Rechercher une maladie :
Vous ne trouvez pas votre maladie :
Contactez-nous

Cancer de la vessie

Tout Définition Traitement Deuxième avis

Définition cancer de la vessie

La vessie est une poche qui stocke l’urine produite par les reins. L’urine est acheminée des reins jusqu’à la vessie par deux longs tubes, les uretères, et s’évacue par un autre conduit, l’urètre. La vessie est localisée sous l’utérus, pour la femme, et au-dessus de la prostate, pour l’homme.

Un cancer de la vessie concerne les cellules de la paroi vésicale (interne à la vessie). Pour la grande majorité des cancers de la vessie, ils se forment à partir des cellules de la muqueuse (au contact de l’urine) et on parle alors de tumeur de la vessie non infiltrante du muscle (TVNIM) ou de tumeur superficielle. Si la tumeur pénètre la couche musculaire ou les organes voisins, on parle alors d’une tumeur de la vessie infiltrante du muscle (TVIM). Si les cellules cancéreuses se détachent de la vessie et atteignent les ganglions lymphatiques, le foie, les poumons ou les os pour former de nouvelles tumeurs (métastases), le cancer est alors métastatique. Certaines tumeurs de la vessie peuvent aussi être bénignes, non cancéreuses.

Traitement cancer de la vessie

Le choix du traitement dépend :

  • De la localisation du cancer dans la vessie
  • Du type de cellules impliquées
  • De l'infiltration par le cancer du muscle de la paroi de la vessie et jusqu’où il a progressé (stade)
  • De l'agressivité du cancer c’est-à-dire sa vitesse d’évolution (grade)
  • De l'état de santé général du patient, son âge, ses antécédents médicaux et chirurgicaux, les contre-indications à certains traitements
  • Des souhaits du patient

Les différents traitements

Traitement des tumeurs superficielles de la vessie, la résection transurétrale de la vessie consiste à enlever la tumeur en passant par l’urètre au cours d’une opération sous anesthésie. A la suite de l'intervention, une sonde urinaire est en général mise en place pour drainer l'uriner et éventuellement pour faire un lavage continu.

La cystectomie totale ou ablation de la vessie constitue le traitement de référence dans le cas d’un cancer infiltrant et localisé. La vessie, ainsi que les ganglions à proximité, sont enlevés. Chez l’homme, sont également retirés la prostate, les vésicules séminales et s’il est atteint, l’urètre. Chez la femme, l’utérus et l’urètre sont généralement enlevés ainsi qu’une partie du vagin. Différentes techniques de reconstruction sont alors proposées pour évacuer l’urine.

En cas de métastases à distance de la vessie, la chimiothérapie constitue le traitement principal. Elle est proposée dans d’autres cas, notamment en amont de la chirurgie afin de réduire la taille de la tumeur (chimiothérapie néoadjuvante), ou après la chirurgie (chimiothérapie adjuvante).

La radiothérapie peut être associée à la chimiothérapie si le cancer a infiltré la paroi de la vessie et si une chirurgie n’a pas pu être réalisée. On parle alors de radiochimiothérapie concomitante.
Dans le cas d’un cancer métastatique, si la maladie se stabilise après la chimiothérapie, une radiothérapie des métastases peut être réalisée afin d’atténuer la douleur ou les symptômes. Une radiothérapie palliative peut également être mise en place en fonction des symptômes.

Intérêt d'un deuxième avis

Le deuxième avis est particulièrement pertinent dans le cadre d’un cancer de la vessie car il s’agit d’un sujet qui a de fortes répercussions sur la vie quotidienne. Dans ce contexte, un deuxième avis permet de prendre part aux choix thérapeutiques de manière plus éclairée. Les traitements sont multiples (chirurgie, thérapies ciblées, immunothérapie et parfois radiothérapie) et il est important de définir leur ordre et le bon moment pour leur mise en œuvre. Ceci est particulièrement vrai lorsqu’une rechute intervient.

De plus, certaines interventions peuvent être très importantes et il est nécessaire de bien définir à la stratégie de confection d’une néo-vessie en fonction de la vie de chacun, de son autonomie, de ses activités quotidiennes.

