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Amblyopie

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Mise à jour le 29 avril 2020 - Revue par Professeur Alain Pechereau

  • Définition amblyopie

    L’amblyopie est une atteinte de la fonction de discrimination de l’œil. Dans le langage courant, on l’appelle “œil paresseux” ce qui est faux. Il n’y a jamais d’œil paresseux, nous y reviendrons.

    Cette atteinte a pour conséquence une baisse définitive de l’acuité visuelle si un traitement efficace n’est pas mis en place durant les premières années de vie (avant 6 ans). L’amblyopie a d’autres conséquences : perte des repères spatiaux, atteinte de la vision binoculaire (sens du relief), etc.

    L’amblyopie est l’expression clinique d’un défaut de maturation des cellules du cortex visuel pendant les premières années de vie (période critique : avant 6 ans). La période critique est une période qui va de l’âge de 3 mois à l’âge de 10 ans. C’est une période où les cellules visuelles sont sensibles à un défaut du signal visuel. C’est également la raison pour laquelle le traitement doit être entrepris le plus tôt possible dans la vie. Pour que ces cellules du cortex visuel se mettent en place, il faut qu'elles reçoivent un signal de bonne qualité et identique en provenance des deux yeux. Si tel n’est pas le cas, une amblyopie peut apparaître.

    L’amblyopie peut être divisée en deux types :

    • Les amblyopies passives :
    Elles touchent les deux yeux. Elles s’accompagnent d’une baisse d’acuité visuelle bilatérale. Elles sont le plus souvent dues à une amétropie (hypermétropie, myopie ou astigmatisme) bilatérale et importante. Dans ce cas, elles guérissent assez rapidement avec un traitement adéquat. Elles peuvent être également dues à une cataracte bilatérale, une malformation bilatérale de la cornée, etc.
    • Les amblyopies actives :
    Elles sont liées à un conflit au niveau du cortex visuel comme un strabisme, une anisométropie (défaut optique différent entre les deux yeux), une cataracte unilatérale, etc. Il faut bien comprendre que l’amblyopie est une réponse “excessive” à une situation conflictuelle, c’est pourquoi le terme d’œil paresseux est particulièrement inadéquat. Le traitement des amblyopies actives est simple et en général efficace. Il nécessite de suivre les règles de façon stricte et prolongée.

    Cette pathologie concerne 3 à 5 % des enfants de moins de 6 ans et est rarement retrouvée chez les nourrissons de moins de six mois sauf causes organiques (cataracte, glaucome, etc.).

    Un strabisme (l’axe visuel de chaque œil n’est pas orienté vers le même objet d’attention) est également évocateur d’une amblyopie. L’amblyopie peut être également favorisée par plusieurs facteurs comme les antécédents familiaux (parents, frères et sœurs) de strabisme et d’hypermétropie. D’autres facteurs sont également retrouvés : une prématurité, un petit poids de naissance, tous troubles oculomoteurs congénitaux (nystagmus), toutes anomalies organiques d’un ou des deux yeux, etc.

    Un bilan ophtalmologique contributif peut être réalisé dès les premiers jours de vie et un traitement efficace mis en place dès cet âge-là. C’est pourquoi, il faut amener les enfants à consulter dès que l’on a des doutes sur l’état ophtalmologique de son enfant. Un strabisme permanent n’est jamais normal. Un strabisme intermittent n’est pas normal après l’âge de 6 mois. Dans tous ces cas, un bilan ophtalmologique doit être réalisé par un ophtalmologiste s’intéressant à l’enfant.
    Ni de l’opticien, ni l’orthoptiste n’ont les compétences pour le faire.

  • Intérêt d'un deuxième avis ?

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    L’amblyopie est une pathologie non-symptomatique et qui touche les enfants en bas âge. Elle est donc extrêmement difficile à diagnostiquer et les diagnostics différentiels sont multiples (avec le strabisme par exemple). Un deuxième avis permettra donc d’affirmer avec certitude le diagnostic et de mettre en place le traitement le plus approprié.

    En outre, traiter la maladie le plus tôt possible est primordial afin qu’il n’y ait pas de séquelle au niveau du cortex visuel. Un deuxième avis contribuera à diagnostiquer le plus précocement possible l’amblyopie et donc d’éviter les séquelles non-traitables à long terme.

