L'histoire d'André, 86 ans, atteint d'un cancer du rectum

Par Olivia Derrien le 13 novembre 2020
temoignage cancer du rectum

Les enfants d’André* sont très inquiets depuis que l’équipe médicale qui s’occupe de leur papa leur a annoncé qu’il souffrait d’un cancer du rectum et qu’il était préférable de lui proposer un accompagnement en fin de vie plutôt qu’un traitement curatif. Grâce à deuxiemeavis.fr ils ont pu avoir un éclairage médical sur la situation de leur papa. 

 

Le diagnostic de cancer du rectum

 

Le début de la maladie d’André a été marquée par des symptômes caractéristiques : des troubles digestifs et des saignements dans les selles. Pour André, les troubles digestifs étaient essentiellement des diarrhées qui, avec le temps, se sont aggravées. Le diagnostic de cancer du rectum est donc posé suite à une coloscopie avec biopsie. Les résultats des prélèvements confirment alors la présence d’un adénocarcinome rectal.

 

A la suite de cet examen, l’équipe médicale qui s’occupe d’André réalise un bilan d’extension, afin de découvrir jusqu’où le cancer s’est étendu. Le bilan montre alors une atteinte ganglionnaire et des métastases pulmonaires, le cancer est donc à un stade avancé.

 

Le dossier médical d’André passe alors en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), c’est un moment de rassemblement des différents experts pour discuter et décider de la meilleure prise en charge pour un patient. Ils analysent les bénéfices et les risques des traitements. Après cette réunion, André et sa famille sont alors informés de la décision de ne pas explorer davantage et de ne pas prodiguer de soins curatifs (pas de chirurgie, de radiothérapie ou de chimiothérapie) en raison de l'état général d’André et de ses troubles cognitifs

 

En effet, André souffre de la maladie d’Alzheimer, à un stade modéré, ce qui lui cause surtout une désorientation temporo-spatiale. Par ailleurs, il souffre d’une insuffisance rénale. Pour l’équipe médicale, au vu de son état de santé, il faut plutôt envisager un accompagnement en fin de vie. Cette information est très difficile à vivre pour la famille, surtout qu’André leur a fait part de sa volonté d’être soigné.

 

Les enfants d’André décident donc, avec l’accord de leur père, de prendre un deuxième avis médical sur le diagnostic posé et sur les décisions prises par l’équipe médicale de leur papa.

 

Ils souhaitent savoir quels seraient les traitements envisageables et les risques s'ils décidaient d’une intervention chirurgicale.

 

Grâce à la mutuelle d’André, il découvre le service deuxiemeavis.fr qui est totalement pris en charge. 

 

Un deuxième avis nécessaire pour le patient et ses proches

 

En 3 jours, les enfants d’André ont pu recevoir l’avis d’un professeur en oncologie sur le dossier de leur père. D’emblée, il confirme le diagnostic d'un adénocarcinome du rectum. L’expert rassure la famille : la décision de l’équipe médicale lui semble tout à fait adaptée. En effet, si une intervention chirurgicale était envisagée, elle devrait être précédée d’une radiothérapie, ce qui lui semble déraisonnable en raison de l’âge d’André et de sa maladie d’Alzheimer. Il s’agirait  pour lui d’une intervention mutilante - qui imposerait une poche - et qui serait à haut risque de complications. Il existe un risque infectieux non négligeable dans ce type d’intervention mais aussi un risque de décompensation neurologique avec aggravation de sa maladie d’Alzheimer, car l’intervention nécessite une hospitalisation d’au moins une semaine, ce qui modifierait ses repères.

 

Le médecin expert explique également à la famille que l’intervention ne pourrait pas le guérir de la maladie car au vu de l’aspect de la tumeur sur ses différents examens, il existe très probablement une métastase pulmonaire.

 

La prise en charge doit donc permettre de contrôler les symptômes et d’éviter les douleurs. Un traitement antalgique s’impose donc pour André. Si la douleur est très importante, une courte radiothérapie peut être envisagée pour le soulager et diminuer les saignements. Le médecin expert alerte les enfants d’André du fait que cette option nécessiterait une immobilité sur la table de radiothérapie pendant plusieurs minutes à plusieurs reprises et que, sachant qu’il souffre de troubles cognitifs, il se peut que ce ne soit pas simple pour lui

 

Afin d’être le plus exhaustif possible sur les traitements, l'expert évoque le traitement par chimiothérapie. Il explique que ce traitement n’est pas justifié au vu de l’état neurologique d’André. De plus, cette chimiothérapie ne pourrait le guérir de la maladie et pourrait au contraire être génératrice de toxicité.

 

Le médecin expert complète son avis par des conseils en cas d’occlusion ou d’anémie afin qu’ils aient les éléments de réponse nécessaires en cas de complications

 

Bien que les enfants d’André soient déçus qu’il n’y ait pas d’alternative à la prise en charge proposée, ils sont satisfaits de l’avis obtenu grâce à deuxiemeavis.fr. Ils comprennent mieux la situation de leur papa et ont désormais tous les éléments d’information dont ils avaient besoin pour accompagner au mieux leur papa dans sa maladie.

 

Nous lui souhaitons bon courage, ainsi qu’à sa famille, pour la suite de son parcours

 

Vous vous posez aussi des questions sur votre traitement ? Un deuxième avis médical peut vous être utile. N’hésitez pas à en parler à votre médecin !



*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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