Osez prendre part à la décision médicale !

Par Marion Berthon le 11 février 2019

Il y a quelques dizaines d’années, une personne malade qui se rendait en consultation chez son médecin généraliste ou spécialiste se contentait d’exposer ses symptômes, de se faire ausculter, d’écouter le diagnostic et de suivre la prescription remise sur l’ordonnance. Et c’était tout. Aujourd’hui, l’enjeu de la prise en charge en santé ne se résume plus à l’exécution d’un geste médical et à la bonne observance du patient. Les malades sont au cœur de la prise de décision médicale.


S’informer en amont


Aidé par l’essor d’Internet, le premier réflexe d’une personne malade est d’interroger son moteur de recherche en listant ses signes cliniques pour tenter d’identifier la maladie dont il souffre ou pour se documenter si le diagnostic a déjà été posé. On interroge les sites médicaux, mais aussi les forums de discussions. Avec un peu de chance, on trouve des réponses et on se rassure. Mais la plupart du temps, on tombe sur des informations assez génériques, qui peuvent susciter de l’inquiétude. On ne saurait trop rappeler que même si ces informations nous semblent correctes, il faut toujours se tourner vers les professionnels de santé avant d’en tirer une conclusion.

Être au cœur de la décision pendant la consultation


Au cours de la consultation, il est essentiel que le patient prenne part à la décision de santé. En mettant les mots justes sur ses symptômes tout d’abord, puis en posant les questions qui lui importent, quelles qu’elles soient. Mais aussi en partageant ses signaux d’alerte (Qu’est-ce qui me fait penser que j’ai telle ou telle maladie ?), son expérience du traitement et de son propre corps (Est-ce que je réagis bien au traitement proposé ?), les contraintes liées à son mode de vie (Puis-je bénéficier à toute heure de la journée d’un moment calme et privé pour prendre mon traitement ? Certains modes d’administration sont-ils trop contraignants ?), ses attentes (En cas de maladie grave, jusqu’où suis-je prêt à aller ? En cas de handicap, quelles sont mes attentes en termes d’amélioration physique et psychique ?). On parle de décision partagée. Une bonne prise en charge doit naître d’une alliance thérapeutique, combinaison de deux savoirs : celui du professionnel de santé qui détient la connaissance du diagnostic et du soin, et celui du malade qui connaît son corps, son mode de vie, sa volonté de suivre le traitement.

Et après la consultation, que faire en cas d’interrogations ?


Au sortir de la consultation, le patient est libre d’exprimer ses interrogations quant au diagnostic ou à la stratégie thérapeutique proposée. Il est souvent bénéfique de se tourner vers les associations de patients pour échanger avec d’autres personnes concernées par la même pathologie. Et si l’on a des interrogations, il ne faut pas hésiter à recontacter son médecin pour les lui exprimer mais aussi à solliciter un deuxième avis médical. Demander un deuxième avis n’est pas remettre en cause le professionnalisme du premier. Il s’agit, à travers un dialogue ouvert, de savoir s’entourer des professionnels de santé qui seront les plus à même d’apporter une réponse thérapeutique adaptée, et ainsi de se donner toutes les chances de guérison.

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