Le deuxième avis : 5 minutes pour tout comprendre

Par Fanny Bernardon le 11 février 2019

« Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé […] Elle peut faire appel à un autre membre du corps médical. […] Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. »

Le Code de la Santé Publique le dit : solliciter un deuxième avis médical est le droit de tout patient (Article L1111-4). Qu’il soit obtenu lors d’une consultation physique avec un professionnel de santé ou via une plateforme en ligne comme deuxiemeavis.fr, il favorise la participation active du patient dans la prise de décisions médicales le concernant.

Qu’est-ce qui motive un deuxième avis ? En quoi consiste-t-il ? Quels patients sont concernés ?

La médecine n’est pas une science exacte


En effet, dans certaines situations, plusieurs traitements peuvent être proposés pour une même maladie ou plusieurs techniques pratiquées pour une même chirurgie. Le choix repose alors entre les mains du patient, qui a besoin d’être en pleine connaissance des enjeux de sa maladie et des prises en charge possibles. Dans ce contexte, un deuxième avis apporte des informations supplémentaires pour éclairer sa décision.
Pour en savoir plus, lire notre article “La médecine n’est pas une science exacte”.

Lorsque deux avis valent mieux qu’un


Un patient en errance diagnostique, dont la qualité de vie est altérée par d’importants effets secondaires ou à qui l’on propose un traitement risqué trouvera du réconfort à obtenir un deuxième avis. Celui-ci pourra soit confirmer le premier, soit ouvrir de nouvelles pistes encore inexplorées. En somme, demander un deuxième avis, ce n’est pas faire preuve de méfiance envers son médecin, c’est chercher à mettre toutes les chances de son côté dans une situation médicale complexe.
Pour en savoir plus, lire notre article "L'errance diagnostique : une réalité en cas de maladie rare". 

Une médecine hyper-spécialisée


Avec la progression de la recherche médicale, la connaissance des maladies devient de plus en plus pointue. Les médecins ne peuvent plus tout savoir sur tout. Certains se spécialisent bien au-delà de leur spécialité (gynécologie, rhumatologie…) et deviennent experts de maladies particulières ou de familles de maladies.
C’est particulièrement vrai pour les maladies rares, mais aussi pour d’autres maladies plus répandues. Dans ce cadre, un deuxième avis - pour qu’il soit le plus enrichissant possible - doit être pris auprès d’un médecin expert de sa maladie.
Pour en savoir plus, lire notre article "Où se faire soigner en cas de maladie rare ?" 

Le deuxième avis : votre droit en tant que patient


Vous êtes décidé à prendre un deuxième avis ? Nous vous conseillons de tenir informés votre médecin traitant ou votre équipe soignante de votre démarche et du contenu de cet avis. Votre médecin lui-même peut également consulter un confrère pour étoffer sa réflexion. Avant d'interroger un second spécialiste, il vous sera nécessaire de récupérer l’intégralité de votre dossier médical, notamment les examens ayant mené au premier avis (imagerie médicale, bilan sanguin…). Depuis la loi du 4 mars 2002, toute personne peut accéder à son dossier médical et à ses informations de santé s’il en fait la demande. Pensez au dossier médical partagé qui facilitera votre démarche.

Vous avez donc tous les moyens de prendre une part active dans la proposition thérapeutique qui vous est faite : saisissez cette opportunité !

Un médecin expert de votre maladie répond à vos questions en moins de 7 jours après analyse de votre dossier