6 situations dans lesquelles demander un deuxième avis

Par Fanny Bernardon le 18 février 2019
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Certaines disciplines obéissent à des règles immuables : en mathématiques, 2 et 2 font 4, peu importe votre âge, votre patrimoine génétique ou votre régime alimentaire. La médecine, elle, n’est pas une science exacte. Certaines situations médicales sont plus complexes que d’autres, que ce soit concernant leur diagnostic ou leur traitement. De plus, les particularités propres à chaque patient, comme ses antécédents médicaux ou son mode de vie, peuvent influencer sa prise en charge dans le cadre d’une médecine de plus en plus individualisée.


Voici 6 situations dans lesquelles un deuxième avis est judicieux.

1 - Lorsque le diagnostic se fait attendre


La période au cours de laquelle un patient attend son diagnostic peut parfois se compter en années : on parle alors d’errance diagnostique. Cette phase peut être source d’anxiété, de frustration et de crispation. L'errance diagnostique est particulièrement courante en cas de maladie rare, définie en France comme une pathologie affectant moins de 30 000 personnes. Solliciter un second avis peut être décisif, car aucun médecin ne peut être spécialiste de toutes les maladies, et a fortiori de toutes les maladies rares.

2 - Après le diagnostic d’une maladie rare


On dénombre plus de 7000 maladies rares. Chacune présente une grande diversité de symptômes cliniques, qui peuvent varier d’un patient à l’autre au sein de la même pathologie. De plus, la majorité des maladies rares sont aussi des maladies orphelines, c’est-à-dire que l’on ne dispose d’aucun traitement curatif à l’heure actuelle. Comprendre sa pathologie et bénéficier d’un accompagnement par un hyper-spécialiste est un enjeu pour ces patients.

3 - Avant une chirurgie


Quand ? Par quelle technique ? Au prix de quels risques ? De quelles séquelles ? La perspective d’une opération chirurgicale suscite de nombreuses questions. Vous pouvez, à ce titre, consulter nos 10 conseils avant de se faire opérer. Le patient peut ressentir le besoin d’être rassuré sur la nécessité de l’intervention. Un certain nombre de paramètres lui sont parfois laissés libre de choix, comme le délai avant l’opération. Dans ces situations, un deuxième avis apporte des informations supplémentaires qui pourront guider et sécuriser le patient dans son parcours de soins. Seule une urgence chirurgicale ne rentre pas dans le cadre d’un deuxième avis car rien ne doit retarder l’intervention.

4 - Lorsqu’un nouveau traitement lourd est envisagé


Un traitement contraignant au quotidien, impliquant des déplacements à l’hôpital fréquents par exemple, ou entraînant des effets secondaires douloureux, invalidants, qui dégradent la qualité de vie mérite d’être évalué soigneusement avant d’être entrepris. Un deuxième avis peut permettre de confirmer sa nécessité et donc de favoriser l’adhésion du patient, ou bien de proposer d’autres alternatives.

5 - Lorsqu’il n’y a pas ou plus de traitement possible


Dans cette situation bouleversante qui paraît sans issue, lorsqu'il n'y a pas ou plus de traitement proposé, il est essentiel pour le patient d’avoir la certitude d’avoir mis toutes les chances de son côté en ayant exploré toutes les options possibles.

6 - Dans toute situation où vous en ressentez le besoin


Vous souhaitez obtenir un deuxième avis ? Vous n’avez pas à vous justifier. C’est votre droit en tant que patient, que l’avis soit donné au cours d’un entretien physique avec un médecin ou via une plateforme en ligne comme deuxiemeavis.fr. Cela sera l’occasion de poser toutes vos questions à un autre professionnel de santé, d’obtenir un nouvel éclairage et peut-être de nouvelles voies, et surtout de pouvoir échanger avec votre équipe traitante en étant plus éclairé et informé.

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