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Surdité de l'enfant

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Fiche d'information

Définition
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Qu'est-ce que la surdité de l'enfant ?

La surdité ou la déficience auditive est une altération de la perception des sons. Un enfant qui souffre de surdité est un enfant dont l’acuité auditive n'est pas suffisante pour apprendre à parler correctement, participer aux activités de son âge et suivre normalement l'enseignement scolaire.

C'est le nombre de décibels qui définit le degré de perte auditive. De 20 à 40 décibels de perte, l’enfant souffre d'une surdité légère (ou hypoacousie) qui se manifeste par un certain flou dans la compréhension. Entre 40 et 70 décibels de perte, on considère que l'enfant est malentendant ou demi-sourd. Il présente alors des troubles du langage importants et une quasi-impossibilité à percevoir la parole si elle n’est pas exprimée avec force. Entre 70 et 90 décibels de perte, on dit de l’enfant qu'il est malentendant sévère ou demi-sourd sévère. Il ne comprend pas les paroles même s’il perçoit les voix à forte intensité. L'apprentissage du langage s'en trouve profondément affecté. Au-delà, l’enfant est sourd profond et n’a aucune perception de la voix et aucune idée de la parole.

La surdité du jeune enfant est fréquente puisqu’elle concerne 1 cas pour 1 000 naissances dans une famille sans antécédent et 15 cas pour 1000 naissances chez les enfants à haut risque.

Chez l’enfant, les causes de la surdité peuvent être congénitales (lorsque la surdité est présente à la naissance) ou acquises (lorsque la surdité survient après la naissance).

On différencie plusieurs types de surdité selon la localisation du problème qui en est à l’origine.

La surdité de perception, due à une lésion du système auditif, qui peut affecter l'oreille interne, le nerf auditif (qui transmet les informations auditives au cerveau), ou encore le cortex auditif (partie du cerveau qui analyse les informations auditives). Cette forme de surdité se manifeste par des difficultés à comprendre la parole, une propension à parler fort, ou encore des acouphènes fréquents (sifflements, bourdonnements). Elle est généralement définitive.

La surdité de transmission, due à une lésion de l'oreille moyenne ou de l'oreille externe, qui peut toucher le pavillon, le conduit auditif externe, le tympan ou encore la chaîne des osselets (qui transmet le son jusqu'à l'oreille interne). Huit fois plus fréquente que la surdité de perception chez l’enfant, c’est une surdité mécanique qui peut être corrigée par une intervention chirurgicale ou un appareillage auditif. Ce type de surdité se traduit par une tendance à chuchoter, car on a l'impression de parler fort, et par des difficultés à percevoir les sons graves.

La surdité mixte quand les deux coexistent. Elle associe donc une mauvaise transmission des sons (oreille moyenne ou externe) à une déficience de l'oreille interne.
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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour la surdité de l'enfant ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour la surdité de l'enfant ?

Il est essentiel de demander un deuxième avis médical pour une surdité de l'enfant car :
  • L'implantation sur les jeunes enfants constitue souvent une décision difficile à prendre pour les parents. Un deuxième avis peut s’avérer rassurant et permet de bien comprendre les tenants et les aboutissants des alternatives qui s’offrent à eux.
  • Pour une efficacité optimale, il convient de déterminer avec précision la période au cours de laquelle sera posée la prothèse, ou l’implant.
  • Il ne faut pas sous-estimer l’impact d’un traitement par rapport un autre dans la relation parent / enfant, en particulier s’agissant de nouveaux-nés.
  • La psychologie de l’enfant, et la façon dont il vit sa surdité, entrent pour beaucoup dans le choix du traitement et dans les résultats obtenus.
  • Enfin, concernant les prothèses permanentes, d’implants ou équivalents, il faut prendre en compte l’évolution rapide des techniques. En effet, des dispositifs innovants sont régulièrement mis au point, et il faut s'assurer de la compatibilité de ces nouvelles technologies avec la partie permanente de l’implant (qui elle ne changera pas chez l’enfant implanté à vie).

Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

  • Quel est le traitement ou l'ensemble de traitements le plus adaptée au cas de mon enfant ? Pourquoi ?
  • En quoi consistent les traitements qu’on propose à mon enfant dans le cadre de sa surdité ?
  • Quels sont les risques et les avantages liés à ce traitement ?
  • Quels vont être les impacts sur son apprentissage du langage et sur sa vie sociale en général ?
  • Y a-t-il des effets secondaires à moyen/long terme liés à ce traitement ?
  • Des évolutions technologiques en matière d’appareillage ou d’implant sont-elles prévues dans l’avenir ?
Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.
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Comment soigner la surdité de l'enfant ?

Le choix du traitement dépend :
  • De l’âge de l’enfant et de la précocité du dépistage.
  • De la nature et du degré de la surdité.
  • Du choix parental et des capacités de l’enfant.
  • De l’éventuelle présence de circonstances aggravantes (troubles cognitifs ou neurologiques ou problèmes de développement ou de comportement).
  • Le projet thérapeutique peut être révisé au cours du temps.

La chirurgie. Une opération chirurgicale peut être proposée pour une surdité de transmission. Plusieurs types de chirurgie sont envisageables en fonction des lésions existantes.

L’appareillage. De nombreux appareillages sont désormais disponibles. Chez les enfants de moins de 6 ans, en cas de surdité permanente des deux oreilles, et pour un degré de perte auditive de plus de 40 dB, l’appareillage sera rapidement mis en place afin de favoriser au maximum le développement du langage. Les surdités plus légères peuvent aussi, bénéficier d’un appareillage, le plus souvent d’appareils conventionnels d’amplification (de type contour d’oreille).

Les implants cochléaires. Ce type d’implant permet une correction de la surdité grâce à des électrodes, insérées dans la cochlée, et reliées avec les premières terminaisons du nerf auditif. Ces électrodes sont branchées à un récepteur situé sous la peau, derrière l’oreille. Les implants cochléaires sont réservés aux enfants dits sourds profonds, lorsque les appareils conventionnels ne conduisent pas à une amélioration suffisante pour permettre le développement du langage.

La rééducation. Le développement du langage se fait par une rééducation orthophonique. Un langage exclusivement parlé est possible chez les enfants ayant une surdité légère ou inférieure à 70dB de perte. En revanche, la majorité des enfants ayant une surdité sévère (> 70 dB) utilisent soit la langue des signes française (LSF) soit une association de langue parlée et de langue de signes (LSF, ou la langue parlée complétée LPC).

Ajouter le 15/09/2020

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