
Dermatologie
Biopsie de la peau : que se passe-t-il avant, pendant et après ?Par Marion Berthon le 20/10/2021
Ajoutée le 18/07/2025
Le système nerveux est divisé en deux parties : le système nerveux central, qui contient le cerveau et la moëlle épinière, et le système nerveux périphérique, qui contient les nerfs et les ganglions nerveux, zones de relais de l’information nerveuse. Le système nerveux périphérique est situé en dehors du cerveau et de la moëlle épinière.
Le système nerveux chez l’homme est composé à la fois de cellules nerveuses, qui contiennent et transmettent l’information nerveuse, et de cellules de soutien de ces nerfs, qui s’appellent les cellules gliales. Les cellules gliales nourrissent, protègent et entourent les cellules neuronales. Il existe différents types de cellules gliales: les oligodendrocytes (= cellule qui produisent une substance appelée myéline qui protège le neurone), les astrocytes (= cellules qui nourrissent les neurones), et les épendymocytes (= cellules qui constituent la barrière entre le tissu cérébral et le liquide céphalo rachidien, soit le liquide dans lequel baigne le cerveau et la moelle épinière).
Le glioblastome est la tumeur cérébrale la plus fréquente. Elle est maligne (= grave) et se développe à partir des cellules gliales du système nerveux. Cette maladie reste rare, avec 3500 cas par an en France, plus fréquemment diagnostiquée chez les hommes que chez les femmes. Les patients ont le plus souvent une soixantaine d’années lors du diagnostic. Un facteur de risque de développer un glioblastome est un antécédent d’irradiation cérébrale. Le fait d’avoir un terrain allergique avec par exemple de l’asthme (= inflammation des bronches qui donne des difficultés à respirer), une dermatite atopique (= atteinte cutanée qui évolue par poussées et qui gratte) ou le fait d’être allergique à certains aliments seraient des facteurs protecteurs.
Le glioblastome est une pathologie grave qui nécessite une prise en charge rapide et globale.
Un deuxième avis peut être proposé en cas de signes cliniques apparentés à un glioblastome afin d’éliminer les diagnostics différentiels et de proposer les examens complémentaires nécessaires.
De plus, un deuxième avis peut être nécessaire afin de relire une IRM cérébrale dans le cadre de la démarche diagnostique. En effet, le patient doit pouvoir être sûr de son diagnostic.
Enfin, la prise en charge du glioblastome est multidisciplinaire et complexe. Un deuxième avis peut s’avérer nécessaire pour la coordonner et s’assurer qu’elle est la plus adaptée possible.
Quels sont les symptômes d’un glioblastome ?
Vais-je mourir d’un glioblastome ?
Comment prendre en charge mon glioblastome ?
Quels examens réaliser si j’ai une suspicion de glioblastome ?
Est-ce que la transmission d’un glioblastome est génétique ?
Quels sont les facteurs de risque d’un glioblastome ?
Qui consulter pour mon glioblastome ?
Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.
Pour la prise en charge chirurgicale dans le cadre du glioblastome, il faut consulter un neurochirurgien spécialisé en neuro-oncologie, soit un spécialiste des tumeurs du système nerveux. Il faut aussi consulter un neuro-oncologue qui se charge de la suite de la prise en charge post opératoire et du suivi. Enfin, c’est le neuro-pathologiste, spécialisé dans les tissus nerveux, qui réalise les analyses sur la biopsie.
Les examens à transmettre sont l’IRM en pondération T1 et T2 de préférence avec une injection de gadolinium ainsi que les résultats de la biopsie si le patient les a.
Il existe différents symptômes chez les patients atteints d’un glioblastome. Ils diffèrent en fonction de la taille et de la localisation tumorale. Parmi les différents symptômes, le patient peut ressentir des céphalées (= maux de tête), avoir des nausées, vomir, présenter des crises d’épilepsie (= perte de connaissances avec convulsions). Si la tumeur est localisée dans certaines zones spécifiques du cerveau, il est possible que le patient présente une difficulté à coordonner ses mouvements, à parler, ou à voir. Il peut aussi présenter des troubles de la mémoire et du comportement.
Le diagnostic d’un glioblastome se fait en plusieurs temps. Tout d’abord, un examen clinique est nécessaire. Il permet d’évaluer certaines fonctions : cognitives, forces musculaires, sensibilité, mémoire, audition et vision. Cette étape permet d’éliminer certains diagnostics différentiels qui peuvent donner des symptômes similaires.
Dans un deuxième temps, un examen d’imagerie est demandé afin de confirmer la suspicion diagnostic. Dans le cadre de cette pathologie une IRM est réalisée en séquences T1 et T2, avec injection de produit de contraste (= le gadolinium). L’examen d’imagerie permet de localiser et de mesurer la tumeur et d’éliminer certains diagnostics différentiels comme l’accident vasculaire cérébral.
Enfin, le diagnostic final nécessite une biopsie tumorale (= prélèvement tumoral réalisé au bloc opératoire) pour une analyse histopathologique (= analyse des tissus au microscope). Cette étape permet de préciser le sous type tumoral et son degré d’agressivité.
L’arsenal thérapeutique des glioblastomes est multiple. Le patient peut d’abord avoir recours à une chirurgie. Le but de la chirurgie est de réséquer le tissu tumoral au maximum, sans retirer du tissu cérébral nécessaire au fonctionnement du patient. Il est rare que le chirurgien puisse réséquer la globalité de la tumeur au vu de son caractère très invasif. La chirurgie permet aussi de prélever la biopsie tumorale, sur laquelle des analyses tissulaires seront réalisées. Celles-ci permettent ensuite de guider les traitements post chirurgicaux.
Ensuite, le patient peut bénéficier de radiothérapie et de chimiothérapie.
La radiothérapie consiste à envoyer des radiations sur le tissu tumoral afin de détruire les cellules cancéreuses.
La chimiothérapie est un traitement systémique (= qui circule dans tout le corps) qui vise aussi à tuer les cellules tumorales restantes et à limiter les récidives. La chimiothérapie utilisée dans cette pathologie doit franchir la barrière hémato encéphalique, (= barrière qui protège le cerveau de certains agents qui circulent dans le sang).
Neurochirurgien
Centre Hospitalier Sainte-Anne
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