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icône de la maladie "Acromégalie"Acromégalie

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Qu'est-ce que l'acromégalie ?

L’acromégalie regroupe l’ensemble des manifestations provoquées par un excès de sécrétion chronique d’hormone de croissance (souvent appelée GH pour Growth Hormone).

Elle résulte pratiquement toujours d’un adénome hypophysaire à hormone de croissance. Très exceptionnellement de très rares tumeurs endocrines « non-hypophysaires » peuvent sécréter le GH-RH (Growth Hormone Releasing Hormone) qui entraîne une hyperplasie des cellules hypophysaires à hormone de croissance.

L’hormone de croissance agit directement sur le foie pour stimuler la sécrétion d’IGF1 (Insulin-like Growth Factor type 1) qui sera donc chroniquement augmentée dans l’acromégalie, participant aux effets délétères périphériques.

L’acromégalie est une maladie rare ; son incidence est de l’ordre de 3 à 5 nouveaux cas par millions d’habitants et par an. Elle touche un peu plus la femme, et survient surtout vers l’âge de 30-40 ans.
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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour l'acromégalie ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour l'acromégalie ?

Un deuxième avis est tout particulièrement intéressant dans les cas suivants :
  • Hésitation sur le diagnostic d’acromégalie : résultats biologiques limites ; forme "infra-clinique" ; chez la femme enceinte.
  • Hésitation sur le choix de la stratégie thérapeutique : décision de la chirurgie hypophysaire d’emblée ou après préparation par un traitement médicamenteux ; choix d’une deuxième ligne de traitement en cas d’échec de la chirurgie hypophysaire ; modalité et rythme de surveillance après chirurgie hypophysaire, radiothérapie, traitement médicamenteux.


Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

  • Ai-je vraiment une acromégalie ?
  • Les déformations physiques peuvent-elles disparaitre ?
  • Comment gérer les complications de l'acromégalie ?
  • Comment concilier acromégalie et grossesse ?
  • Dois-je réaliser une chirurgie hypophysaire ?
  • La chirurgie hypophysaire n'a pas fonctionné, quel autre traitement puis-je entreprendre ?
  • Quelle surveillance doit-être mise en place après mon traitement ?
Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.
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Quels sont les spécialistes de l'acromégalie ?

Le premier spécialiste à voir est l’endocrinologue, qui posera le diagnostic d’acromégalie, recherchera ses possibles complications, appréciera les caractéristiques de l’adénome hypophysaire et son éventuel retentissement, et décidera de la meilleure option thérapeutique. Si nécessaire il fera appel à d’autres spécialistes (radiologue, cardiologue, neurochirurgien, radiothérapeute).

Il existe une filière santé maladies rares qui s’occupe des maladies endocriniennes rares, et qui traite de l'acromégalie : Firendo. Pour savoir ce qu’est une filière de maladies rares, mieux connaître Firendo et identifier ses centres de prise en charge, rendez-vous sur notre article de blog : à qui s’adresser en cas de maladie endocrinienne rare ?
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Quels sont les symptômes de l'acromégalie ?

On suspectera l’existence d’une acromégalie devant un ensemble de manifestations cliniques, reflétant le désordre hormonal (excès chronique d’hormone de croissance et d’IGF1) : 
  • La dysmorphie acquise
- Augmentation du volume de la face et des extrémités :
  • changement de taille des chapeaux.
  • le visage devient massif, anguleux, les arcades sourcilières et les pommettes deviennent saillantes, donnant un aspect simiesque ; prognathisme (le menton saille en avant), avec perte de l’articulé dentaire, et accroissement de l’écartement des dents. Les lèvres sont épaisses ; la base du nez est élargie.
  • la main et les doigts s’élargissent (la bague devient impossible à retirer), de même que les pieds entraînant un changement de pointure des chaussures.
- La peau est épaissie, la sudation augmentée.
- L’infiltration des vois aériennes supérieures explique le changement de la voix qui devient plus rauque et plus grave.
- Ces modifications morphologiques sont « acquises », dans un délai plus ou moins long, l’examen de photos anciennes (dans les mois ou années antérieures) du ou de la patient(e), est souvent éclairant sur les changements de la morphologie, au niveau du visage en particulier, et éventuellement ailleurs.
  • De possibles complications
Ostéoarthropathie
Hypertension artérielle (HTA), cardiopathie
Syndrome d’apnée du sommeil
Dépression
- Syndrome du canal carpien
Diabète
Insuffisance gonadotrope (diminution de la libido, de l’activité sexuelle pour les hommes, anovulation, infertilité chez la femme)


On suspectera également son existence devant devant des complications dues à l’adénome hypophysaire lui-même, en fonction de sa taille :
  • Troubles visuels
  • Insuffisances antéhypophysaires touchant les autres axes (gonadotrope, thyréotrope, corticotrope)
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Comment diagnostiquer l'acromégalie ?

Le diagnostic se fait en deux étapes :

- l’hypersécrétion chronique d’hormone de croissance, sera mise en évidence par le taux de l’hormone de croissance plasmatique de base :
  • Le taux de l’hormone de croissance plasmatique au cours du test de l'hyperglycémie provoquée par voie orale.
  • L’IGF1 plasmatique de base.

- La mise en évidence de l’adénome hypophysaire par l’IRM de l’hypophyse.

Le reste du bilan recherchera systématiquement les complications citées plus haut.
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Comment soigner l'acromégalie ?

La chirurgie hypophysaire est le traitement de première ligne pour l'acromégalie : l’approche transsphénoidale (le neurochirurgien aborde la loge hypophysaire par en dessous, en traversant le sinus sphénoïdal, en passant entre la lèvre et la gencive supérieure, ou par une narine) offre une chance sérieuse de guérison par l’ablation sélective (hypophysectomie partielle) de l’adénome à hormone de croissance.

Certains adénomes, du fait de leur taille et/ou de leur caractère invasif, ne peuvent pas être retirés en totalité, et ne permettent pas une guérison ou sont à l’origine de récidives tardives.  

En cas d’échec ou de récidive, d’autres traitements de l'acromégalie sont possibles, pour contrôler l’hypersécrétion d’hormones de croissance :

  • Radiothérapie hypophysaire, surtout en cas de risque oncogénique (adénome volumineux, invasif, évolutif).
  • Traitements médicamenteux à visée hypophysaire : médicaments analogues de la Somatostatine, essentiellement Lanréotide, Sandostatine, Pasiréotide. Ces molécules inhibent directement la sécrétion d’hormone de croissance au niveau de l’adénome en se liant aux différents types du récepteur de la Somatostatine. Leurs principaux effets secondaires sont digestifs (trouble du transit intestinal, lithiase biliaire) et l’hyperglycémie (surtout pour le Pasiréotide). Médicaments analogues de la Dopamine, la Cabergoline (Dostinex) essentiellement. En se liant au récepteur Dopamine de type D2, il freine directement la sécrétion d’hormone de croissance au niveau de l’adénome. Mieux toléré, ce traitement est toutefois moins efficace que celui utilisant les médicaments analogues de la Somatostatine.
  • Traitements médicamenteux à visée périphérique : Le Pegvisomant est un médicament analogue de l’hormone de croissance qui agit en se liant sur son récepteur sur lequel il exerce une activité antagoniste. Il est remarquablement efficace, normalisant l’IGF1 dans une grande majorité des patients, avec une excellente tolérance.


Tous ces traitements médicamenteux peuvent être utilisés seuls ou en combinaison, initialement, en préparation de la chirurgie ou en complément de la chirurgie ou de la radiothérapie.

Ajoutée le 14/05/2021

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Pr. Antoine Tabarin

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