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Occlusion veineuse rétinienne

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Mise à jour le 17 juillet 2020 - Revue par Docteur Salomon-Yves Cohen

  • Qu'est-ce qu'une occlusion veineuse rétinienne ?

    Les occlusions vasculaires de la rétine correspondent à l'arrêt ou au ralentissement de la circulation sanguine dans les artères qui irriguent la rétine ou les veines qui drainent cette rétine.

    On distingue les occlusions veineuses rétiniennes des occlusions artérielles rétiniennes. Il faut aussi différencier ces occlusions selon leur localisation.

    Les occlusions artérielles sont plus graves. On distingue les occlusions de l’artère centrale de la rétine (situation la plus grave) des occlusions d’une branche de l’artère centrale. Des formes plus minimes ou modérées d'atteinte artériolaire capillaire se manifestent par la présence de nodules cotonneux (atteinte des artérioles pré-capillaires).

    Les occlusions veineuses se différencient en occlusion de la veine centrale de la rétine ou en occlusion d’une branche de la veine centrale. Dans les occlusions qui concernent une branche de la veine centrale, la zone concernée par l’occlusion est moins étendue et donc l’occlusion est habituellement moins gênante (la réduction du champ de vision est moindre).

    Un élément fait fortement varier le pronostic, il concerne la forme ischémique ou non de l’occlusion veineuse rétinienne : une forme ischémique implique que le sang ne circule plus, la perfusion est très ralentie ou absente (c’est donc une forme plus grave).

    Il faut garder à l’esprit qu’une occlusion non-ischémique peut le devenir, notamment si elle n’est pas correctement traitée.

    Dans la grande majorité des cas, les occlusions vasculaires ne concernent qu'un seul œil.
  • Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour une occlusion veineuse rétinienne ?

    Pourquoi demander un deuxième avis pour une occlusion veineuse rétinienne ?

    Un deuxième avis a plusieurs intérêts dans le cadre d'une occlusion veineuse rétinienne. En premier lieu, il est très important de surveiller son évolution pour qu’elle soit la meilleure possible.
    Ensuite, ce deuxième avis permettra de préciser le diagnostic et de comprendre plus précisément sa situation. L’avis d’un spécialiste permet de mieux connaître les enjeux et la nature exacte de l’occlusion.

    Avoir un deuxième avis permet enfin de préciser un élément important en ce qui concerne les occlusions vasculaires rétiniennes, c’est d’en connaître l’étiologie. En effet, il est essentiel de faire des recherches des causes possibles de cette maladie. Cela permet de s’assurer qu’il n’existe pas de maladies associées ou de permettre leur bonne prise en charge.

    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

    • De quelle occlusion vasculaire rétinienne suis-je atteint ?
    • Quelle est la localisation de l’occlusion dont je suis atteint ?
    • Quels sont les examens complémentaires recommandés dans mon cas ?
    • Y a-t-il des mesures hygiéno-diététiques que je peux prendre pour améliorer ma situation ?
    • Quelles sont les causes de mon occlusion rétinienne ?
    • Si ma vision régresse encore, comment dois-je réagir ?
    Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.
  • Deuxiemeavis.fr c'est quoi ?

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    Un deuxième avis médical auprès d'un médecin référent dans votre problème de santé peut vous permettre d'approfondir les avantages et inconvénients de votre traitement et parfois d'identifier des alternatives. Un patient plus informé et qui participe au choix de son traitement a généralement de plus grandes chances de guérison.

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  • Quels sont les spécialistes de l'occlusion veineuse rétinienne ?

    Le spécialiste de cette pathologie est l’ophtalmologue, car elle concerne l’œil. Un avis auprès d’un médecin vasculaire peut également être intéressant (puisque cette maladie affecte les vaisseaux sanguins) notamment pour les recherches étiologiques.
  • Quels sont les symptômes d'une occlusion veineuse rétinienne ?

    Le symptôme essentiel concerne la dégradation de la vision qui peut être très soudaine et concerner un champ visuel plus ou moins important, mais selon les cas, la baisse de l’acuité visuelle ne se fera pas de la même manière.

