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Journée de l'infertilité

Par Nolwenn Degeselle le 9 novembre 2016
Le 4 novembre dernier, MagicMaman et l’association Maïa organisaient la troisième édition de la journée nationale de l’infertilité. Nous étions les partenaires de cet événement qui a regroupé patients, professionnels de la santé et associations afin de sensibiliser et d’aider les couples touchés par l’infertilité.
 

De nombreux cas d’infertilité en France

 
En France, plus d’un couple sur 5 sont concernés par l’infertilité et elle peut toucher à la fois les hommes et les femmes. On distingue l’infertilité sociale (célibat, homosexualité…) de l’infertilité médicale.
 
L’infertilité médicale se distingue en 3 cas :
-       L’infertilité masculine (azoospermie par exemple) qui représente 20% des cas
-       L’infertilité féminine qui représente 40% des cas
-       L’infertilité mixte qui affecte les deux membres du couple, qui représente 40% des cas.
 
Pour pallier ce phénomène, de nombreuses techniques ont vu le jour notamment dans le cadre de la PMA (Procréation Médicalement Assistée), dont la méthode de la FIV (Fécondation In Vitro) reste la plus répandue.
 

L’âge et la PMA

 
Les difficultés à procréer augmentent avec l’âge, et c’est ce que les médecins présents lors de cette journée nationale de l’infertilité ont souhaité faire passer comme message : les couples, et notamment les femmes, tardent trop à recourir à ces méthodes. En effet, si l’âge moyen de la première grossesse est aujourd’hui de 34-35 ans, 51% des femmes qui recourent à la PMA ont plus de 40 ans, ce qui ne favorise pas la réussite des procédures de PMA.
 

L’endométriose, première cause de l’infertilité

 
Les causes de l’infertilité ont évolué avec le temps : dans les années 1980, la principale cause était les infections sexuelles, aujourd’hui la première cause est l’endométriose. A l’heure actuelle, cette maladie n’est toujours pas reconnue à 100% par l’Etat. Reconnaître la maladie, c’est aussi passer par une sensibilisation de la population française : on estime en effet que l’endométriose touche 4 millions de femmes en France mais le diagnostic et la prise en charge restent difficiles du fait de la multitude des symptômes (règles douloureuses, abondantes, diarrhée avant l’apparition des règles etc.).
 
Comme le précise le Dr Alvarez, il n’existe pas de traitements définitifs aujourd’hui pour guérir de l’endométriose : certes la chirurgie de l’endométriose existe et permet de ralentir la maladie, mais les récidives sont nombreuses (20 à 25% à 5 ans). Les seules solutions actuelles pour soulager les femmes passent par le traitement des symptômes de l’endométriose.
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