistes du cancer de la thyroïde sont : l’endocrinologue, le chirurgien ORL ou endocrinien, le nucléariste (Médecine nucléaire pour les traitements par iode radioactif).

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    médecin expert
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  • symptômes cancer de la thyroïde

    Le plus souvent le cancer différencié de la thyroïde est asymptomatique :

    • C’est la découverte d’un nodule, à l’occasion d’un examen systématique du cou (par exemple échographie des vaisseaux du cou).

    • Certains éléments peuvent alors soulever un doute de malignité :
    1. Des antécédents familiaux de cancer de la thyroïde ou personnels d’irradiation cervicale.
    2. Le caractère même du nodule : ferme voire dur, irrégulier.
    3. La présence d’adénopathies cervicales suspectes.

    Plus rarement, des symptômes sont présents qui soulèvent d’emblée le doute de malignité :

    • Des signes de compression ou envahissement d’organes de voisinage, responsables de dyspnée, dysphagie, ou dysphonie.

    • Leur caractère permanent (ne cédant pas spontanément), voire évolutif, renforce encore le doute.

    • Rarement un cancer de la thyroïde peut se révéler à l’occasion de lésions métastatiques, osseuses en particulier.

    A part, le dépistage d’un Cancer Médullaire de la Thyroïde (ou CMT) par le dosage de la calcitonine chez les patients porteurs d’une mutation pathogène dans la MEN 2.

  • Diagnostic cancer de la thyroïde

    Devant un nodule de la thyroïde plusieurs examens sont indispensables :

    • Le taux de TSH dans le sang : effondré (inf. 0,01 mU/L), il signe l’hyperthyroïdie et évoque alors un nodule toxique, a priori bénin.

    • L’échographie thyroïdienne surtout. C’est l’examen clé qui apporte, dans des mains expertes, des arguments pour séparer les lésions bénignes et potentiellement malignes : l’échogénicité, les limites de la lésion, les vaisseaux, la présence de microcalcifications sont soigneusement analysés pour établir un score (TIRADS), en relation avec le risque de malignité.

    • La cyto-ponction du nodule, sera éventuellement effectuée, lorsque le score TIRADS indique un risque de malignité : la lecture cytologique doit être effectuée par des spécialistes. Dans une majorité des cas elle permet de trancher entre bénignité et malignité ; toutefois dans près d’un tiers des cas l’incertitude peut persister, posant la question de l’attitude à suivre : simple surveillance, répétition de la cytoponction, intervention chirurgicale pour examen anatomo-pathologique complet qui, parfois, peut seul apporter le diagnostic définitif.

    La chirurgie permettra, in fine, un diagnostic précis du type de cancer, des signes éventuels d’invasion, y compris ganglionnaire.

  • Traitement cancer de la thyroïde

    Trois approches thérapeutiques, souvent combinées ou séquentielles :

    • La chirurgie (thyroïdectomie) est essentielle. Elle consiste en l’ablation partielle ou totale de la thyroïde, en fonction de l’étendue de la tumeur. Cette opération est souvent associée à un curage des ganglions, pour éviter la propagation des cellules cancéreuses.

    • L’IRAthérapie (administration d’iode radioactif ou iode 131). Dans les cancers différenciés de la thyroïde de souche folliculaire (papillaire et folliculaire), on utilise leur capacité préservée à concentrer l’iode : en injectant de l’iode radioactif, ce dernier va exercer un effet destructeur. Du fait de son action très spécifique réservée aux seules cellules thyroïdiennes, il est un traitement parfaitement toléré. L’IRAthérapie est utilisée dans deux options : compléter la thyroïdectomie chirurgicale, ou traiter certaines métastases.
     
    • L’hormonothérapie. La chirurgie, éventuellement combinée avec l’IRAthérapie, aboutirait naturellement à une hypothyroidie… en l’absence de substitution. Les patients sont donc pratiquement toujours mis sous traitement substitutif (Lévothyrox en général), avec les règles classiques – et très simples -  de surveillance.

    La stratégie thérapeutique fine (étendue de la chirurgie, étendue du curage ganglionnaire, choix de l’IRAthérapie, rythme de surveillance, rares chimiothérapies…) sera fonction de différents paramètres (type de cancer, stade de la maladie, présence de métastases, …).

    Le suivi répondra également à des règles bien établies, s’aidant essentiellement de l’échographie cervicale et du dosage de la thyroglobuline (papillaire et folliculaire), et de la calcitonine (CMTs).

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