Anti douleurs, corset, attelle, rééducation… les traitements non chirurgicaux en orthopédie

Par Fanny Bernardon le 16 décembre 2019
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Face à un problème lié au système musculo-squelettique (os, muscles, articulations, tendons…), la chirurgie n’est généralement envisagée qu’en dernier recours. En effet, en orthopédie et dans les autres spécialités médicales, on essaie toujours d’éviter au patient une intervention qui pourrait nécessiter une anesthésie générale et entraîner des complications et parfois des séquelles sur le long terme.

Découvrez les 3 approches thérapeutiques non chirurgicales que l’on peut vous proposer en orthopédie.


1 - Les anti douleurs et autres médicaments

Les traitements médicamenteux sont une première stratégie pour certains problèmes orthopédiques et peuvent aussi être utilisés en parallèle d’autres approches. 

Il peut s’agir de diminuer la douleur (visée antalgique), de supprimer la douleur (visée analgésique), d’empêcher la survenue attendue d’une maladie ou de limiter sa progression (visée préventive) ou encore de guérir la maladie (visée curative).

Concrètement, les médicaments peuvent être pris de différentes manières : per os (par la bouche), en patch, en injection intraveineuse ou par infiltration. Par exemple, pour limiter la progression d’une arthrose (maladie de l’articulation associée à une diminution du cartilage qui provoque des douleurs), on injecte des facteurs de croissance dans l’articulation ou de l’acide hyaluronique. Les corticoïdes, comme la cortisone, sont aussi couramment prescrits par voie orale ou par injection dans l’articulation dans les cas sévères.


2 - Corset, attelle : le matériel orthopédique

Pour les luxations, entorses, fractures mais aussi en cas de déformation (scoliose, hallux valgus, métatarsalgies), du matériel orthopédique peut être porté pendant un temps, soit avant une chirurgie (dans le but de l’éviter), soit après une chirurgie. Il existe 2 types de matériel orthopédique :
  • les orthèses. Un corset servira à maintenir la colonne vertébrale et une attelle à empêcher une articulation de bouger. Il en existe une multitude de formes et de matières qui impactent plus ou moins le quotidien de la personne.
  • les fixateurs externes, par exemple suite à un traumatisme important du bassin avec fracture. Il s’agit de fixer les os à l’aide de broches métalliques implantées dans l’os à travers la peau et reliées à l’extérieur du membre par une barre. Ce matériel dit d’ostéosynthèse est installé sous anesthésie générale.
Enfin, certains appareils comme un fauteuil roulant, une canne ou des béquilles facilitent le déplacement de patients dont la mobilité est réduite temporairement ou sur le long terme.


3 - La rééducation 

La rééducation s’effectue avec un professionnel de santé paramédical : le kinésithérapeute, sur prescription du médecin. L’objectif peut être de diminuer la douleur ou de récupérer la fonction et l’amplitude de l’articulation. Après la pose d’une prothèse, la rééducation permet de s’habituer à vivre avec la prothèse et connaître les mouvements à ne pas faire.

Si l’intervention chirurgicale est parfois une urgence en orthopédie (pour une fracture ouverte et déplacée par exemple), il existe dans les autres cas un grand nombre d’options thérapeutiques. Prenez le temps de les évaluer avec votre médecin avant d’envisager une chirurgie. Prendre un deuxième avis médical pourra également vous apporter un second éclairage sur votre situation et vous aider à prendre une décision sereinement sur votre santé. 



SOURCES : 
  • Association de Lutte Antirhumatismale
    https://www.aflar.org/
  • Société Française de Radiologie
    http://www.sfrnet.org/sfr/
  • Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologie
    http://www.sofcot.fr/
  • Hôpitaux Universitaires de Genève
    https://www.hug-ge.ch/

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