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Epilepsie chez l'adulte

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Mise à jour le 26 octobre 2016

  • Définition epilepsie chez l'adulte

    L’épilepsie désigne différentes affections du cerveau se manifestant par la survenue de crises épileptiques qui sont la traduction de décharges électriques anormales, synchronisées et intermittentes, de milliers de neurones, cellules nerveuses pouvant générer un "message" sous forme de courant électrique. Les neurones délivrant ces décharges sont situés dans une région plus ou moins localisée du cortex cérébral (zone la plus externe du cerveau), on parle de zone épileptogénique ou de foyer épileptogène.
    La décharge électrique se propage et peut se limiter à un territoire cérébral précis comme celui responsable de l'audition, celui de la vue ou encore celui du mouvement (l'épilepsie sera dite "partielle") mais elle peut également s'étendre à l'ensemble du cortex cérébral (l'épilepsie sera dite "généralisée").
    La crise épileptique survient en général de manière brutale et reste le plus souvent de courte de durée.

    On distingue deux grandes familles d'épilepsie. D'une part les épilepsies symptomatiques ou épilepsies secondaires dont on a clairement identifié la cause qui peut être d’ordre génétique, familiale, ou encore lésionnelle (c'est à dire résultant de lésions pouvant être dues à un traumatisme crânien, à une tumeur, à une méningite ou un abcès, à un toxique ou une drogue) et d'autre part les épilepsies maladie ou épilepsies primaires dont on ignore l’origine exacte. On classe ces épilepsies primaires en épilepsie idiopathique, lorsque la cause est totalement inconnue, ou en épilepsie cryptogénique, lorsqu'une cause est suspectée mais non avérée.

    D’une manière générale, on considère qu’une personne est épileptique lorsqu’elle a une prédisposition à faire des crises récurrentes sans que celles-ci soient expliquées formellement, c'est à dire en dehors d'une lésion visible à l'imagerie cérébrale ou d'une maladie responsable clairement identifiée.

    En France plus de 500.000 personnes souffrent d'épilepsie. On estime qu’environ 2 à 5% de la population fera un jour une crise convulsive. Néanmoins seul 0,5 à 1% de la population est touchée par l’épilepsie primaire et donc soumise à des crises à répétition.

    Dans plus de la moitié des cas, la maladie apparaît chez des patients jeunes. Certaines personnes ne connaîtront plus de crises d’épilepsie en vieillissant, alors que d’autres devront suivre un traitement tout au long de leur vie.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    Un deuxième avis est tout à fait indiqué dans le cadre de l’épilepsie compte tenu du profond retentissement de cette maladie sur la vie quotidienne. Vivre avec l’épilepsie ne signifie pas simplement de gérer les crises. Il faut savoir composer avec la maladie qui conditionne de manière notable les relations sociales, la vie professionnelle, les activités quotidiennes. Même les patients qui souffrent rarement de crises doivent toujours garder en tête cette potentialité. Cela nécessite de parfaitement connaître les différents aspects de la maladie, ses conséquences, les signaux annonciateurs d’une crise, les précautions à prendre, et les conseils pratiques susceptibles d’améliorer votre quotidien. Et surtout, il est indispensable de bien connaître votre traitement et les contraintes qu’il génère.… Pour toutes ces raisons, un second avis est nécessaire. Il vous permettra d’obtenir une réponse à toutes vos questions et de prendre part aux choix thérapeutiques de manière éclairée.

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    • Quel type de traitement est le plus adapté à mon cas ?
    • Pendant combien de temps devrais-je le suivre ?
    • Y a-t-il des effets secondaires ? De quelle nature sont-ils (physiques, comportementaux, cognitifs)? Peut-on les atténuer ?
    • Au bout de combien de temps saurais-je si le médicament fonctionne ?
    • Quelles chances ce traitement a-t-il de contrôler mes crises ?
    • Que dois-je faire si j’oublie de prendre mon médicament ?
    • Quel suivi dois-je mettre en place avec mon médecin ?
    • Dois-je informer mon entourage personnel et professionnel que je suis susceptible de faire de l’épilepsie ?

     Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez …

    Quels spécialistes consulter?

    Le neurologue est le médecin spécialiste des maladies du système nerveux. Il faut s'assurer de sa spécialisation dans l'épilepsie.

    Le neurochirugien est le chirurgien spécialisé dans les opérations touchant au système nerveux, cerveau, moelle épinière et nerfs. Sa compétence peut être requise lorsqu'une intervention est envisagée. Dans ce cas l'avis d'un médecin anesthésiste, responsable du bon déroulement de l'anesthésie lors de l'opération, sera nécessaire.

