5 leçons que j’ai apprises durant ma chimiothérapie

Par Fanny Bernardon le 11 mars 2019
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Depuis plusieurs mois, je contribue au blog de deuxiemeavis.fr mais j’ai également été patiente. Je vous partage aujourd’hui ce que l’expérience m’a appris.

Recevoir une chimiothérapie à 21 ans m’a faite grandir à vitesse grand V. Ces conseils peuvent s’appliquer à tous, peu importe la nature de votre cancer, votre âge ou votre situation personnelle.

1 - Aucune chimiothérapie ne se ressemble


Lorsque j’ai appris que j’allais recevoir une chimiothérapie, j’ai contacté d’anciennes patientes qui m’ont partagé leur témoignage. Cela m’a certes rassurée mais j’ai réalisé en commençant mon traitement que leur expérience n’était pas systématiquement identique à la mienne. De même, aucune des séances de chimiothérapie que j’ai vécues n’a ressemblé à une autre : les effets secondaires peuvent varier, être plus ou moins intenses, durer plus ou moins longtemps. J’ai ainsi appris à cesser de vouloir anticiper mais plutôt accepter sans interpréter.

2 - Mon oncologue est mon allié


Depuis le diagnostic jusqu’au suivi post-chimiothérapie, j’ai développé et entretenu une relation d’entière confiance avec mon oncologue. Je l’ai par exemple informée que je consultais un acupuncteur et une naturopathe afin de m’aider à supporter les effets secondaires du traitement. Elle m’a rappelé que certains compléments alimentaires m’étaient interdits, information majeure dans le cadre de ma prise en charge. C’est au travers d’une communication transparente que j’ai pu faire équipe avec mon oncologue et la considérer comme mon alliée.

3 - J’ai le droit de participer à la prise de décision médicale me concernant


Il est évidemment impossible d’envisager une grossesse lorsqu’une chimiothérapie est en cours. Mon oncologue m’a donc prescrit une pilule dès le début de mon traitement. Cependant cette méthode contraceptive ne me convenait pas, c’est pourquoi nous avons trouvé ensemble une autre solution : on parle de décision partagée. C’est la première fois que je questionnais une décision médicale. J’ai appris par la suite que c’était mon droit en tant que patiente, tout comme celui de solliciter un deuxième avis auprès d’un autre médecin.

4 - Je suis plus qu’une patiente


Conserver ma confiance et mon estime de moi, faire des projets de long terme, poursuivre mes activités… Je n’ai pas laissé la maladie bousculer ma vie quotidienne et faire obstacle à mes passions, tout en sachant m’adapter à mes nouvelles contraintes (j’ai par exemple remplacé la natation par le yoga pour éviter le contact avec des agents infectieux). Je ne suis pas qu’une patiente : je reste une fille, un soeur, une amie, et surtout pas quelqu’un dont on doit avoir pitié.

5 - Comment prendre soin de moi au delà de la chimiothérapie


La chimiothérapie a ceci de particulier qu’elle affecte toutes les dimensions de l’individu : impact physique bien sûr, mais aussi psychologique et émotionnel. Suivre ce traitement a été l’occasion pour moi d’identifier et de mettre en place de manière durable ce qui me faisait du bien : faire du sport régulièrement, apprendre à dire non, adopter un nouveau régime alimentaire. J’ai réalisé qu’il n’y avait aucune culpabilité à considérer son bien-être comme prioritaire.


A lire aussi > Les 5 réflexes à adopter pour préparer sa séance de chimiothérapie.

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