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Fiche d'information

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Qu'est-ce que la myélodysplasie ?

Les syndromes myélodysplasiques (SMD) désigne un groupe de maladies de la moelle osseuse, le tissu qui fabrique les cellules sanguines, touchant les lignées myéloïdes, c'est-à-dire les globules rouges, les plaquettes et certains types de globules blancs, les polynucléaires. Ces différents types de cellules circulant dans notre sang sont issues d'une série d'étapes de différenciation et de maturation se déroulant dans la moelle osseuse. A partir d'un même précurseur, ou cellule souche, ce processus aboutit soit à un globule rouge, soit à une plaquette, soit à un globule blanc de type polynucléaire.

Le mot myélodysplasie évoque les malformations ou déformations de ces cellules de la moelle osseuse issues des anomalies qui se produisent au cours ces différentes étapes.

La myélodysplasie peut donc se traduire par un déficit quantitatif, c'est-à-dire des cellules en nombre insuffisant, et/ou qualitatif, c'est dire par des anomalies architecturales et fonctionnelles des cellules touchées, d'une ou plusieurs des trois des familles de cellules de la lignée myéloïde.

Ils peuvent donc provoquer une, deux ou trois cytopénies différentes selon que l’on assiste à une diminution des globules rouges, des globules blancs et/ou des plaquettes. Plus le patient cumule de cytopénies, plus la maladie est à un stade avancé. En plus s’ajoutent des défauts de ces cellules qui de ce fait fonctionnent mal notamment pour les globules blancs et les plaquettes.

Les causes des syndromes myélodysplasiques ne sont pas exactement connues. Certains facteurs de risque sont néanmoins identifiés. Parmis eux l'âge, le tabac mais aussi l'exposition à certains toxiques comme les solvants ou les pesticides.
Des formes secondaires à un traitement par certaines chimiothérapies ou à une irradiation de la moelle sont également décrites.

Les syndromes myélodysplasiques touchent majoritairement la personne âgée de plus de soixante cinq ans. Chez les personnes de moins de 60 ans, on dénombre 4 cas pour 100 000 habitants chaque année en France. Chez les plus de 70 ans ce chiffre est à 70 cas pour 100 000 habitants chaque année.
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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour la myélodysplasie ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour la myélodysplasie ?

Les patients atteints de myélodysplasie courent un risque plus élevé de développer une leucémie aiguë de type myéloïde. C’est pourquoi il est très important de bien connaître sa maladie et d’adapter le traitement au bon moment. Chaque cas est différent. La greffe de moelle osseuse par exemple, est une intervention qui comporte de nombreux dangers et il convient d’en mesurer clairement le rapport bénéfices/risques et ses modalités plus ou moins fortes. Une autre difficulté consiste à identifier le bon moment pour réaliser les traitements (facteurs de croissance, transfusion, traitements épigénétiques, chimiothérapie, greffe). Dans ce contexte, un deuxième avis peut être important pour permettre au patient de prendre une décision qui, loin d’être anodine, aura des répercussions importantes sur l’évolution de sa situation.

Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

  • Quel est le stade de la maladie ?
  • Comment se traduit-elle dans mon cas ?
  • Quels sont les traitements adaptés à ma situation ?
  • Suis-je éligible à un traitement épigénétique ? A une greffe de cellules souches ? A une greffe de moelle myéloablative ?
  • Quels sont les risques de cette intervention ?
  • Quels sont les risques ou les contraintes d’une chimiothérapie à haute dose ?
  • Quel suivi dois-je mettre en place ?
Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.
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Quel est le spécialiste de la myélodysplasie ?

L'onco-hématologue est le spécialiste des maladies et des cancers du sang et de la moelle osseuse.
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Quels sont les symptômes de la myélodysplasie ?

Les syndromes myélodysplasiques sont initialement asymptomatiques. La myélodysplasie est alors découverte de manière fortuite devant la constation d'anoamlies compatibles lors de la réalisation d'un hémogramme - numération formule sanguine ou d'un frottis sanguin, examens effectués pour une autre raison.

