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icône de la maladie "Kyste du tractus thyréoglosse"Kyste du tractus thyréoglosse

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Fiche d'information

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Qu'est-ce qu'un kyste du tractus thyréoglosse ?

Le kyste du tractus thyréoglosse est lié à la persistance du canal thyréoglosse, qui est l'ébauche embryologique de la thyroïde. Ce canal normalement s'oblitère après avoir servi à la formation et la migration de la thyroïde, glande en forme de papillon située au niveau du cou devant le larynx (tuyau respiratoire qui précède la trachée). Dans le cas contraire, le canal peut se transformer en kyste, qui est une malformation liquidienne (une sorte de boule) qui se manifeste alors par une masse palpable.

Ce kyste d'origine embryonnaire peut être inapparent pendant plusieurs années. Lorsqu'il augmente de volume, il devient visible à la partie antérieure du cou. Il n'y a jamais de disparition spontanée, mais il peut varier de taille.

Le risque évolutif principal est lié à la survenue d'une surinfection, pouvant entraîner un abcès avec un risque d'ouverture (appelé fistulisation) à la peau. Ce kyste peut être aussi responsable de douleur et d’une difficulté à la déglutition. Ces épisodes de surinfection une fois débutés ont tendance à se répéter.

La survenue d'une cancérisation du kyste du tractus thyréoglosse est une éventualité extrêmement rare et tardive.

Il s’agit d’une pathologie relativement fréquente. Elle représente 40 % des malformations de la zone cervicale (zone où se trouvent les éléments anatomiques du cou).

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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour un kyste du tractus thyréoglosse ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour un kyste du tractus thyréoglosse ?

Il s'agit d'une malformation très fréquente et qui peut-être diagnostiquée assez tôt. Comme elle est située dans une zone proche de la pomme d'Adam, on peut ne pas y faire attention, avec un risque de surinfection ultérieur.

L'échographie systématiquement réalisée permet d'éliminer des diagnostics différentiels dont la prise en charge serait différente, comme un kyste épidermique (kyste formé à partir de la peau et non de la thyroïde) ou un ganglion.

Enfin, il existe un risque de récidive si l'opération n'a pas retiré tout le kyste la première fois ou un risque de complication infectieuse. Ainsi, un deuxième avis peut être intéressant pour toutes les raisons citées précédemment.

Quelles sont les questions les plus fréquemment posées pour un kyste du tractus thyréoglosse ?

  • Faut-il opérer le kyste ? Faut-il attendre d’être à distance d’une infection ? Le kyste peut-il se résorber spontanément ?
  • Cela représente-t-il un geste opératoire important ? Quelles en sont les conséquences ?
  • Est-on sûr de mon diagnostic ?
  • Quelles sont les complications potentielles de l'opération ?
  • Quels sont les risques de récidive ?
  • Quelles sont les suites post-opératoires ?
  • A-t-on éliminé les potentiels diagnostics différentiels ?

Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.

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Quels sont les spécialistes du kyste du tractus thyréoglosse ?

Les spécialistes à consulter sont le chirurgien ORL ou le chirurgien pédiatrique ORL, s’il s’agit de la prise en charge d’un enfant.

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Quels sont les symptômes d'un kyste du tractus thyréoglosse ?

Le kyste se manifeste par une masse palpable, situé haut dans le cou et plutôt en dessous du menton. Il est mobile à la palpation de droite à gauche et on peut le sentir remonter à la déglutition ou lorsque l’on tire la langue. Il est typiquement médian ou paramédian, ferme, indolore en l’absence d’infection. Parfois la pression de la masse peut faire apparaître un gout amer dans la bouche.

Il arrive que le kyste puisse s'infecter et créer des douleurs, éventuellement de la fièvre avec une zone inflammatoire locale (rougeur, chaleur, masse indurée). Une communication avec la peau peut parfois se créer (kyste fistulisé), et du liquide peut en sortir. Dans d’autres cas, il peut y avoir la formation d'une croûte qui guérit mal.
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Comment diagnostiquer un kyste du tractus thyréoglosse ?

Comme il s'agit d'une malformation embryologique, le kyste est souvent - mais pas toujours- diagnostiqué tôt, en général avant 5 ans, mais il peut se manifester plus tardivement, par exemple lors d’épisodes de surinfections.

L'examen de référence permettant le diagnostic est l'échographie : elle permet d'obtenir une vision en deux dimensions des tissus sous la peau et de caractériser l’aspect du kyste (dur, mou, liquidien).
Cet examen permet aussi de vérifier la présence de la thyroïde en position normale. En effet, bien que cela soit rare, le seul tissu thyroïdien restant peut être représenté par le kyste (ce qu’on appelle une thyroïde ectopique). Pratiquer l’ablation chirurgicale du kyste peut alors exposer à un traitement substitutif par hormone thyroïdienne toute la vie. Il faut donc le savoir avant pour vous en informer.

Le scanner ou l’IRM n’ont pas d’intérêt.

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Comment soigner un kyste du tractus thyréoglosse ?

L'abstention thérapeutique avec surveillance peut être proposée pendant un certain temps, mais il est préférable d'effectuer l'exérèse du kyste avant un épisode de surinfection.
Le traitement de référence est la chirurgie qui est très codifiée. Le but de cette intervention est de retirer en totalité le kyste et les restes du canal embryonnaire à l'origine de la pathologie. Le trajet fistuleux peut descendre vers le bas jusqu'à la glande thyroïde, et vers le haut jusqu'à la base de la langue.
Le geste est effectué sous anesthésie générale par une petite incision cervicale horizontale, en regard ou à distance du kyste, souvent dans un pli du cou, rendant ainsi esthétiquement discrète cette incision.

Un drain peut être mis en place pendant 24 à 48 h. La durée de l'hospitalisation et les soins post-opératoires sont précisés par le chirurgien.

Suite à l’opération, le patient peut connaître des risques immédiats : pendant quelques jours l'alimentation peut être un peu douloureuse, de même que les mouvements du cou, nécessitant des médicaments contre la douleur. Un saignement post-opératoire peut survenir, aboutissant à la formation d'un hématome du cou, pouvant entraîner une gêne respiratoire et nécessiter une nouvelle intervention. Il existe également des risques secondaires à l’opération : à plus long terme, la qualité de la cicatrisation peut se détériorer avec apparition d'une cicatrice épaisse (dite "chéloïde"), surtout si le kyste était ouvert à la peau en préopératoire. On peut voir aussi une modification des reliefs du cou dans la région opérée. Enfin, même après une intervention bien réalisée, il existe un risque de récidive pouvant se manifester par un suintement, une surinfection au niveau de la cicatrice, ou la réapparition d'une tuméfaction imposant parfois un nouveau geste chirurgical.

Il faut cependant retenir que l'hémorragie préopératoire importante ou la plaie des voies aériennes sont rarissimes. De même exceptionnellement, en cas de kyste volumineux surinfecté et latéralisé, on peut observer une complication nerveuse responsable d'une diminution de la mobilité de la langue.

Mise à jour le 27/04/2021 - Revue par le Professeur Christian Debry

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