Une bonne analyse de la vie sexuelle a aussi un impact dans le choix des techniques chirurgicales et l’analyse bénéfices attendus sur risques possibles doit être faite, entre la maximisation de la destruction de la tumeur et la conservation d’une vie intime.

Quelles questions poser ?

  • On me propose une chirurgie avec résection transurétrale de la vessie ou une cystectomie totale. Quelles sont les alternatives et leurs bénéfices / risques ?
  • Je dois subir une chirurgie, quelle est la bonne technique opératoire ?
  • Doit-on me proposer une chimiothérapie en amont de la chirurgie pour faciliter son retrait ?
  • Existe-t-il plusieurs médicaments de chimiothérapie ? Comment choisir ? Faut-il combiner ces médicaments ?
  • Je fais une rechute, quels traitements privilégier désormais ? A quel moment commencer le traitement ?
  • Quels sont les essais cliniques existants ? Suis-je éligible ?
  • J’ai une tumeur frontière à la limite entre tumeur bénigne et maligne, faut-il opérer ?

 Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez

Qui consulter ?

Oncologue ou cancérologue : médecin spécialiste du cancer et de ses traitements pour toute question sur les traitements, notamment les thérapies ciblées. S’assurer de sa spécialisation « cancer de la vessie ».
 
Chirurgien urologue : spécialisé en cancérologie et en « cancer de la vessie » pour toute question sur les traitements et plus particulièrement la technique opératoire mais aussi sur les répercussions sur la fonction urinale.
 
Oncologue radiothérapeute pour toute question sur la radiothérapie. S’assurer de sa spécialisation « cancer de la vessie ».
 
Mais aussi pour la relecture de certains examens : un pathologiste ou un radiologue.

Les examens à transmettre

Pour soumettre une demande de deuxième avis, vous devrez transmettre le document obligatoire suivant :

  • Examen anatomopathologique de la résection de la lésion tumorale

D'autres documents, bien que facultatifs dans nos questionnaires, peuvent également présenter un intérêt pour le médecin expert qui rendra son avis :
  • Vos comptes rendus de consultation et opératoires
  • Cytoscopie la plus récente
  • Protocoles de chimiothérapie et radiothérapie
  • Examen de sang (hémogramme et taux de créatinine notamment)
Mise à jour le 2 novembre 2016
Cancer de la vessie
9
médecins experts pour cancer de la vessie
Les autres maladies pour tumeur urologique, cancer urologique
Recevez votre deuxième avis en 7 jours seulement
Vous êtes atteints d'une maladie grave, rare ou invalidante, deuxiemeavis.fr vous permet d'accéder à un médecin spécialiste qui est expert de votre maladie et de lui poser toutes vos questions
Recherchez votre maladie
Nous couvrons une liste croissante de maladies graves, rares ou invalidantes. Recherchez la vôtre ou contactez nous si vous ne la trouvez pas.
 
Complétez votre dossier médical
Collectez votre dossier médical auprès de votre médecin. Complétez ensuite votre questionnaire médical en ligne et transmettez vos documents et examens.
 
Choisissez votre médecin expert
Nous avons sélectionné des médecins experts de votre maladie. Choisissez parmi eux ou laissez le site vous affecter un expert disponible pour gagner du temps.
 
Recevez votre deuxième avis en 7 jours
Le médecin expert de votre maladie analyse votre dossier et vous répond sous 7 jours. Vous pouvez échanger un message avec lui concernant son avis.
Bénéficier d'une expertise médicale, par une démarche simple, rapide et sécurisée
Ils témoignent...
Parce que la parole des patients qui vivent les mêmes situations que vous vaut plus que la nôtre, découvrez ce qu'ils pensent de notre service
Rétrécissement aortique
J’ai découvert le site deuxiemeavis.fr grâce à une amie, fille et sœur de médecins, qui m’en a parlé alors que j’étais préoccupée par le choix d’une prothèse qu’on devait poser dans mon cœur. Âgée de 53 ans, je souffre d’un rétrécissement de la valve aortique, probablement consécutif à une chimiothérapie subie à 19 ans. Ce rétrécissement était jugé suffisamment sévère pour qu’un remplacement de la valve soit préconisé, et une chirurgie à cœur ouvert programmée. Sans douter du bien-fondé de l’opération, j’hésitais entre les deux types de valve qui m’étaient proposés.