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Maladies tropicales et de retour de voyage

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Mise à jour le 14 mai 2020

  • Définition maladies tropicales et de retour de voyage

    Les voyages en zone tropicale exposent à de nombreuses maladies infectieuses dites « tropicales ».

    Les pathologies digestives de type « diarrhées » sont les principales infections contractées lors de voyage en zone tropicale. Les infections pulmonaires, cutanées ou généralisées (telles que le paludisme) sont également fréquemment associées aux maladies tropicales.

    Les risques seront différents selon les régions tropicales visitées (l’Afrique sub-Saharienne et l’inde étant particulièrement à risque), la durée et la période du voyage. Les conditions de vie lors du séjour sont importantes : zone rurale, niveau d’hygiène du logement, activités réalisées, type de nourriture, suivi des recommandations aux voyageurs.

    Certaines infections peuvent engager le pronostic vital : en particulier le paludisme (qui est toujours à évoquer devant une fièvre survenant dans les 2 mois après un voyage en zone d’endémie).

    D’autres infections exposent à de graves séquelles telles que les encéphalites, la fièvre jaune, méningites.

    Les maladies tropicales peuvent être contractées lors d’expositions prolongées, mais la plupart nécessitent seulement une exposition ponctuelle durant un court séjour.

    Le suivi des nombreuses mesures préventives (en particulier la réalisation des vaccins recommandés et un traitement préventif contre le paludisme) est indispensable pour éviter de contracter une maladie tropicale lors d’un séjour dans une zone à risque.
  • Intérêt d'un deuxième avis ?

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    Le deuxième avis est particulièrement pertinent dans les cas suivants :
    • Hésitations sur le diagnostic
    • Pour les femmes enceintes, nourrissons, personnes âgées
    • Pour les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, maladie cardiovasculaire, insuffisance rénale)
    • Immunodépression
    • Calendrier vaccinal non à jour
    • Résistances au traitement
    • Rechute

    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

    • Est-on sûr de mon diagnostic ?
    • Existe-t-il un traitement efficace ?
    • Suis-je contagieux(se) pour mon entourage ?
    • Est-ce que mon entourage doit également être traité ?
    • Dois-je décontaminer mon environnement ?
    • Existe-t-il un risque de mortalité ?
    • Connaît-on l’origine de ma contamination ?
    • Existe-t-il des séquelles possibles après ma guérison ?
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  • Quels spécialistes consulter ?

    Se rendre à l’hôpital pour obtenir un avis spécialisé en infectiologie ou directement vers un spécialiste de la pathologie concernée.
  • Symptômes maladies tropicales et de retour de voyage

    Différents signes cliniques peuvent évoquer une infection de type « maladie tropicale » :
    • La fièvre
    Toute fièvre au retour d’un pays tropical endémique pour le paludisme est un paludisme jusqu’à preuve du contraire. Cette maladie parasitaire tropicale est en effet la cause la plus fréquente de fièvre en retour de zones à risque et est considérée comme une urgence puisque celle-ci peut être fatale.

    La fièvre peut également être accompagnée de signes hémorragiques : des voies digestives (selles rouges ou noirâtres), des voies aériennes (crachats sanguins) et doit alors être considérée comme une urgence.

    Il faut pouvoir préciser pour l’orientation du diagnostic : ses conditions de séjour (pays visité, dates d’arrivée et de départ ainsi que les conditions de vie sur place), le statut vaccinal, les activités réalisées pouvant être à risque d’infection : contacts avec des animaux, des aliments possiblement contaminés, des eaux douces, des relations sexuelles, des tatouages....

    Il faut également préciser si un traitement antipaludique préventif a été suivi ou non.
    • Une diarrhée
    Vérifier si elle est associée ou non à de la fièvre.
    Différents autres symptômes pourront également apparaître :
    • Maux de tête
    • Troubles digestifs, gonflement de la rate ou du foie
    • Douleurs musculaires ou articulaires
    • Ictère : coloration jaune de la peau
    • Toux
    • Présence de ganglions
    • Signes cutanés : Éruption cutané, démangeaisons, œdèmes, nodules, ulcération etc.
  • Diagnostic maladies tropicales et de retour de voyage

    Le diagnostic des maladies tropicales diffère selon les infections et les symptômes.
    Il est important de connaître la date de début des symptômes pour pouvoir orienter le diagnostic.


