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Maladie de Parkinson : le traitement par neurostimulation

Par Maïlys Gloria le 25 juillet 2017
La maladie de Parkinson touche environ 150 000 personnes en France. Elle se caractérise par des symptômes moteurs principalement : tremblement par intermittence au repos, une lenteur de la coordination des mouvements, et une rigidification des muscles. La neurostimulation est une méthode pratiquée en France depuis 1993, recommandée dans 5 à 10% des cas de la maladie. La technique de neurostimulation réservée à la maladie de Parkinson se nomme la stimulation cérébrale profonde.

En quoi consiste l’opération ?


La neurostimulation est une intervention chirurgicale réalisée en deux étapes qui pourront au cours la même journée ou à quelques jours d’intervalle : une anesthésie locale pour l’implantation d’électrodes et une anesthésie générale pour la pose de la pile stimulatrice. Elle consiste donc à implanter des électrodes, de façon unilatérale ou bilatérale, au sein des noyaux responsables des symptômes de la maladie : les noyaux sous-thalamiques, le plus souvent, globus pallidus interne ou noyau ventro-intermédiaire du thalamus. Le choix de la localisation des électrodes dépend du patient et de sa pathologie. Ces dernières sont reliées à un dispositif médical, similaire à une pile, positionnée en sous-cutané, sous la clavicule. L’objectif sera donc de réguler les symptômes moteurs du patient.

Quelles sont les indications opératoires de la neurostimulation ?


La neurostimulation peut être recommandée pour des patient subissant très peu d’améliorations voire même des fluctuations de symptômes moteurs (dyskinésies), malgré la prise d’un traitement médicamenteux. Le patient est âgé de moins de 65 ans et doit être atteint de la pathologie depuis plus de 5 ans afin que le neurochirurgien ait assez de recul pour évaluer l’évolution des symptômes.
Le neurochirurgien établit une indication selon les réponses à l’examen clinique, biologique, une IRM encéphalique, des tests psychologiques, psychiatriques, neuropsychologiques, ainsi qu’une évaluation motrice du sujet.

Quelle est la marche à suivre après l’intervention ?


Suite à la neurostimulation, de nombreuses consultations hospitalières sont prévues dans le suivi post-opératoire du patient. Un neurologue traitant sera responsable d’assurer un suivi régulier du patient, 1 à 2 fois par an. La durée de vie du dispositif médical est de 4 à 5 ans. La pile sera donc remplacée par une opération chirurgicale de 20 à 30 minutes sous anesthésie locale.
La neurostimulation de la maladie de Parkinson permet en moyenne une réduction des doses de médicaments de 50%. Selon une étude réalisée après deux ans de suivi médical, les médecins ont relevé une amélioration des capacités motrices des patients de 53% contrairement à la prise du traitement médicamenteux uniquement.
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