3 manières d’éviter ou de retarder une chirurgie orthopédique

Par Fanny Bernardon le 15 octobre 2019
orthopédie chirurgie
Les maladies relevant de la spécialité de l’orthopédie sont extrêmement variées : fractures, entorses et luxations bien sûr, mais aussi ostéoporose, tumeurs osseuses, hernies discales et pathologies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde. Elles peuvent toucher tout un chacun mais certaines populations sont davantage à risque que d’autres.

Découvrez comment prévenir ou repousser une opération chirurgicale en agissant sur les facteurs de risque connus ou en adoptant des comportements sains au quotidien.

Chez les enfants : éduquer en toute sécurité

Certes, c’est en tombant que l’on apprend. Mais il est préférable d’éviter les gros bobos comme une fracture, une entorse ou une luxation. Surtout si celle-ci est complexe (fracture ouverte ou déplacée par exemple) et nécessite une chirurgie. Une atteinte de la main peut même relever de l’urgence chirurgicale car les lésions sont parfois irréversibles

Alors comment éviter de se retrouver aux urgences ? Tout d’abord en choisissant avec votre enfant des activités ludiques et sportives adaptées à son âge et bien encadrées. L’équipement et les protections, ensuite, sont indispensables. Enfin, informer votre enfant reste le meilleur moyen pour à la fois l’autonomiser et prévenir un traumatisme chez lui ou chez les enfants avec qui il interagit. Il s’agit de poser des limites tout en expliquant pourquoi il ne faut pas les dépasser, à la fois pour lui et pour les autres. 

Chez les sportifs : vigilance constante

Le sport, c’est la santé… ou presque ! Les sports de glisse sont fréquemment le siège de traumatismes plus ou moins graves au niveau des membres (bras, jambes, mains) ou de la colonne vertébrale (rachis)… Il faut donc faire preuve de la plus grande vigilance, d’autant plus que ce sont souvent des activités d’extérieur et donc soumis aux aléas climatiques

Les sports aquatiques (planche à voile, surf, bodyboard, bodysurf, kitesurf, hydrospeed, rafting, canyoning…) et les sports de montagne (ski, snowboard, randonnée...) ne doivent être pratiquées que lorsque les conditions météorologiques le permettent, ce qui nécessite une certaine expérience. En cas de doute, il est impératif de demander à un expert si toutes les conditions de sécurité sont réunies pour la pratique. Car il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

Chez les personnes âgées : agir sur les facteurs de risque connus

Les séniors sont une population particulièrement à risque de subir une opération chirurgicale, pour bon nombre de raisons. Tout d’abord, la prévalence de certaines maladies augmente avec l’âge. La chirurgie est souvent le traitement de dernier recours pour ces pathologies, lorsque les symptômes deviennent trop sévères et résistent aux traitement disponibles. A titre d’exemple, la polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire auto-immune provoquant un gonflement de l’articulation, des douleurs et une limitation de l’amplitude articulaire qui peuvent être traités en dernier recours par la chirurgie. 

La sédentarité, le surpoids et l’obésité augmentent aussi avec l’âge. Or on sait que ce sont des facteurs de risque d’arthrose (douleur des articulations à cause d’une dégradation du cartilage) et de lombalgies (douleurs dans le bas du dos). Le diabète de type 2, lui-même causé par ces facteurs de risque, peut nécessiter une opération chirurgicale dans les cas les plus graves comme celui du pied diabétique (destruction du tissu du pied). 

Enfin, les plus âgés sont particulièrement sujets aux chutes, entraînant divers traumatismes comme les fractures qui sont bien plus lentes à guérir que chez les plus jeunes.

Si certaines pathologies orthopédiques échappent à notre contrôle (tumeur osseuse par exemple), d’autres sont précisément le résultat de nos comportements quotidiens, qu’ils soient de l’ordre de l’alimentation, de l’activité physique et sportive ou de la prise de risque (accident de la route suite à la prise d’alcool ou de drogue, traumatisme dans un contexte de danger climatique). Vous pouvez donc, dans une certaine mesure et autant que possible, être acteur de votre santé ! 

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