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Prolapsus génital

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Mise à jour le 3 novembre 2016- Revue par Professeur François Desgrandchamps

  • Définition prolapsus génital

    Le prolapsus génital, plus connu sous le nom de « descente d’organes », correspond à un déplacement anormal vers le bas, d’un (voire de plusieurs) organe(s) du pelvis féminin.

    Mais qu’est-ce que le pelvis ? Situé entre les hanches et le périnée, c’est la partie du corps qui regroupe la vessie, l’utérus, le vagin et le rectum. Dans le cas d’un prolapsus génital, les muscles ou les ligaments qui soutiennent l’un de ces organes, se détendent ce qui provoque leur glissement vers le bas. Ce faisant, ils appuient et déforment la paroi vaginale, jusqu’à parfois sortir au-delà de la vulve. On emploiera le terme de cystocèle pour désigner un prolapsus de la vessie, celui d’hystérocèle lorsque c’est l’utérus qui est concerné et enfin, on utilisera le terme de rectocèle quand il s’agit d’un prolapsus du rectum.

    Ce phénomène peut survenir à tout âge, cependant il concerne principalement les femmes après 45 ans. Chez l’homme, la survenue d’un prolapsus du rectum par l’anus est possible, mais reste exceptionnel.

    Environ 10 femmes sur 100 sont victimes d’un prolapsus génital au cours de leur vie. Le prolapsus génital  est la cause d’une intervention sur cinq en chirurgie gynécologique.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    Un deuxième avis est tout à fait recommandé dans le cadre d’un prolapsus génital, dans la mesure où cette maladie peut générer un retentissement sur la vie quotidienne, et notamment sexuelle, de la patiente (en particulier quand celle-ci est encore jeune). De plus, il s’agit d’une affection qui, s’il elle n’est pas surveillée ou traitée, peut générer des complications (incontinence, voire rétention urinaire, constipation, infection urinaire ou vaginale…).

    Dans ce contexte, un deuxième avis vous permettra de mieux comprendre ce dont vous souffrez. Il vous apportera un éclairage supplémentaire sur les traitements qui existent ainsi que sur l’opportunité d’une opération chirurgicale dans votre situation. Mieux informée, vous pourrez prendre part aux décisions qui s’imposent et participer à élaboration d’une stratégie thérapeutique adaptée à votre cas personnel.

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    • Quelles sont les causes de mon prolapsus génital ?
    • Quelles sont les solutions de prises en charge ?
    • Quelles sont les risques d’une intervention chirurgicale ?
    • Puis-je éviter de me faire opérer ?
    • Quels sont les traitements non chirurgicaux ?
    • Est-ce qu’une fuite urinaire est un signe de prolapsus génital ?
    • Combien de temps vais-je devoir faire de la rééducation périnéale?
    • La pose d’un pessaire va-t-elle retarder l’opération ?
    • Dois-je arrêter de pratiquer du sport ?

     Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez

    Quels spécialistes consulter?

    Un urologue. 
    C’est le spécialiste des voies urinaires, de leurs pathologies et de leurs traitements. Pour toute question sur la prise en charge médicale ou chirurgicale du prolapsus génital.

    Un gynécologue
    C’est le spécialiste de l’appareil génital féminin. Pour toute question sur la prise en charge médicale ou chirurgicale du prolapsus génital de la femme.
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  • symptômes prolapsus génital

    Le prolapsus génital se traduit le plus souvent par une sorte de boule qui sort par le vagin. Il peut aussi provoquer une sensation de lourdeur dans le bassin. Parfois la patiente souffre de constipation.

    On distingue habituellement 3 stades de prolapsus génital. Le stade I est une forme débutante de prolapsus génital. Dans le stade II, le prolapsus se situe au niveau de la vulve, sans toutefois la dépasser. Dans le stade III, l’organe s’extériorise au-delà de la vulve.

  • Diagnostic prolapsus génital

    Le diagnostic se base tout d’abord sur un interrogatoire du médecin qui recherche notamment les symptômes et les facteurs de risques de prolapsus génital.