    Dans les occlusions artérielles, la baisse d’acuité est habituellement brutale et sévère. Il n’y a pas de douleur oculaire.

    En cas d’occlusion veineuse rétinienne, la perte de la vision est variable : si l’occlusion touche la macula ou non et en fonction du type d’occlusion, ischémique ou pas.

    Selon la zone touchée, le retentissement ne sera pas le même, par exemple la macula concerne la vision précise (une atteinte de la macula altère plus sévèrement la vision). Certaines occlusions sont même asymptomatiques, découvertes lors d’un examen du fond d’œil.

    Selon le type ischémique ou non : l’amélioration est meilleure en cas d’occlusion non-ischémique. Une circulation collatérale pré-existante ou secondaire, c’est-à-dire de la présence d’autres vaisseaux pouvant prendre le relais sur la veine bouchée est de meilleur pronostic.
  • Comment diagnostiquer une occlusion veineuse rétinienne ?

    Un examen clinique avec fond de l’œil suffit au diagnostic, car le tableau clinique est très typique et en général facilement reconnaissable pour le médecin. Établir le diagnostic le plus vite possible permet de traiter au plus vite, il faut donc consulter le plus vite possible en cas de suspicion d’occlusion veineuse rétinienne.

    La recherche d’une hypertonie oculaire (pression excessive dans l’œil qui n’est pas douloureuse jusqu’à un certain point) est utile, car elle peut avoir favorisé la survenue d’une occlusion veineuse rétinienne.

    Certains examens complémentaires sont utiles pour affiner le diagnostic :
    • photographies du fond de l’œil,
    • angiographie fluorescéinique notamment pour préciser la forme ischémique ou non,
    • tomographie en cohérence optique (OCT).

    L'occlusion artérielle même minime nécessite un bilan cardio-vasculaire complet orienté par l’âge et les antécédents du sujet. Un traitement antiagrégant plaquettaire ou anticoagulant est souvent mis en œuvre en attendant les résultats du bilan. Une maladie de Horton est également souvent recherchée.

    L'occlusion veineuse rétinienne implique principalement des sujets âgés avec des facteurs de risques vasculaires (l’hypertension par exemple); les glaucomes et l’hypertonie oculaire sont d’autres facteurs de risques de cette pathologie. Chez le sujet jeune, le bilan se tourne également vers les maladies inflammatoires générales ou de la rétine.

    Donc, dès lors que le diagnostic d’occlusion vasculaire est posé, il est nécessaire de rechercher une cause à cette pathologie, avec donc un bilan biologique et cardio-vasculaire. En effet, il ne faudrait pas passer à côté d’une autre pathologie qui pourrait être plus grave encore.
  • Comment soigner une occlusion veineuse rétinienne ?

    Il n’y a pas de traitement validé des occlusions artérielles. Des tentatives de fibrinolyse sont parfois réalisées en urgence. Le traitement du terrain est important pour limiter les risques de survenue d’une autre occlusion vasculaire, cérébrale en particulier. Les antiagrégants plaquettaires ou les anticoagulants sont souvent prescrits par les cardiologues.

    Les traitements de l’occlusion veineuse rétinienne ont beaucoup évolué ces dernières années.
    • La photocoagulation périphérique au laser (photocoagulation pan-rétinienne) est un traitement déjà ancien, mais toujours employé en cas d’occlusion ischémique étendue pour prévenir les complications redoutables liées au développement de néovaisseaux en avant de la rétine ou de l’iris.
    • Les injections intra-vitréennes de médicaments anti-VEGF ou de corticoïdes sont des traitements plus récents visant à traiter l’œdème maculaire qui est la principale cause de baisse de vision dans les formes plus modérées. Le choix entre les 2 classes thérapeutiques se fait en fonction de l’âge et du terrain.
    • D’autres traitements sont disponibles mais controversés et/ou n’ont pas fait leurs preuves : anticoagulants, fibrinolytiques, antiagrégants plaquettaires, hémodilution isovolémique.
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