Comment réagir lorsque l’on ne supporte plus son traitement ?

Par Fanny Bernardon le 24 juillet 2019
que faire quand on ne supporte plus son traitement
Parce que les effets secondaires sont trop intenses, trop longs ou trop contraignants : vous ne supportez plus votre traitement. Dans cette situation délicate, votre médecin est votre meilleur allié. Prenez rendez-vous avec lui afin d’envisager toutes les options thérapeutiques et de prendre une décision partagée

Attention : arrêter son traitement du jour au lendemain peut présenter un danger pour votre santé. Il est parfois nécessaire de réduire la dose par paliers avant de l’interrompre totalement.


Décrire son état de santé…


Dans un premier temps, sachez décrire précisément ce que vous vivez avec votre traitement :
  • Quels symptômes physiques ou émotionnels ressentez-vous ?
  • Parmi ces symptômes, lesquels ne sont plus supportables ?
  • Depuis quand ne les supportez-vous plus ? 
  • Est-ce l’intensité ou la durée de ces symptômes qui n’est plus supportable ? Ou bien est-ce parce que ces symptômes sont trop contraignants dans votre vie quotidienne ?
  • Vivez-vous cette situation depuis que vous avez commencé votre traitement ou est-ce que l’intensité ou la durée de ces symptômes a augmenté ces derniers temps ? Depuis quand ? 
  • Pouvez-vous identifier un lien avec la modification de la posologie de votre traitement ou d’un autre que vous prenez en parallèle, la prise d’un nouveau médicament ou un changement dans votre mode de vie ?


pour trouver une solution avec son médecin… 


Dans un second temps, exposez au médecin qui vous a prescrit ce traitement la situation que vous vivez sur la base de vos réponses précédentes. Vous pouvez aussi venir en consultation avec la liste écrite des questions suivantes : 
  • Est-ce que mes symptômes sont attendus ?
  • Y-a-t-il une explication ? Est-ce que cela signifie que ma maladie s’est aggravée ? Est-il possible qu’il y ait des doutes sur le diagnostic ?
  • Est-ce mes symptômes peuvent être passagers ? Si oui, quand puis-je espérer les voir disparaître ? Ou au contraire est-il possible qu’ils s’aggravent ?
  • Quelles sont les options possibles : réduire la dose, changer de traitement, prendre un médicament supplémentaire, subir une opération chirurgicale, faire appel à la médecine holistique ?
  • Si aucune option n’est envisageable, quelles seraient les conséquences de l’arrêt du traitement sur ma santé ? Comment arrêter le traitement ?
  • Suis-je éligible à des essais cliniques qui me permettraient de bénéficier d’un autre médicament ?

tout en connaissant ses droits en tant que patient.


Enfin, rappelez-vous de vos droits, en tant que patient :
  • droit de bénéficier du meilleur état de santé possible
  • droit à la prise en compte de la douleur
  • droit d’information sur son état de santé, les options thérapeutiques, leur coût et leurs éventuels effets indésirables
  • droit de refuser un traitement ou de l’interrompre à tout moment
  • droit de demander un second avis médical. Vous présentez peut-être une pathologie complexe qui nécessite l’expertise d’un spécialiste ou d’un hyper-spécialiste. Ces derniers peuvent vous recevoir à l’occasion d’une consultation physique ou bien via une plateforme en ligne comme deuxiemeavis.fr. Pour savoir comment identifier un médecin spécialiste de votre maladie, c’est >ici<.
  • droit de ne pas savoir, par exemple lors du diagnostic d’une maladie incurable. Seule exception : si la pathologie est transmissible et qu’elle peut nuire à d’autres personnes.
  • droit au refus d’acharnement thérapeutique et droit au laisser mourir dans la dignité.
Lorsque l’on se sent démunis face à la douleur ou l’incompréhension, il est essentiel de devenir acteur de sa santé. Cela signifie comprendre ce qui nous arrive, ne laisser aucune question non répondue et prendre une part active dans la stratégie thérapeutique qui nous concerne.

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