    Diagnostics possibles devant une fièvre au retour d’un pays tropical

    PALUDISME : La fièvre survient dans les 2 mois suivant l’infection.
    • Le diagnostic clinique montre des troubles digestifs ou neurologiques ainsi qu’une rate dont le volume a augmenté.
    • Les signes biologiques (visibles par prise de sang) montrent une augmentation de la CRP (Protein C Reactiv), une thrombopénie (baisse des plaquettes) et une leucopénie (baisse des leucocytes).
    • Enfin, la confirmation du diagnostic se fait grâce à des tests de diagnostics rapides, réalisés à partir d’une prise de sang.

    LA DENGUE et autres ARBOVIROSES : CHIKUNGUNYA, FIÈVRE JAUNE, DENGUE, ZIKA : la fièvre survient dans les 7 jours suivant l’infection.
    • Le diagnostic clinique montre des douleurs musculaires et articulaires, ainsi qu’une éruption cutanée entre le 3ème et le 5ème jour après l’infection.
    • Les signes biologiques montrent une leucopénie, thrombopénie !!
    • Enfin, la confirmation du diagnostic se fait grâce à différents examens réalisés sur une prise de sang.

    HÉPATITES VIRALES : la fièvre survient entre 2 semaines et plusieurs mois après l’infection.
    • Le diagnostic clinique montre des troubles digestifs, un ictère (coloration jaune de la peau), des maux de tête importants ainsi qu’une urticaire (éruption passagère ressemblant à des piqûres d’orties).
    • Les signes biologiques montrent une leucopénie et une CRP diminuée.
    • Enfin, la confirmation du diagnostic se fait par une prise de sang.

    FIÈVRE TYPHOÏDE : la fièvre survient dans les 7 à 14 jours après l’infection.
    • Le diagnostic clinique montre des maux de tête, des insomnies, des troubles digestifs, une augmentation de volume de la rate, une fièvre en plateau à 40 °C.
    • Les signes biologiques sont une leucopénie et une CRP élevée.
    • La confirmation du diagnostic se fait par prise de sang grâce à des « hémocultures » : sang mis en milieu de culture.

    La présence de fièvre peut faire évoquer d’autres maladies tropicales telles que la rickettsiose, l’amibiase hépatique, la schistosomose, etc.

    Il faut également toujours suspecter en cas de rapports sexuels non protégés lors d’un voyage devant une fièvre une éventuelle primo-infection au VIH.


    Diagnostics possibles devant une diarrhée au retour d’un pays tropical

    Si la diarrhée est accompagnée d’une fièvre, le premier diagnostic à évoquer est toujours le paludisme.
    En l’absence de paludisme, il faudra dans ce cas s’orienter vers une possible infection bactérienne : shigellose, salmonellose ou Campylobacter, Turista, toxi-infection alimentaire.
    Le diagnostic est alors confirmé par culture des selles.

    Il peut également s’agir d’hépatites virales ou d’une primo infection VIH.

    Une diarrhée peut aussi être d’origine parasitaire.

    Les différentes infections parasitaires possibles en cause sont : des protozooses (maladies causées par des protozoaires) : giardose, amoebose, etc...

    Le diagnostic est alors confirmé par un examen parasitologique des selles.



    Diagnostics possibles devant des lésions cutanées au retour d’un pays tropicales

    Les pyodermites à Staphylocoque aureus et streptocoques pyogènes sont les plus fréquentes, récidivent facilement et entraînent localement au niveau cutané des ecthymas : pustules dont le centre se recouvre d’une croûte masquant une ulcération ainsi que d’autres complications générales.

    Une rougeur cutanée accompagnée de fièvre peut évoquer une arbovirose (dengue, Zika, chikungunya) ou une leptospirose, une syphilis, une primo infection VIH, une rickettsiose.

