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L’histoire de Jean, 65 ans, souffrant d’un cancer de la prostate

Par Nathalie Torloting le 24 novembre 2017
Aujourd’hui, nous allons vous raconter l’histoire de Jean, qui souffre d’un cancer de la prostate.

Jean a 65 ans, il habite dans la région nantaise. Ancien expert comptable, il est aujourd’hui retraité et compte bien profiter de sa retraite pour assouvir sa passion de la voile.

Mais suite à une augmentation de son taux de PSA entre Juillet 2016 et Février 2017, on lui fait une biopsie prostatique. Le diagnostique tombe. Il souffre d’un cancer de la prostate, et plus précisément un adénocarcinome prostatique moyennement différencié avec un score de Gleason à 6.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, surtout après 50 ans. Les facteurs de risque principaux sont les antécédents familiaux de cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate fait l’objet d’un dépistage individuel proposé aux hommes à partir de 45-50 ans (selon l’existence de facteurs de risque ou non) consistant en un toucher rectal (permettant la palpation de la prostate à la recherche d’une masse tumorale) et en un dosage PSA (marqueur corrélé au volume prostatique).

Le médecin qui suit Jean, préconise une ablation totale de la prostate, assistée par robot/ordinateur.

Ablation totale…  Jean s’interroge, d’autant qu’il a conscience que la prostate est un sujet sensible compte tenu des enjeux d’impuissance et d’incontinence urinaire associés aux traitements. Dans ce contexte, il envisage de demander un deuxième avis qui lui permettra peut-être d’envisager d’autres choix thérapeutiques, car les traitements sont en effet multiples.

Sur le site de deuxiemeavis.fr, Jean peut poser sa question : est-ce que le traitement préconisé par son urologue est le plus pertinent (ablation totale de la prostate assistée par ordinateur) ? Il remplit alors un questionnaire très précis et télécharge ses examens.

Après analyse du dossier de Jean, c’est un éminent spécialiste en urologie qui lui répond, en 72h. Pour le spécialiste, les biopsies n'ont pas été faites en fusion d'image (biopsie ciblée fusion IRM) mais en échographie, ce qui risque de mal estimer le volume de la maladie.

Les cancers de la prostate GLEASON 6 n’étant pas agressifs et ne menaçant pas la vie des patients, il faut à son sens réévaluer la situation dans quelques mois avec une IRM multiparamétrique puis des biopsies en fusion d'image. Pour le spécialiste de deuxiemeavis.fr, si la lésion reste stable, on peut surseoir au traitement. Les cancers Gleason 6 sont des candidats à un protocole de surveillance active tel que préconisé par le comité de cancérologie de l'Association Française d'Urologie. Il pense donc qu’il faut se laisser un peu de temps et qu’il n'y a pas lieu de se précipiter pour une décision de traitement qui semble correspondre à un surtraitement pour le moment.

L’avis du médecin expert a été rassurant pour Jean qui comprend mieux sa situation, et les choix qui s’offrent à lui. Notamment, qu’il peut faire le choix entre surveiller ou bien traiter.

Jean va prendre le temps d’une décision. Souhaitons lui alors une « bonne continuation » pour la suite.
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