L’histoire d’Albert, 73 ans, victime d’une première crise de la maladie de Bouveret

Par Mathilde Lamolinerie le 19 juin 2020
témoignage maladie de Bouveret
Retraité francilien, Albert* mène une vie très active. Ses semaines sont rythmées par des randonnées régulières ou des balades à vélo. Ancien maçon, il a gardé l’habitude de bricoler et réalise même occasionnellement des travaux d’envergure. Il se sait assez angoissé, et a quelques légers soucis de santé comme des migraines ophtalmiques, ou une suspicion d’AIT (accident ischémique transitoire), suite à un événement personnel difficile.
Il y a quelques mois, alors qu’il traverse la rue, Albert est happé par une sensation fulgurante de trou noir, assortie d’une forte accélération des battements de son cœur. Il est envoyé aux urgences.



Un premier avis qui préconise une chirurgie

Aux urgences, un cardiologue lui administre un médicament qui lui permet instantanément de retrouver un électrocardiogramme stable. Il vient de vivre une première crise symptomatique de la maladie de Bouveret sûrement par réentrée intranodale. Il s’agit d’un déséquilibre du rythme cardiaque qui s’accélère anormalement et brusquement. Le sang ne circule alors plus normalement vers les autres organes, qui peuvent manquer d’oxygène dont le sang se charge lors du passage dans les poumons et le cœur. Des symptômes de tachycardie peuvent survenir, comme cela semble être le cas d’Albert.
Orienté vers un rythmologue après son passage aux urgences, ce dernier analyse les électrocardiogrammes réalisés aux urgences et en effectue un nouveau. Sur la base des résultats, il déroule les trois solutions existantes. La première consiste en l’abstention, soit ne rien envisager, la maladie pouvant se résorber d’elle-même, puisqu’il ne s’agit que d’une première crise. La deuxième solution est l’administration d’un traitement médical. Enfin, la troisième solution est l’ablation par radiofréquence qui consiste en une chirurgie. C’est cette option qui est énoncée à Albert par le rythmologue, comme seule solution possible.
En l’absence d’antécédents et de facteurs de risque cardiovasculaire et sans récidive depuis cet épisode, Albert s’interroge sur la nécessité de recourir d’office à la chirurgie.
Il se tourne dès le lendemain vers le site deuxiemeavis.fr qu’il a connu par sa complémentaire santé qui assure sa prise en charge totale.




Un deuxième avis qui confirme le diagnostic et élargit les options de traitement

Albert envoie ses résultats d’analyses (comptes rendus, électrocardiogrammes et holter cardiaque) et répond à un questionnaire personnalisé concernant sa maladie. Albert valide ensuite sa demande et son dossier est transmis de manière sécurisée à un médecin expert sélectionné selon des critères pointus.

Dès le lendemain, Albert reçoit le deuxième avis du cardiologue spécialisé dans les troubles du rythme cardiaque, qui a pris connaissance de son dossier médical ainsi que des éléments notés dans le questionnaire relatif à sa maladie (antécédents médicaux, traitements actuels ou passés…).

A la lecture de ces informations, il confirme le diagnostic de la maladie de Bouveret et la liste des trois traitements existants.

Toutefois, il précise que la maladie d’Albert étant bénigne, sans risque cardiaque ou cardio-vasculaire, seuls les symptômes doivent le guider vers un traitement plutôt qu’un autre. Il ajoute qu’il ne voit pas de caractère d’urgence et qu’Albert doit rester acteur dans sa maladie. Cela signifie que son médecin et lui doivent prendre, ensemble, une décision de traitement adapté et à laquelle, de fait, il devra adhérer pleinement. Prendre part à la décision médicale est essentiel.
Dans son compte-rendu, le cardiologue explique les trois traitements. Concernant l'abstention, si elle est envisageable dans son cas, il doit être informé d’une possible récidive des crises (environ 50% à un an). Le traitement médical doit être pris sur du long-terme. S’il n’empêche pas la survenue des crises, il permet de les écourter et présente un taux de réussite correct (50-60%). Enfin, le traitement par radiofréquence a quant à lui un taux de succès de 98 %, avec risque minime de devoir mettre un pacemaker. Le médecin expert lui précise les modalités de l’opération. En ambulatoire (arrivée le matin et retour chez soi dans la journée), l’intervention est décrite comme bénigne sous anesthésie locale, avec sédation. La chirurgie consiste à accéder au coeur, en passant par la veine de la racine de la cuisse, pour cautériser le tissu électrique cardiaque responsable des crises.

Au regard de tout cela, il lui recommande de réfléchir à ce qu’il souhaite et d’en discuter à nouveau avec son médecin.

Albert est très satisfait par la réponse obtenue. Il remercie le médecin pour sa réactivité et ses conseils éclairés qui l’ont rassuré et lui ont apporté du réconfort. Il recommande le recours au service deuxiemeavis.fr.

Nous lui souhaitons bon courage pour la suite de son parcours.

Vous vous posez aussi des questions sur votre traitement ? Un deuxième avis médical peut vous être utile. N’hésitez pas à en parler à votre médecin !


*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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