Faut-il annoncer sa maladie grave à son employeur ?

Par Mathilde Lamolinerie le 5 février 2020
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Votre médecin vient de vous annoncer que vous avez une ALD (Affections Longue Durée) ? Vous avez déjà identifié le lieu qui vous convient pour vous faire soigner ? Vous allez commencer des traitements lourds ou subir une opération

Où que vous en soyez dans votre parcours, vous vous questionnez peut-être sur les conséquences que votre maladie ou traitement aura sur votre vie, notamment professionnelle.

Dans cet article, nous vous donnons quelques conseils sur ce que vous pouvez ou devez faire ou dire vis-à-vis de votre employeur.

 

Maladie grave et travail : que dit la loi ?

En tant que salarié vous avez bien évidemment des droits, définis par le Code du travail.
 
L’article L1226-5 du Code du travail précise que « Tout salarié atteint d'une maladie grave au sens du 3° et du 4° de l'article L. 160-14 du code de la sécurité sociale bénéficie d'autorisations d'absence pour suivre les traitements médicaux rendus nécessaires par son état de santé. »

Pour ce faire, il vous incombe de prévenir votre employeur et de lui faire parvenir dans les délais adéquats, le certificat médical rédigé par votre médecin. Ce document suffit donc à lui-seul, légalement, à justifier vos absences.

Il est toutefois utile de savoir que vous vous exposez à des sanctions si vous ne respectez pas ces obligations, pouvant aller jusqu’au licenciement. Sous certaines conditions, vous aurez aussi droit à une indemnisation voire à des aides, par le biais de dispositifs proposés par les pouvoirs publics ou le milieu associatif.

 

Annoncer sa maladie à son employeur : vous êtes libre de choisir

La crainte de subir des discriminations, d’un changement de regard de ses collègues ou de sa hiérarchie, d’être perçu comme moins compétent… Nombreuses sont les raisons qui peuvent freiner l’annonce de la maladie à son employeur, aux RH ou à ses collègues.

Le secret médical primant, vous avez légalement la possibilité de ne pas faire mention de votre maladie. Il vous revient de jauger l’intérêt pour vous d’en parler et les limites que vous souhaitez fixer.

Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur les échanges que vous avez avec votre médecin traitant. Plus vous aurez une connaissance fine des tenants et aboutissants de votre maladie et plus vous pourrez préciser les impacts que cela aura sur votre vie professionnelle. Il sera alors plus facile d’anticiper, d’organiser votre emploi du temps et vos missions avec votre employeur. 

Sachez qu’en cas d’inaptitude à reprendre le poste occupé précédemment, l'article L. 4624-4 du Code du travail précise « l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités, au sein de l'entreprise ou des entreprises du groupe auquel elle appartient le cas échéant… ». 

Vous gagnerez en sérénité à pouvoir vous projeter autrement dans votre structure employeuse, et avec le soutien de votre hiérarchie.

 

Un deuxième avis pour y voir plus clair ?

Si des zones d’ombre persistent, vous empêchant d’envisager pleinement les suites de votre maladie et donc une discussion avec votre employeur, il peut être utile de demander un deuxième avis. Vous pouvez l’obtenir via une consultation physique ou via une plateforme en ligne comme le deuxiemeavis.fr sur simple dossier médical. Le service est pris en charge par les complémentaires santé partenaires et vous apportera plus de tranquillité dans les échanges avec vos proches et votre employeur.




SOURCES : 
  • Ministère du travail, Droit du travail
    https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail
  • Legifrance.gouv.fr
    https://www.legifrance.gouv.fr
  • France tv, Santé et travail : faut-il tout dire à l'employeur et à Pôle emploi ?
    https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-sante-et-travail-faut-il-tout-dire-a-l-employeur-et-a-pole-emploi-_13487.html
  • Ameli.fr, Les affections de longue durée (ALD)
    https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/maladie-accident-hospitalisation/affection-longue-duree-ald/affection-longue-duree-ald

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