    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

    • Comment savoir si mon bébé, qui ne peut donc pas encore s’exprimer, est atteint d’amblyopie ?
    • Quel est le traitement le plus approprié ?
    • Quels sont les bénéfices/risques des techniques de mesure de la réfraction ?
    • Quelle est la part de l'orthoptie dans le diagnostic et le traitement ?
    • Comment être sûr qu’il s’agit bien d’une amblyopie et non d’un simple strabisme ?
    Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.

  • Deuxiemeavis.fr c'est quoi ?

    Deux avis valent mieux qu'un

    Que vous soyez patient ou médecin, deuxiemeavis.fr vous permet d'obtenir l'avis d'un médecin expert en moins de 7 jours alors que les délais de consultation peuvent excéder parfois 6 mois.

    Un deuxième avis médical auprès d'un médecin référent dans votre problème de santé peut vous permettre d'approfondir les avantages et inconvénients de votre traitement et parfois d'identifier des alternatives. Un patient plus informé et qui participe au choix de son traitement a généralement de plus grandes chances de guérison.

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  • Quels spécialistes consulter ?

    Le spécialiste de l’amblyopie à consulter est un ophtalmologue.

  • Symptômes amblyopie

    L’amblyopie est le plus souvent unilatérale, c’est pourquoi elle passe le plus souvent inaperçue. Seule une mesure de l’acuité visuelle permet d’en faire le diagnostic.

    C’est la raison pour laquelle la majorité du temps, l’enfant ne réalise pas qu’il est atteint : il a un comportement parfaitement normal pour un œil non averti.

    Il est plus facile de diagnostiquer une amblyopie chez les enfants plus âgées dès qu’ils coopèrent à une mesure de l’acuité visuelle.

  • Diagnostic amblyopie

    Seul un bilan ophtalmologique permet de poser le diagnostic d’amblyopie et d’en trouver l’origine précise. L’orthoptiste apporte des informations complémentaires.

    Chez le tout-petit, c’est l’évaluation du comportement visuel (les deux yeux ouverts, l’œil droit seul ouvert puis l’œil gauche seul ouvert) qui va permettre de faire le diagnostic. Le bébé-vision n’a pas fait la preuve de sa supériorité sur un examen clinique bien conduit.

    A l’âge verbal, une mesure plus précise de l’acuité visuelle est possible.

    Deux examens complémentaires sont obligatoirement réalisés dès le début de la prise en charge :

    • Une mesure de la réfraction : elle se fait sous cycloplégique (gouttes) grâce à un auto-réfractomètre. Elle permet de prescrire la correction optique (lunettes) qui est le socle du traitement.
    • Un fond d’œil : Il est impératif de vérifier l’intégrité des deux yeux par cet examen. Un certain nombre d’amblyopie sont causées par d’autres maladies nécessitant une prise en charge spécifique.

  • Traitement amblyopie

    Le traitement de l'amblyopie est basé sur des principes simples :

    • Égaliser la qualité des images des deux yeux et faire qu’elles soient de la meilleure qualité possible. C’est le but du port de la correction optique (lunettes). On comprend que l’on a tout intérêt à ce que cette amélioration soit permanente. L’enfant devra donc porter ses lunettes en permanence.
    • Rompre le conflit et donner un avantage à l’œil amblyope. Nous avons vu que l’origine de l’amblyopie était un conflit entre les images provenant des deux yeux. La meilleure méthode pour rompre ce conflit est de le supprimer. Le moyen le plus simple est l’occlusion (cache) du bon œil. Celle-ci rompt le conflit et donne un avantage à l’œil amblyope. On comprend aisément que dès qu’on enlève le cache, le conflit réapparaît. La conclusion est simple : l’occlusion doit être portée en permanence.
    Dès que la vision de l’œil s'améliorera de façon satisfaisante des adaptations thérapeutiques seront effectuées : surcorrections optiques unilatérales ou alternantes, pénalisations pharmacologiques et filtres Ryser. Toutes ont leurs avantages et leurs inconvénients qui doivent être discutés avec le médecin.

    Il faut cependant avoir en tête que si l’on peut guérir l’amblyopie, les causes de l’amblyopie perdure. Elle peut donc récidiver. De ce fait, un traitement devra être laissé en place pendant de longues années (5 ans). Plus le traitement a été mis en place de façon tardive, plus la récupération a été lente, plus le traitement devra être prolongé. La correction optique doit être vérifiée régulièrement.

    Ce traitement a quelques inconvénients qui doivent être discutés avec le médecin.

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