L’insémination artificielle en 4 questions

Par Philippine Picault le 19 août 2020
insémination artificielle

L’insémination artificielle est une technique de procréation médicalement assistée qui consiste à déposer les spermatozoïdes dans le fond de la cavité utérine pour faciliter leur rencontre avec un ovule.

Qui peut y prétendre ? Comment se déroule l’insémination ? Quelles sont les chances de réussite ? Y a-t-il des risques ?

Dans cet article, on vous dit tout sur l’insémination artificielle !

 

Quand faire une insémination artificielle ?

L’insémination artificielle n’est pratiquée que sur indication médicale après avoir effectué un bilan de fertilité.

Le recours à cette technique peut répondre à une infertilité, notamment dans les cas d’altérations légères du spermogramme, d’une pathologie au niveau du col de l’utérus, d’infertilité inexpliquée, d’endométriose légère, …

Une insémination avec le sperme d’un donneur peut être utilisée lorsque l’homme présente certaines pathologies comme l’absence de spermatozoïdes (azoospermie), l’impuissance ou en cas de certaines maladies héréditaires.

 

Comment se déroule une insémination artificielle ?

Le traitement par insémination artificielle comporte 3 grandes étapes successives :

1. la stimulation ovarienne par traitement hormonal. Elle permet le développement de plusieurs ovocytes au même moment afin d’optimiser les chances de grossesse.

2. le prélèvement du sperme. Le sperme utilisé peut être celui du conjoint, on parle alors d’IAC, ou celui d’un donneur, on parle alors d’IAD. Dans les deux cas, les meilleurs spermatozoïdes sont sélectionnés en laboratoire.

3. l’insémination. Cette étape indolore est réalisée au moment de l’ovulation. Les spermatozoïdes sélectionnés sont déposés dans l’utérus par un fin cathéter. Dans certains cas, le sperme est injecté dans le col utérin.

Quelques jours après, une prise de sang sera faite pour doser l’hormone de grossesse

 

Insémination artificielle : quelles sont les chances de tomber enceinte ? 

Le taux de succès de l’insémination artificielle dépend de plusieurs facteurs : l'âge de la femme, les causes de l'infertilité, les facteurs génétiques, la qualité du sperme, des ovocytes…

En moyenne, le taux de réussite de l’insémination artificielle par cycle de traitement est de 12%. Le taux de réussite cumulé à six cycles approche les 50%.

Généralement, entre 3 et 6 cycles de traitements sont proposés. En cas d’échecs répétés, il est possible d’avoir recours à une fécondation in vitro (FIV) ou à une micro-injection (ICSI).

Après 37 ans, le taux de réussite baisse de telle sorte que parfois une FIV est proposée en première intention.

 

Quels sont les risques d’une insémination artificielle ?

En cours de traitement, il est fréquent que les femmes ressentent plusieurs effets indésirables mais sans gravité (bouffées de chaleur, douleurs abdominales, nausées, vomissements, ...). Certaines complications peuvent conduire à une hospitalisation, c’est le cas du syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO).

Le recours à l’insémination artificielle peut entraîner d’autres risques comme une infection ou des grossesses multiples.

Avant d’entreprendre une insémination artificielle, comme pour tout autre recours à une technique de PMA, un deuxième avis médical peut être utile pour vous conforter dans votre décision ou vous éclairer sur d’éventuelles alternatives. N’hésitez pas à en parler à votre médecin !

 

 

SOURCES :

  • CHU de Liège, Insémination intra-utérine
    http://cpma-ulg.be/les-traitements/linsemination/insemination-iac/
  • Centre de fertilité, L'Assistance Médicale à la Procréation (AMP)
    http://fertilite-bichat.aphp.fr/
  • Inserm, Assistance médicale à la procréation (AMP)
    https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/assistance-medicale-procreation-amp

 

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