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  • symptômes epilepsie chez l'adulte

    Tous les épileptiques n’ont pas nécessairement de convulsions au moment d’une crise. Mais la crise convulsive est certainement l’un des symptômes les plus impressionnants de cette maladie.

    Les crises généralisées se manifestent par une perte de connaissance brutale, sans signe avant-coureur, généralement suivi d'une chute. La résolution est le plus souvent spontanée en moins de cinq minutes.
    La crise est dite tonico-clonique lorsque l'on oberserve un raidissement généralisé (phase tonique) suivi de gesticulations anormales ou de spasmes (phase clonique). La morsure de langue au moment de ces crises est typique mais son absence ne doit pas faire éliminer le diagnostic.

    Les crises généralisées sont majoritairement idiopathiques, c'est à dire sans cause connue.

    Les crises partielles peuvent quant à elles provoquer une grande variété de signes, directement en lien avec les nombreuses aires cérébrales potentiellement impliquées. Peuvent être constatés des hallucinations auditives ou visuelles, des mâchonements, une modification de la voix ou encore des contractions musculaires localisées à l'origine de gestes stréréotypés.

    Les crises partielles sont fréquemment liées à une lésion cérébrale sous jacente chez l'adulte. Elle doit être activement recherchée.

    Chez les personnes souffrant d'épilepsie, la survenue d'une crise est souvent due à un état de fatigue inhabituel, un manque de sommeil, un état anxieux, la consommation d'alcool ou son sevrage.

    Les complications possibles sont liées à la répétition des crises et son retentissement fonctionnel.

    Plus rarement la crise généralisée tonico-clonique peut se prolonger anormalement, on parle d'état de mal épileptique, et nécessiter une prise en charge spécialisée en urgence.

  • Diagnostic epilepsie chez l'adulte

    L'épilepsie est évoquée devant la répétition de crises semblables ou une première crise évocatrice.

     

    Le diagnostic est confirmé par l'électroencéphalogramme (EEG), examen mesurant et enregistrant l'activité électrique du cerveau, au repos, en veille et parfois sous différentes stimulations.

    Une imagerie cérébrale par technique d'imagerie par résonance magnétique (IRM) ou tomodensitométrie (TDM ou Scanner) est indispensable afin de rechercher une lésion sous jacente et une épilepsie secondaire, notamment en cas d'épilepsie partielle. Selon le type et la sévérité de la crise elle pourra être réalisée en urgence ou en différé après une première crise.

     

  • Traitement epilepsie chez l'adulte

    Le choix du traitement dépend :

    • Du type de crise (symptomatique, idiopathique ou cryptogénique)

    • De la fréquence et de l’intensité des crises

    • De l’âge du patient,

    • De ses antécédents familiaux et de son état de santé général.

    Les médicaments anti-épileptiques. Il existe de nombreux médicaments contre l‘épilepsie. Généralement, ils ne sont pas proposés après la première crise, car une personne peut très bien produire une crise et ne plus jamais en refaire. Mais à partir de la deuxième crise, il convient d’envisager un traitement. Le médecin prescrit les anti-épileptiques en fonction de la nature de l’épilepsie diagnostiquée et de son intensité. Ce sont des traitements qui sont généralement prescrits sur plusieurs années. Ils ne vous rendront pas moins susceptible de produire des crises, mais au moins ils diminueront leur intensité et leur fréquence. De nouveaux médicaments sont régulièrement conçus. Même s’ils ont de bonnes chances de réussite, les anti-épileptiques ne fonctionnent pas toujours. Le patient peut alors avoir besoin de recourir à d’autres formes de thérapies.

    La stimulation électrique. Le nerf vague est le plus long des nerfs du crâne. Il relie le cerveau à de nombreux organes du corps. Les crises épileptiques peuvent réduire lorsque le nerf vague est stimulé par des influx électriques, de façon intermittente. Une intervention chirurgicale est nécessaire pour implanter, sous la peau, vers la poitrine, un petit générateur d’influx électriques. Un inconvénient toutefois: la pile du générateur ne dure que 6 ans environ. Au terme de cette période, il faut refaire une intervention chirurgicale pour remplacer l’appareil.

    La neurochirurgie. Pour les patients qui résistent aux traitement médicamenteux, et dont l’épilepsie est particulièrement invalidante, il existe une possibilité de faire un traitement neurochirurgical. Ce traitement consiste à retirer ou détruire la partie du cerveau d’où provient la décharge initiale. C’est ce qu’on appelle la région épileptogénique du cerveau. Cela implique donc de l’avoir parfaitement identifiée et localisée. C’est rendu possible grâce aux progrès de l’imagerie médicale. Moins d’un millier de patients sont opérés chaque année en France.

     

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