Les symptômes sont directement liés à la cytopénie existente c'est-à-dire au type de cellule touché. La plus fréquente des cytopénies observée est l'anémie, c'est-à-dire le défaut en globules rouges.
  • En cas de déficit en globules rouges ou anémie le patient pourra présenter une sensation de fatigue généralisée, une pâleur de la peau et des muqueuses, un essoufflement ou des douleurs thoraciques initialement à l'effort puis au repos ou encore des palpitations.
  • En cas de déficit en plaquettes ou thrombopénie profonde le patient pourra présenter des saignements cutanés – sous forme d'ecchymose ("bleu") spontanée, ou au moindre coup, ou de purpura (tâches rouges ne s'effaçant pas lorqu'on appui dessus) – ou muqueux, notamment au niveau des gencives et du nez.
  • En cas de déficit en globules blancs de type polynucléaire neutrophile ou neutropénie, le patient sera plus susceptible de développer des infections répétées et / ou graves.
  • Les syndromes myélodysplasiques évoluent spontanément défavorablement vers l'aggravation de l'insuffisance médulaire avec cytopénies de plus en plus profondes. Dans 30 % des cas en l'absence de traitement, la myélodysplasie évolue vers une forme acutisée en leucémie aiguë myéloïde de mauvais pronostic.

Les complications liées aux thérapeutiques, notamment aux transfusions à répétition, sont également à prendre en compte.
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Comment diagnostiquer la myélodysplasie ?

Le diagnostic peut être évoqué cliniquement devant des signes de cytopénie mais le plus souvent c'est la constatation d'anomalies évocatrices à l'hémogramme qui le feront suspecter.

Afin de confirmer le diagnostic et d'éliminer un diagnostic différentiel, d'établir le pronostic de la myélodysplasie et de guider le traitement, le médecin pourra demander les examens suivants :
  • une numération formule sanguine et un frottis sanguin afin de quantifier les cytopénies et de rechercher des anomalies structurales des cellules sanguines.
  • Un myélogramme qui pose le diagnostic de myélodysplasie et permet d'en préciser le type. Dans le même temps on réalisera sur la moelle osseuse un examen de cytogénétique par caryotype conventionnel afin de rechercher d'éventuelles anomalies chromosomiques qui auront un impact sur la décision thérapeutique et le pronostic.
  • D'autres examens plus généraux pourront être réalisés à titre pronostic et afin d'évaluer l'état de santé général et l'aptitude du patient à recevoir tel ou tel traitement.
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Comment soigner la myélodysplasie ?

Le choix du traitement dépend :
  • Du type et du nombre de cytopénies dont souffre le patient.
  • Du stade de la maladie (besoin ou non en transfusion et rythme transfusionnel).
  • De son évolution plus ou moins rapide.
  • De l’âge du patient.
  • Des anomalies du caryotype des cellules de la moelle osseuse.
  • De son état de santé général.
  • De ses antécédents médicaux.
  • De ses choix.

Les myélodysplasies font partie des maladies du sang les plus délicates à traiter.

Au début de la maladie, le traitement a surtout pour but de corriger la baisse de cellules sanguines, en particulier de globules rouges. Des traitements pour soigner l’anémie, qui stimulent la fabrication de globules rouges (EPO ou Erythropoiétine), et des médicaments qui stimulent la fabrication de globules blancs (G-CSF) sont alors prescrits.

Lorsque la myélodysplasie en est déjà à un stade avancé, le médecin propose au patient des transfusions de globules rouges. De nouveaux médicaments, agissant sur l’expression des gènes (épigénétiques) appelés les hypométhylants, ou inhibiteurs d’histone déacétylase ont récemment faits leur apparition. Ils agissent de façon très différente par rapport à la chimiothérapie en redonnant à la cellule certaines fonctions sans la détruire alors que la chimiothérapie détruit la cellule.

Lorsque la myélodysplasie a des cellules ressemblant à celles de la leucémie, il est parfois proposé de suivre une chimiothérapie à haute dose pour détruire les cellules anormales. C’est un traitement très éprouvant pour le patient qui doit alors rester hospitalisé pendant plusieurs semaines. Certains traitements efficaces sont adaptés à des formes particulières notamment définies par des défauts de gènes ou de chromosomes (comme un manque du chromosome 5 appelé 5q-).

Enfin, la greffe de cellules souches est le traitement le plus efficace pur guérir d’une myélodysplasie grave Cependant, elle est réservée à un certain type de patients, suffisamment en forme pour être capable de supporter cette intervention délicate. D’autre part, cela nécessite qu’un donneur compatible soit disponible.

Ajouter le 15/09/2020

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