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L'histoire d'Antoine atteint d'un ostéoblastome

Par Nathalie Torloting le 22 septembre 2017
Antoine* est un jeune homme de 17 ans très actif et entreprenant, depuis toujours passionné d'agriculture et de mécanique. Il vit dans le sud de la France.

Depuis 2 ans, il souffre de douleurs dorsales. Ces douleurs vont de mal en pis et sa scoliose s’accentue. Port d'un 1er corset, séances de kinésithérapie puis port d'un 2ème corset plus contraignant, rien n’y fait. Finalement une scintigraphie osseuse confirme qu’un ostéoblastome est la cause de tous ses maux.

L’ostéoblastome, tumeur osseuse bénigne rare affecte principalement les enfants et les jeunes adultes, et majoritairement les garçons. Il nécessite presque toujours un traitement chirurgical. Mais en raison de la localisation de la tumeur (à proximité de la colonne vertébrale par exemple), le geste opératoire est parfois difficile à réaliser.

Le chirurgien orthopédique, qui a diagnostiqué l’ostéoblastome d’Antoine propose une ablation et une arthrodèse de la L1 et L2.

Les parents d’Antoine, Patrick et Isabelle, s’inquiètent. Ils se renseignent sur internet… Ce qui n’éclaircit en rien leurs idées !

Un curetage de l’ostéoblastome pourrait-il suffire ? L’arthrodèse est-elle indispensable et justifiée ? Antoine, qui rêve d’une carrière dans l’agroéquipement, pourra-t-il exercer sa future profession sans problème ? Ils s’interrogent aussi sur le spécialiste à consulter : un chirurgien orthopédique, spécialisé dans le rachis est-il compétent ou faut-il faire appel à un chirurgien des tumeurs osseuses ?

Ils se sentent un peu perdus.

Pour se rassurer, ils réunissent le dossier médical d’Antoine (scanner du rachis, scintigraphie osseuse, IRM lombaire, radiographie du rachis en totalité) et demande un deuxième avis sur deuxiemavis.fr.

C’est un éminent Professeur, PU-PH, chef de service de chirurgie orthopédique qui leur répond.

Le médecin est en phase avec la première proposition de traitement, et rassure les parents. La mobilité du dos d’Antoine ne sera pas affectée et la reprise des activités antérieures sera possible après la consolidation. Il ne devrait pas y avoir de limitation d'activité professionnelle ou physique dans l'avenir.

Souhaitons alors à Antoine « bon courage pour ses études ». Les travaux de force et la conduite d’engins auxquels le prédisposent ses études ne devraient pas lui poser de problème.

*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, nous avons changé le nom du patient.
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