Orthopédie : 7 examens d’imagerie à connaître

Par Fanny Bernardon le 23 décembre 2019
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Avant de poser une prothèse de hanche, pour suivre l’évolution d’une scoliose ou réaliser une greffe osseuse dans le cadre d’un ostéosarcome, certains examens d’imagerie médicale sont clés. Echographie, IRM, scanner… ils permettent d’explorer toutes les structures de l’appareil locomoteur pour poser un diagnostic et élaborer le traitement le plus adapté.

Dans cet article, découvrez les 7 examens d’imagerie incontournables en orthopédie.


1 - L’échographie 

L’échographie est l’examen d’imagerie le plus simple, le plus rapide et le moins invasif. Il ne suscite aucune douleur et peut se pratiquer sur toutes les parties du corps. L’échographie utilise les ultrasons (des ondes sonores inaudibles à l’oreille humaine) pour visualiser l’intérieur du corps en temps réel, sur l’écran. Le médecin applique un gel sur la sonde qu’il va ensuite poser directement sur la peau au niveau de la zone à étudier.


2 - La radiographie

La radiographie utilise les propriétés des rayons X qui traversent les tissus à explorer et permettent d’obtenir des clichés en noir et blanc. L’examen est indolore mais les rayons X peuvent être nocifs si la dose est forte ou répétée. Il doit donc être évité si possible, et particulièrement en cas de grossesse. On utilise parfois un produit de contraste, par exemple l’iode ou le sulfate de baryum qui sont opaques aux rayons X, afin de faire ressortir certaines parties du corps sur les images. 


3 - Le scanner

Aussi appelé tomodensitométrie, le scanner utilise également les rayons X. A la différence de la radiographie, les clichés obtenus sont des images dites « en coupe » c’est-à-dire en 3D. Il est possible d’étudier chaque organe sans superposition avec les organes au voisinage. Concrètement, le scanner utilise un appareil en forme d’anneau qui irradie le patient. Celui-ci est allongé sur une table qui se déplace dans l’anneau. Un produit de contraste peut également être utilisé. Dans tous les cas, il est important que le patient reste immobile.


4 - L’IRM

L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) utilise un puissant champ magnétique afin d’obtenir des images très précises de l’intérieur du corps et aucun rayon. L’appareil ressemble à celui d’un scanner avec un long tunnel mais il fait beaucoup de bruit. L’examen dure aussi plus longtemps, entre 30 et 75 minutes, c’est pourquoi le manipulateur-radio reste vigilant vis-à-vis du patient qui ressent parfois une sensation d’oppression dans le tunnel. D’autre part, tous les objets métalliques doivent être enlevés pour réaliser une IRM (bijoux, piercing, prothèse osseuse, cathéter implanté, pacemaker…) car ils iraient s’aimanter sur la machine immédiatement. 


5 - La scintigraphie osseuse

La scintigraphie osseuse permet d’étudier les os et les articulations à l’aide d’un produit radioactif capté par un appareil. Celui-ci est injecté dans le bras par voie intraveineuse et se répand dans l’organisme jusqu’à 4 heures plus tard. C’est pourquoi les images sont prises à la fois immédiatement après injection, mais aussi plusieurs heures à distance via une caméra dite « gamma-caméra » ou « caméra à scintillation » qui se déplace sur le patient allongé.


6 - L’arthrographie

L’arthographie a pour but d’explorer les tissus mous (muscles, vaisseaux sanguins…), le cartilage et les ligaments, ainsi que leurs interaction avec les os, typiquement au sein d’une articulation. Elle utilise les rayons X et un agent de contraste. L’examen est réalisé sous anesthésie locale avec insertion d’une fine aiguille dans la zone et injection du produit de contraste


7 - Le TEP-scanner

Largement utilisé pour le diagnostic d’un cancer, le TEP-scan ou PET-scan est aussi indiqué en orthopédie pour visualiser le fonctionnement des organes. Le patient doit être à jeun de 6 heures lorsque le produit radioactif est injecté par voie intraveineuse dans le bras (iode radioactif, strontium…). La table sur laquelle est allongé le patient pénètre alors dans le scanner. L’examen peut durer jusqu’à 1h30.


Attention : chez la femme enceinte, l’échographie ou l’IRM doivent être privilégiées par rapport au scanner ou à la radiographie afin d’éviter d’exposer le foetus aux rayons X.

Il faut parfois combiner plusieurs examens d’imagerie pour obtenir les réponses aux questions posées. Par exemple, les résultats d’une échographie peuvent motiver la réalisation d’une IRM pour obtenir des images plus fines. En cas d’incertitude sur le traitement à entreprendre ou d’errance diagnostique, un deuxième avis médical peut être demandé. La plateforme deuxiemeavis.fr permet d’obtenir cet avis en 7 jours sur simple téléchargement du dossier médical et des images.



SOURCES : 
  • Société Française de Radiologie
    http://www.sfrnet.org/
  • Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
    http://www.lecrat.fr/

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