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icône de la maladie "Néphrite interstitielle"Néphrite interstitielle

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Qu'est-ce que la néphrite interstitielle ?

La néphropathie interstitielle (ou néphrite tubulo-interstitielle) est une inflammation de la région du rein appelée interstitium, qui entoure les tubules rénaux. Elle peut être liée à différentes maladies, ou encore d’origine médicamenteuse, toxique ou infectieuse.
Il existe deux types de néphrite interstitielle : aiguë (survenant sous la forme d’une insuffisance rénale aiguë et dont la plupart sont d’origine médicamenteuse) ou chronique (progressive).

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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour une néphrite interstitielle ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour une néphrite interstitielle ?

L’intérêt du deuxième avis dans le cadre d’une néphrite interstitielle est de trouver rapidement la substance responsable afin de commencer un traitement adapté au plus vite.

 

Quelles sont les questions les plus fréquemment posées pour une néphrite interstitielle ?

  • Quelles sont les précautions à prendre dans ma vie quotidienne ?
  • Dois-je faire une biopsie rénale ?
  • Ma maladie peut-elle être génétique et concerner mes enfants ?
  • Quel suivi sera nécessaire après traitement ?
  • En cas de traitement, suis-je plus à risque à d’autres pathologies ? Sujet à des complications ?

Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.

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Quels sont les spécialistes de la néphrite interstitielle ?

Le spécialiste à consulter dans le cas d’une néphrite interstitielle est le néphrologue. Il s’agit du spécialiste concernant le fonctionnement des reins et des maladies rénales. Il établit les diagnostics et propose un traitement adapté.

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Quels sont les symptômes la néphrite interstitielle ?

La néphrite interstitielle est souvent asymptomatique. Dans le cas d’une néphropathie interstitielle chronique (NIC), les symptômes sont très peu significatifs. Souvent, les seuls symptômes sont liés à la maladie en cause. Certaines maladies systémiques, comme la sarcoïdose par exemple, peuvent induire une néphropathie interstitielle aiguë. 

Si une insuffisance rénale se développe, au stade très sévère, une fatigue physique se manifeste additionnée de démangeaisons, d’une diminution de l’appétit, de nausées voire vomissements Ces symptômes ne sont pas spécifiques, mais seulement en lien avec la perte des fonctions rénales. Au stade précoce, il n’y a quasiment pas de symptômes liés à l’atteinte rénale.

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Comment diagnostiquer la néphrite interstitielle ?

Afin d’établir un diagnostic, des analyses de sang et d’urine sont nécessaires. La biopsie rénale et des examens en imagerie sont préconisés. 

L’analyse d’urine permet de mettre en évidence les signes d’une inflammation des reins avec des globules blancs dans les urines. Il y a très peu de protéines dans les urines, et ces protéines sont particulières, car de petites tailles ce qui évoque une anomalie qui ne concerne pas le glomérule (car dans ce cas, c’est plutôt de l’albumine, protéine de taille importante, qui est retrouvée). 

Souvent, le patient se plaint d’uriner souvent la nuit. Le dysfonctionnement tubulaire se manifeste dans des examens sanguins. On peut y retrouver des anomalies qui sont la conséquence d’une mauvaise gestion du potassium, des bicarbonates, ou de l’acide urique par les reins. 

L’échographie permet de vérifier la taille des reins et d’exclure d’autres causes de maladie rénale (obstacle en particulier). Elle montre parfois des reins bosselés, en particulier lorsque le patient a une longue histoire d'infections urinaires.

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Comment soigner la néphrite interstitielle ?

Quel que soit le type de néphrite interstitielle, le premier réflexe est d’identifier et de traiter le trouble sous-jacen(maladie secondaire, médicament ou toxine). 

Dans le cas d’une néphropathie interstitielle soudaine (aiguë), si la fonction rénale se détériore provoquant une insuffisance rénale, la dialyse (méthode artificielle d'épuration du sang à travers une membrane) peut être nécessaire. Il s’agira surtout de trouver la cause et dans la majorité des cas, c’est une forme d’allergie à un médicament. Les antibiotiques sont souvent en cause, mais de façon plus récente, certains anticoagulants ou des médicaments pour traiter les ulcères gastriques (inhibiteurs de la pompe à protons) peuvent en être responsables. Parfois, un traitement par corticoïdes est même proposé transitoirement pour aider à la récupération rénale. 

Certaines infections ou certaines maladies auto-immunes peuvent induire une néphropathie interstitielle aiguë, et des toxiques comme la cocaïne. 

Dans le cas d’une néphrite interstitielle chronique, les causes sont aussi souvent liées aux médicaments comme le lithium : 30 % des patients recevant du lithium pendant plus de dix ans présentent des conséquences rénales. Les traitements utilisés pour la greffe comme les anticalcineurines (la cyclosporine) ont un retentissement sur les reins de ce type qui peut conduire à une altération sévère de la fonction rénale. L’existence d’un obstacle chronique sur les voies urinaires, des maladies génétiques ou encore l’exposition à des toxiques comme le plomb ou le cadmium donnent les mêmes lésions. 

En termes de traitement, c’est surtout l’arrêt de l’exposition au médicament ou toxique en cause qui s’impose. Le reste du traitement comporte un contrôle régulier de la pression artérielle, même si dans ces formes d’atteinte rénale l’hypertension est tardive.
L’évolution des néphropathies interstitielles est en général lentement progressive. La transplantation ou la dialyse peuvent finir par être nécessaires malgré tout.

Mise à jour le 02/08/2021 Revue par le Professeur Corinne Isnard-Bagnis

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