    Le prolapsus génital est favorisé notamment par de nombreux accouchements, mais pas seulement. La ménopause, le surpoids, l’âge, des troubles neurologiques comme la paraplégie, ainsi que certains sports comme le step, sont susceptibles d’augmenter les risques de survenue d’un prolapsus génital. Des femmes qui n’ont jamais eu d’enfant peuvent également être sujettes à cette pathologie. C’est notamment le cas pour celles qui ont connu des anomalies anatomiques de la colonne vertébrale ou du bassin. Des mesures existent pour prévenir cette affection qui au quotidien, peut se révéler gênante et inconfortable, voire embarrassante.

    Des examens sont aussi prescrits :

    Le diagnostic de prolapsus génital se fait uniquement sur la clinique mais un bilan sanguin, un ECG ainsi que d’autres examens déterminés par le médecin pourront être réalisés avant l’intervention si la prise en charge est chirurgicale.

  • Traitement prolapsus génital

    Le choix du traitement dépend :

    • Du stade de prolapsus génital,
    • De la gêne occasionnée par cette affection et des symptômes observés
    • De l’apparition d’éventuelles complications
    • De l’âge de la patiente
    • De son anatomie
    • De son désir possible de grossesse ultérieure
    • De son état de santé général
    • De ses antécédents médicaux et familiaux
    • De ses choix 
    Les différents traitements.

    ll n’y a pas de « traitement standard » du prolapsus génital, et chaque cas est différent. Mais dans la grande majorité des situations, c’est le traitement chirurgical qui est privilégié. L’objectif du chirurgien est de replacer correctement l’organe descendu, dans le pelvis. Il faut ensuite combler les défaillances du périnée en proposant un moyen de « suspendre » ou de soutenir les organes qui glissent vers le bas. Les interventions peuvent être effectuées soit par voie haute (c’est à dire abdominale), soit par voie basse (c’est à dire vaginale) ou encore par voie mixte.

    Deux techniques coexistent :

    La promonto-fixation utilise des bandelettes pour suspendre les organes. L’opération est réalisée par coeliochirurgie (cette technique permet de visualiser sur un écran les images transmises par un tube muni d’une optique) ou par incision classique abdominale. C’est la technique la plus fréquemment pratiquée chez les jeunes patientes.
    Lors d’une opération par voie basse ou naturelle d’un prolapsus génital, le chirurgien insère un petit filet de renfort dans la partie vaginale pour soutenir l’organe et empêcher son glissement vers le bas.

    Dans le cas d’un prolapsus utérin, il arrive parfois que le chirurgien doive retirer, totalement ou partiellement l’utérus de la patiente. C’est ce qu’on appelle une hystérectomie.

    Ces interventions chirurgicales permettent de corriger le prolapsus génital dans la grande majorité des cas. Néanmoins, les raisons qui ont créé le prolapsus génital existeront toujours après l’intervention. C’est pourquoi une récidive n’est pas à exclure. 

    Si la chirurgie n’est pas indiquée ou que la patiente ne souhaite pas y avoir recours, il existe un traitement conservateur. Il est également souvent prescrit dans en stade I ou II du prolapsus génital. Cela suppose la mise en place d’un dispositif appelé « pessaire ». Ce dispositif ressemble à un anneau souple placé au fond du vagin, autour du col de l’utérus. Il a pour fonction d’empêcher le glissement des parois vaginales.

    Le médecin peut également prescrire un traitement hormonal à base d’œstrogènes que l’on applique localement. Un traitement médicamenteux de la ménopause est également recommandé.

    Enfin, dans les formes légères, on préconise aussi une rééducation du périnée. Même s’il elle ne guérit pas, cette rééducation permet de retarder la descente des organes, voire d’éviter la chirurgie. 

    Parallèlement aux thérapies médicales, il est recommandé aux patientes de perdre du poids quand c’est nécessaire. Elles sont également incitées à cesser les activités sportives qui peuvent faire pression sur le périnée (telles que le tennis, le step, le jogging) et de les remplacer par des activités moins brutales (natation, gymnastique douce…).

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