    Il peut également s’agir d’une allergie médicamenteuse.

    Une escarre d’inoculation peut évoquer une rickettsiose.

    Des lésions urticariennes peuvent être révélatrices de schistosomose, d’hépatites virales ou de rickettsiose.

    D’autres signes cutanés : présence de nodules, d’œdèmes, de démangeaisons diffuses, d’ulcération, lésions en forme de serpent migratrices sous la peau (filaires) doivent faire évoquer des diagnostics possibles de maladies tropicales.
  • Traitement maladies tropicales et de retour de voyage

    Les traitements sont divers selon la pathologie tropicale concernée.

    Concernant les principales pathologies :
    • Dans le cas d’un paludisme, un avis spécialisé est recommandé et une évaluation hospitalière (service d’accueil des Urgences ou service de Maladies Infectieuses et Tropicales) en urgence indispensable . Une fois le diagnostic établit, des antipaludiques sont prescrits. Une hospitalisation est nécessaire en cas de signe de gravité (défaillance neurologique, respiratoire, cardiovasculaire, hémorragique, etc.) ou d’intolérance des traitements oraux (vomissements).
    • Dans le cas d’une arbovirose (virus se transmettant par un arthropode : moustiques et tiques principalement) : dengue, Chikungunya, fièvre jaune, Encéphalites, Zika, on traite seulement les symptômes. La guérison se fait habituellement pour les formes non compliquées en 7 jours.
    • Dans le cas d’une fièvre typhoïde, une hospitalisation est nécessaire, le traitement consiste en une antibiothérapie.
    • Dans le cas de diarrhées : la réhydratation est importante. Des anti-diarrhéiques ralentisseurs du transit sont à proscrire en cas de fièvre associée. En cas d’origine bactérienne prouvée ou fortement probable, un traitement antibiotique sera prescrit : durée de traitement de 1 à 5 jours.

    Le traitement des maladies tropicales est essentiellement préventif. Des consultations spécialisées pour les voyageurs existent. Différentes mesures de prévention sont importantes avant un départ en zone tropicale :
    • Hygiène alimentaire : eau en bouteille encapsulée, lavage des mains avant les repas, lavage des mains après les passages aux toilettes, bien cuire les aliments, éviter les crudités, éviter les glaces et glaçons.
    • Éviter les conduites sexuelles à risque : en cas de rapport sexuel non protégé, il est recommandé de consulter dans les 24 h pour un traitement post-exposition éventuel.
    • Protection anti insectes vecteurs de maladies : insecticides, répulsifs, vêtements longs, moustiquaires.
    • Lutter contre des parasitoses éventuelles : ne pas se baigner dans les eaux douces, ne pas marcher pieds nus en extérieur ni s’allonger directement sur le sable, ne pas laisser sécher son linge à l’air libre.
    • Lutter contre la rage : ne pas approcher les animaux errants et les chiens.
    • Prévention du paludisme : traitements antipaludiques à prendre avant, pendant et après le séjour selon le médicament proposé.

    Les vaccins sont un traitement préventif efficace contre les maladies tropicales :
    • Vérifier son statut vaccinal pour les vaccins de « routine ».
    • Certains vaccins sont de plus obligatoires pour certaines zones tropicales : vaccin antiamarile (contre la fièvre jaune) pour la région amazonienne et l’Afrique intertropicale, à effectuer dans un centre international authentifié et le vaccin anti méningococcique tétravalent conjugué (pour l’Arabie Saoudite).

    Certains vaccins sont recommandés :
    • Pour des séjours dans des conditions d’hygiène précaire : vaccin de l’hépatite A, vaccin typhoïde, vaccin cholérique.
    • Pour des séjours dans des pays à haut risque de contamination pour la rage : vaccin contre la rage.
    • Pour des séjours à risque de méningite à méningocoque : la vaccination est recommandée pour les voyageurs se rendant dans des zones où une épidémie est présente avec des conditions de contact étroit avec la population locale.
    • Pour des séjours prolongés en zone rurale dans des zones où l’encéphalite japonaise est présente : vaccin contre l’encéphalite japonaise.
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