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icône de la maladie "Cancer de la verge"Cancer de la verge

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Qu'est-ce qu'un cancer de la verge ?

Un cancer correspond à une prolifération anormale de cellules malignes. Ces cellules malignes peuvent proliférer plus ou moins rapidement et entraîner des dommages d’organes. Ces cellules peuvent aussi disséminer dans l’organisme via différents vaisseaux et être à l’origine de métastases. 

Le cancer de la verge est un cancer qui se développe au niveau du pénis. Il se présente dans la majorité des cas comme un cancer cutané. La localisation du cancer sur le pénis est variable, il se situe le plus souvent au niveau du gland (50 % des cas), au niveau du prépuce ou plus rarement au niveau le long du pénis. C’est un cancer rare (1/ 100000) qui touche préférentiellement les hommes de 60 ans et plus, non circoncis. Les principaux facteurs de risques d’un cancer du pénis sont : l’infection à HPV (human papillomavirus 16 et 18),  l’inflammation chronique liée à une macération et à un défaut d’hygiène locale (phimosis, balano-posthite), partenaires sexuels multiples, puvathérapie pour psoriasis. Ces facteurs peuvent favoriser l’apparition d’une lésion précancéreuse qui peut in fine évoluer vers un véritable cancer. La lésion précancéreuse la plus fréquente est la néoplasie intra-épithéliale. On peut retrouver différents types de cancer au niveau du pénis : le cancer épidermoïde est le cancer de loin le plus fréquent (95 % des cas). Les autres formes plus rares sont : un cancer basocellulaire, un mélanome, un adénocarcinome. Les cancers du pénis évoluent en envahissant les différentes structures du pénis, et se propagent aux ganglions inguinaux (région de l’aine). De plus, certaines cellules cancéreuses peuvent se propager à d’autres organes, c’est ce qu’on appelle des métastases.

Il est donc important de consulter précocement lorsqu’une lésion du pénis apparaît.

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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour un cancer de la verge ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour un cancer de la verge ?

Consulter pour un deuxième avis concernant un cancer du pénis présente plusieurs intérêts. Dans un premier temps, un deuxième avis permet de confirmer avec certitude le diagnostic de cancer du pénis et de réaliser l’ensemble des examens complémentaires nécessaires. Un spécialiste pourra ainsi exposer clairement les enjeux concernant le cancer du patient en particulier. Un deuxième avis est aussi très intéressant afin d’organiser au mieux la prise en charge. Puisqu’il s’agit d’un cancer rare, il faut bien prendre en compte ces différentes caractéristiques, obtenir l’avis de spécialistes habitués à cette prise en charge. Enfin, le suivi est essentiel dans le cadre d’un cancer notamment à cause du risque de métastases et de récidives. Un deuxième avis pourra aider à mettre en place ce suivi.

 

Quelles questions poser dans le cadre d'un deuxième avis pour un cancer de la verge ?

  • Comment risque d’évoluer ma pathologie cancéreuse ? 
  • Quel est le type de cancer du pénis dont je suis atteint ? 
  • Quel est le pronostic de mon cancer du pénis ? 
  • Quel est le traitement avec la meilleure balance bénéfice/risque pour mon cancer du pénis ? 
  • Quels sont les effets secondaires des différents traitements disponibles ? 
  • Une reconstruction du pénis, sera-t-elle envisageable ?
  • Quel est le meilleur traitement pour les ganglions inguinaux ?
  • Est-il possible de prévenir une récidive ?
  • En quoi consiste le suivi de mon cancer de la verge ?

Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.

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Quels sont les spécialistes du cancer de la verge ?

Plusieurs spécialistes peuvent être consultés dans le cadre d’un deuxième avis : 

  • Un urologue : c’est un des spécialistes de choix pour un cancer du pénis
  • Un dermatologue : les cancers de la verge pouvant s’apparenter à un cancer cutané, le dermatologue peut aussi être un spécialiste à consulter.
  • Un cancérologue : cette pathologie cancéreuse pourra bien entendue être prise en charge par un cancérologue.
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Quels sont les symptômes du cancer de la verge ?

Le symptôme principal est une lésion indurée du pénis, touchant le gland ou le prépuce. Deux types de lésions sont évocatrices de cancer : les lésions érosives et ulcérées ou les lésions bourgeonnantes surtout si elles saignent au contact. Il s’y associe parfois des écoulements purulents, notamment lorsque la lésion se situe sous le prépuce. On recherche aussi un envahissement par la tumeur de l'urètre (canal urinaire), des corps caverneux et du périnée. Lorsque le cancer a envahi les ganglions au niveau des plis inguinaux, des adénopathies (gonflement des ganglions lymphatiques) peuvent être présentes. Enfin, une altération de l’état général peut aussi se voir lors d’un cancer de la verge avec une perte d’énergie, d'appétit et un amaigrissement

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Comment diagnostiquer un cancer de la verge ?

Au niveau local : 

Un cancer du pénis sera fortement suspecté lors de l’examen clinique avec le médecin, notamment avec une lésion indurée du pénis, touchant le gland ou le prépuce. Une IRM (imagerie par résonance magnétique) du pénis permettra d’évaluer la profondeur de la tumeur et le degré d'envahissement local. C’est un examen non irradiant qui permet d’étudier avec précision les tissus mous de manière générale. Le diagnostic de certitude repose sur l’examen anatomopathologique de la lésion tumorale qui permet de confirmer le cancer du penis et de préciser, le stade, le type histologique du cancer. Une biopsie de la lésion peut être proposée notamment en cas de doute diagnostique ou en cas de traitement conservateur.

