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Adénome hypophysaire

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Mise à jour le 22 décembre 2017

  • Définition adénome hypophysaire

    Les adénomes hypophysaires sont des tumeurs bénignes développées à partir des cellules endocrines du lobe antérieur de l'hypophyse (l'antéhypophyse).

    Selon le type cellulaire, on pourra avoir un tableau d’hypersécrétion endocrine variable :

    • Adénome à prolactine (voir fiche « Hyperprolactinémie »)
    • Acromégalie en cas d’adénome à hormone de croissance (souvent appelée GH pour Growth Hormone ; voir fiche « Acromégalie »)
    • Maladie de Cushing en cas d’adénome corticotrope (voir fiche « Syndrome de Cushing »)
    • Hypersécrétion de LH et/ou FSH en cas d’adénome gonadotrope
    • Hyperthyroïdie en cas d’adénome thyréotrope
    Dans tous les cas, si l’adénome est volumineux, il peut entrainer des complications locales :
    • De destruction hypophysaire avec déficit des autres fonctions antéhypophysaires ;
    • Troubles visuels, par atteinte du chiasma optique et/ou compression des nerfs oculaires moteurs dans le sinus caverneux.
    Certains adénomes peuvent entrer dans le cadre de syndromes familiaux.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    Le deuxième avis est tout particulièrement pertinent dans les cas suivants :

    - Hésitation sur le diagnostic d’une dysfonction hormonale :

    • Pour les adénomes gonadotropes, il est parfois difficile de distinguer l’élévation des gonadotrophines due à la ménopause ou à un adénome hypophysaire
    • Pour les adénomes thyréotropes, il est important de ne pas passer à côté quand une hyperthyroïdie s’accompagne de valeur de TSH « normales » alors qu’il faut savoir les interpréter comme « inadaptées »
    • Pour les adénomes à prolactine, à hormone de croissance (acromégalie), corticotrope (maladie de Cushing), voir fiches correspondantes
    - Hésitation sur le choix du traitement :
    • Pour les adénomes gonadotropes, considérer l’indication et les modalités de la chirurgie, des paramètres du suivi, de la nécessité d’une radiothérapie complémentaire
    • Pour les adénomes thyréotropes, discuter l’indication et les modalités d’un traitement médicamenteux par analogues de la Somatostatine
    • Pour les adénomes à prolactine, à hormone de croissance (acromégalie), corticotrope (maladie de Cushing), voir fiches correspondantes
    - Recherche d’une cause familiale : enquête familiale, génotypages (MEN 1, AIP, XLAG) sont parfois nécessaires auprès de spécialistes, en cas de suspicion de maladie familiale.

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    • Quelle est la nature de mon adénome hypophysaire ?
    • Quels sont les risques de cette maladie ?
    • Dois-je vraiment me faire opérer ?
    • Existe-t-il des médicaments ? Quels en sont les effets ?
    • Devrai-je subir une radiothérapie ?
    • Est-ce qu'il y a des risques pour mes enfants ?
    Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.

    Quels spécialistes consulter?

    Le premier spécialiste à voir est l’Endocrinologue, qui posera le diagnostic d’adénome hypophysaire, en précisera le type, et en appréciera le retentissement. Si nécessaire il fera appel à d’autres spécialistes (neuro-chirurgien, radiothérapie, généticien).
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    pour adénome hypophysaire
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  • symptômes adénome hypophysaire

    Symptômes / signes cliniques en rapport avec une dysfonction hormonale :

    - Pour les adénomes gonadotropes :

    • Chez l’homme, une augmentation des sécrétions de gonadotrophines (LH et/ou FSH), et de testostérone, n’aura – en général – pas d’impact clinique, en dehors d’une puberté précoce dans les cas exceptionnels survenant chez l’enfant.
    • Chez la femme en période d’activité génitale, l’hypersécrétion de gonadotrophines (LH et/ou FSH) pourra entrainer une hyperestrogénie chronique avec ses retentissements mammaires, utérins, et des troubles des règles.
    • Chez la femme ménopausée, il n’y aura pas de manifestation clinique de dysfonction hormonale.
    - Pour les adénomes thyréotropes :
    • Des signes de thyrotoxicose (voir fiche « Hyperthyroïdie »)
    • Un goitre est possible, diffus, homogène
    • Pas de signe d’ophtalmopathie inflammatoire
    - Pour les adénomes à prolactine, corticotrope (maladie de Cushing), ou à hormone de croissance (acromégalie), voir les fiches respectives.


    Autres symptômes / signes cliniques en rapport avec des signes locaux régionaux de compression (tous types d'adénomes) :
    • Céphalées (maux de tête), troubles visuels par compression des voies optiques (anomalies du champ visuel, diminution de l’acuité visuelle), troubles oculaires moteurs par compression des nerfs moteurs oculaires en cas d’invasion d’un sinus caverneux.
    • Insuffisance des autres fonctions antéhypophysaires en cas de destruction de l’hypophyse normale, par une tumeur volumineuse.

  • Diagnostic adénome hypophysaire

    Le diagnostic de dysfonction hormonale :            

    - Pour les adénomes gonadotropes : 

    • Mesure de la LH, FSH, de la sous-unité alpha, oestradiol (chez la femme), testostérone (chez l’homme), de base et éventuellement après stimulation par la TRH (Thyrotropin Releasing Hormone).
    - Pour les adénomes thyréotropes :
    • Augmentation de la T4 libre, de la TSH, de la sous-unité alpha, de base et éventuellement après stimulation par la TRH
    • Diminution de la T4 libre, et de la TSH, après freination par les analogues de la Somatostatine
    - Pour les adénomes à prolactine, corticotrope (maladie de Cushing), ou à hormone de croissance (acromégalie), voir les fiches respectives.

    Le diagnostic et l’évaluation de la tumeur hypophysaire reposeront sur :
    • L’imagerie (IRM hypophysaire), pour mettre en évidence l’adénome hypophysaire et apprécier ses caractéristiques (volume, signes d’invasion et/ou de compression)
    • L’examen ophtalmologique, appréciant le champ visuel et l’acuité visuelle
    • L’évaluation de la fonction antéhypophysaire globale, à la recherche de signes déficitaires associés sur les autres fonctions.

  • Traitement adénome hypophysaire

    Les traitements sont différentes, selon les causes :

    - Pour les adénomes gonadotropes :

    Il n’y a pas de traitement médicamenteux. Le plus souvent le traitement sera neurochirurgical, éventuellement complété par la radiothérapie.

    - Pour les adénomes thyréotropes :

    Les médicaments analogues de la Somatostatine sont très efficaces pour freiner la TSH tumorale et normaliser la T4 libre ; mais ce traitement n’est que suspensif. Le plus souvent le traitement de première ligne sera donc aussi neurochirurgical.

    - Pour les adénomes à prolactine, à hormone de croissance (acromégalie), corticotrope (maladie de Cushing), voir les fiches correspondantes.

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