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La coronarographie, comment ça se passe ?

Par Mathilde Franc le 31 août 2020
Coronarographie

La coronarographie, bien qu’assez invasive, reste l’examen de référence pour mettre en lumière des rétrécissements des artères du coeur. Comment se passe une coronarographie ? Que faire pour bien s’y préparer ? On vous dit tout dans cet article...



Pourquoi passer une coronarographie ? 

La coronarographie est un examen permettant de visualiser les artères coronaires. Placées autour du coeur, ce sont les artères qui lui apportent le sang. C’est un examen assez invasif puisqu’il nécessite de ponctionner une artère. La radiographie réalisée permet de faire un bilan général de l’état du circuit artériel et ainsi de montrer des éventuelles zones de rétrécissements ou des artères bouchées par des plaques d’athérosclérose (dépôt de lipides sur la paroi des artères). 

 

Sous réserve des cas d’urgence, la coronarographie n’est pas le premier examen prescrit pour déceler des troubles cardiaques. Souvent, elle est précédée d’autres tests moins invasifs (électrocardiogramme, échocardiographie…) chez des patients présentant des douleurs à la poitrine typiques à l’effort : serrement ou barre dans la poitrine irradiant vers la mâchoire ou le bras gauche. Elle peut aussi être indiquée pour contrôler ou surveiller un pontage coronarien déjà en place ; faire un bilan préopératoire en cas de valvulopathie (maladie des valves cardiaques) ; ou rechercher des anomalies de naissance ou congénitales au niveau des artères

 


Comment se déroule une coronarographie ? 

L’examen nécessite de ponctionner une artère pour injecter un produit de contraste iodé, opaque aux rayons X. Concrètement, le médecin utilise des mini-sondes très fines qui sont formées spécialement pour être positionnées à l’embouchure des artères. Ces sondes sont introduites grâce à un cathéter inséré au niveau de l’aine (pour l’artère fémorale) ou du poignet (pour l’artère radiale) après une anesthésie locale. Une fois les sondes placées, le produit est injecté en salle de radiologie. 

Le patient, à jeun, est allongé et l’appareil va prendre une série d’images des artères sous tous les angles. Cette partie est assez rapide et complètement indolore. L’opération dans son ensemble nécessite une hospitalisation de 24 à 48 heures, selon que l’insertion se fait par l’artère fémorale (plus long) ou radiale (plus rapide). 

 

Comme cet examen est assez invasif, il arrive que le médecin conduise dans la foulée un traitement du rétrécissement éventuellement détecté, selon le degré de celui-ci, pour éviter une seconde hospitalisation. Ce deuxième traitement peut être une angioplastie ou un pontage, selon les cas. L’angioplastie consiste à dilater l’artère bouchée grâce à un ballonnet gonflable, parfois avec la pose d’une prothèse. Le pontage permet de détourner la circulation en évitant l’artère bouchée.

 

Comment préparer une coronarographie ? 

Avant de décider de réaliser une coronarographie, comme pour tout examen invasif, il faut en mesurer les risques et les bénéfices. En l'occurrence, cet examen est le seul fiable à 100 % qui permette de détecter des rétrécissements des artères du coeur. Les risques associés sont faibles : on estime à 1 pour 1000 examens le risque de complications graves et à 1 pour 2000 celui de décès. 

 

Le médecin doit conduire systématiquement un interrogatoire avant l’examen afin de s’assurer de l’absence de contre-indications (allergie au produit de contraste, par exemple). Un examen clinique et des examens biologiques sont également conduits au préalable pour vérifier l’état d’hydratation, la fonction rénale, l’absence de troubles de la coagulation… 

En cas de traitement anticoagulant oral, il sera nécessaire de l’arrêter quelques jours avant l’opération pour le remplacer par un équivalent injectable. Parfois, un médicament pour calmer l’anxiété peut être proposé. Enfin, le jour de l’examen, le patient doit être à jeun

 

De manière générale, il faut également savoir que les maladies cardiovasculaires  peuvent être assez graves et avoir un impact important sur la qualité de vie de la personne. A ce titre, un deuxième avis peut aider le patient dans sa prise de décision quant au traitement à suivre et permettre de mieux comprendre les risques et les bénéfices

 

 

SOURCES : 

  • Fédération française de Cardiologie, la coronarographie
    https://www.fedecardio.org/Les-maladies-cardio-vasculaires/Les-examens-specifiques/la-coronarographie
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