Au niveau loco-régional :

Le risque d’extension ganglionnaire du cancer du pénis se fait au niveau inguinal (pli de l’aine). L'examen clinique permet d'apprécier l'envahissement local. En cas d’adénopathie palpée, on peut réaliser une cytoponction à l’aiguille (ponction du ganglion) en consultation pour analyser les cellules qu’il contient. En cas de doute diagnostique ou si l’examen clinique n’est pas optimal pour l'évaluation, une imagerie peut être réalisée. Une échographie, un scanner, ou une IRM inguinale peuvent être effectués. En cas d’adénopathie palpée, le TEP-TDM au 18 FDG (fluorodésoxyglucose marqué au fluor 18) est recommandé pour le bilan d’extension pelvien et à distance 

Au niveau métastatique

L’évolution métastatique du cancer du pénis est rare, elle se fait vers les ganglions pelviens et rétropéritonéaux, vers le poumon le plus souvent. Elle doit être recherchée en cas d'envahissement des ganglions inguinaux par la réalisation d’un scanner thoraco abdomino pelvien ou un TEP-TDM au 18 FDG.

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Comment soigner un cancer de la verge ?

Dans le cas d’un cancer de la verge, comme c’est le cas pour l’ensemble des pathologies cancéreuses, la décision thérapeutique sera prise en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) lors de laquelle plusieurs spécialistes discuteront de votre cas. La prise en charge du cancer du pénis comporte le traitement de la lésion pénienne et le traitement des aires ganglionnaires inguinales et pelviennes

  • Traitement de la lésion du pénis

Le traitement de la lésion pénienne doit au maximum préserver la fonction mictionnelle, sexuelle et un aspect cosmétique satisfaisant du pénis. Le traitement reste chirurgical le plus souvent. D’autres techniques peuvent être proposées au cas par cas pour les lésions les moins agressives et les plus superficielles, comme la crème cytotoxique, le laser, la curitherapie. Lorsqu'un traitement chirurgical est décidé, la technique dépend de la taille et de la localisation de la tumeur. L'exérèse complète de toute la tumeur doit être réalisée avec une marge de sécurité. Cette exérèse est associée à une ablation du prépuce (posthectomie ou circoncision). Un examen anatomopathologique extemporané de la lésion est effectué lors de la procédure afin de s’assurer d’avoir une marge négative.

Pour les tumeurs plus invasives, ayant envahi les corps caverneux (T3), une amputation partielle (glandulectomie) du pénis est proposée. Celle-ci consiste en une ablation du gland et une partie des corps caverneux. Pour que le résultat mictionnel de cette intervention soit satisfaisant, il faut que la longueur résiduelle du pénis soit au moins de 3 cm afin de diriger le jet urinaire. Sinon, il faut réaliser en plus une urétrostomie périnéale (canal urinaire placé sous les bourses) pour que l’enfouissement du moignon pénien dans le scrotum ne pose pas de problèmes urinaires.Pour les tumeurs les plus avancées : une amputation totale du pénis est réalisée ce qui impose une urétrostomie périnéale. Quel que soit le type de chirurgie, des procédures de reconstruction du gland avec greffe de tissu ou du pénis (phalloplastie) peuvent être proposées, soit dans le même temps soit à distance de la chirurgie du cancer.

  • Traitement des aires ganglionnaires

La chirurgie des aires inguinales a un rôle diagnostique, curateur et pronostique chez les patients ayant une tumeur du pénis. La chirurgie des aires inguinales est réalisée de façon bilatérale.

Le ganglion sentinelle : même si l’examen clinique et les examens d’imagerie ne retrouve pas de ganglion, ils ne permettent pas d'éliminer avec certitude leur envahissement par la tumeur. Il est nécessaire d’analyser le premier relai ganglionnaire à la recherche de cellule cancéreuse. Ainsi la technique du ganglion sentinelle s’est développée. Son principe est le repérage de la voie de drainage lymphatique du pénis par une technique d’imagerie nucléaire, suivi de l’analyse anatomopathologique du relais ganglionnaire le plus proximal (ganglion sentinelle) après prélèvement chirurgical. 

Le curage inguinal total : lorsque l’examen clinique, les examens d’imagerie, ou les ganglions prélevés mettent en évidence des cellules cancéreuses, il est nécessaire d’effectuer un curage inguinal total (qui consiste en une ablation de tous les ganglions inguinaux du scarpa), ce curage plus lourd que le ganglion sentinelle menace le drainage lymphatique du membre et la vascularisation cutanée, avec un taux de complication de 25 à 50 %.

La chimiothérapie est un traitement intéressant lorsque des métastases ganglionnaires sont mises en évidence. La chimiothérapie consiste à introduire dans l’organisme des substances toxiques pour les cellules tumorales. Elle est parfois réalisée après le curage ganglionnaire. La radiothérapie est une alternative lorsque les ganglions ne sont pas extirpables chirurgicalement. Elle consiste à envoyer des rayons sur les cellules cancéreuses dans le but de les éliminer.

Mise à jour le 22/10/2021 Revue par le Docteur François-Xavier Madec

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