L’histoire de Julie, 38 ans, ayant des difficultés à avoir un enfant

Par Mathilde Lamolinerie le 27 mars 2020
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Julie* a le souhait cher de fonder une famille avec son conjoint. Mais après une année à essayer en ayant des rapports sexuels réguliers et sans contraception, elle est considérée comme étant infertile. Toutefois, cela ne signifie pas pour autant qu’elle doive tirer un trait définitif sur son envie d’avoir un enfant.

 

Le diagnostic d’insuffisance ovarienne

Deux principales pathologies expliquent l’infertilité féminine : les troubles de l’ovulation et l'obstruction totale ou partielle des trompes.

L’absence de grossesse a poussé Julie et son compagnon à réaliser de nombreux examens chacun : hystérographie, spermogramme-spermoculture, bilan hormonal (femme et homme), échographies pelviennes.  

Après une année, le diagnostic a été posé : Julie souffre d’une insuffisance ovarienne et son médecin lui recommande de se tourner vers le don d’ovocytes.

L’insuffisance ovarienne consiste en une diminution, voire disparition (on parle alors de ménopause ou pré ménopause selon l’âge), de la réserve de follicules (petits agrégats de cellules sphériques dans les ovaires). Chaque follicule contient un ovocyte (ovule immature) et un seul d’entre eux, chaque mois, libère un ovocyte qui a mûri (ovule) qui sera fécondé ou, le cas échéant, sera éliminé lors des règles. Le nombre de follicules, et donc le stock initial d’ovocytes de chaque femme, est créé lors de sa vie intra-utérine et va diminuant jusqu’à la ménopause.  

L’insuffisance ovarienne se traduit souvent par une aménorrhée (absence de menstruation), mais Julie a toujours ses règles et s’interroge. Partagée entre l’envie de transmettre son patrimoine génétique (avec ses propres ovocytes) et la nécessité de faire vite en cas de recours au don d’ovocytes (plus d’un an d’attente en France), elle est un peu perdue. Elle est aussi étonnée de cette absence de proposition de traitement, et souhaite rapidement mieux comprendre ce qu’il en est pour elle.

Elle prend alors contact avec le service deuxiemeavis.fr, par le biais d’une association de patients dans laquelle elle est intégrée.

 

Un deuxième avis éclairant, préconisant aussi un don d’ovocytes

Elle transmet à deuxiemeavis.fr son dossier médical (résultats d’examens notamment) et répond à un questionnaire personnalisé, afin que le médecin expert qui dispensera un second avis, ait la vision la plus complète et exhaustive de sa situation.

A la lueur des éléments fournis, le médecin spécialiste, gynécologue obstétricienne spécialisée en infertilité, confirme la recommandation faite. Elle apporte pour cela des éléments de précision.

Les hormones envoyées par l’hypophyse aux ovaires : antimullérienne (AMH) et FSH, sont des indicateurs de l’état du stock d’ovocytes. Chez Julie, ces hormones présentent tous deux des taux pathologiques confirmant son insuffisance ovarienne.

Son taux d’AMH très bas indique qu’elle ne dispose plus de follicule apte.

Quant à son taux de FSH, il est anormalement élevé. Cela s’explique par le fait que l’hypophyse s’active de plus belle pour envoyer davantage de FSH aux ovaires. L’élévation du taux FSH indique donc que les ovaires ne fonctionnent plus normalement et sont devenus résistants à la FSH. Or les traitements contiennent de la FSH synthétique, cela ne fera qu’accentuer le problème, sans le résoudre.

Dans ces conditions, seuls l’adoption ou le recours au don d’ovocytes sont envisageables pour que Julie et son compagnon puisse avoir un enfant.

L’infertilité concerne de nombreux couples et il suffit parfois d’un deuxième avis médical pour avoir une meilleure compréhension de la situation et pour ainsi, prendre part à la décision médicale

Vous vous posez aussi des questions sur votre diagnostic ou votre traitement ? Un deuxième avis médical peut vous être utile. N’hésitez pas à en parler à votre médecin


*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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