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icône de la maladie "Maladie de Kienböck"Maladie de Kienböck

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Qu'est-ce que la maladie de Kienböck ?

La maladie de Kienböck est due à la nécrose, du grec nekros « mort », du lunatum, un os du carpe qui se situe dans le poignet.

En temps normal, le tissu osseux est approvisionné en nutriments via de toutes petites artères, les artérioles. De nouvelles cellules peuvent ainsi se fabriquer en même temps que d’autres se détruisent naturellement par vieillissement. Lorsque l’apport de nutriments n’est plus assuré, l’os ne peut plus se régénérer et se nécrose.

Parmi les 8 osselets du carpe, le semi-lunaire est le plus souvent touché par la nécrose avasculaire, et plus rarement le scaphoïde (on l’appelle alors maladie de Preiser).

Il existe 4 stades de la maladie :
  • Stade 1. La radiographie est normale mais l’IRM ou le scanner indiquent certains signes pathologiques.
  • Stade 2. La forme et l’épaisseur de l’os changent.
  • Stade 3. L’os se fragmente.
  • Stade 4. L’os s’affaisse et souffre d’arthrose, c’est-à-dire une dégradation du cartilage, le tissu qui recouvre les os au niveau des articulations.
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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour la maladie de Kienböck ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour la maladie de Kienböck ?

Un second avis est tout à fait pertinent dans le cadre de la maladie de Kienböck. Non seulement le diagnostic est difficile, mais la prise en charge aussi. Il n’y a pas de traitement de référence, chaque technique de chirurgie présentant des avantages et des inconvénients. Les risques post-opératoires doivent être clairement exprimés afin de faire un choix en toute connaissance de cause. Les interventions sont techniquement délicates et nécessitent une approche au cas par cas. Dans ce contexte, un deuxième avis est tout à fait indiqué car il permet d’apporter un éclairage supplémentaire avant de se lancer dans la prise en charge thérapeutique.

Quelles sont les questions les plus fréquemment posées pour la maladie de Kienböck ?

  • Comment soulager les douleurs existantes ?
  • Quel est le stade de ma maladie ?
  • Quelle est la méthode chirurgicale la plus adaptée à ma situation ?
  • Au bout de combien de temps pourrais-je à nouveau utiliser ma main ?
  • Les douleurs vont-elles s’arrêter après la chirurgie ?
  • Quels sont les risques associés à l’intervention ?
  • En quoi consiste le suivi post-opératoire ?

Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.

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Quel est le spécialiste de la maladie de Kienböck ?

Un chirurgien spécialiste de la main (os, articulations, ligaments, tendons et muscles).
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Quels sont les symptômes de la maladie de Kienböck ?

Les symptômes de la maladie de Kienböck sont peu spécifiques :

  • Des douleurs intermittentes au niveau du poignet
  • Des difficultés à effectuer des mouvements de serrage
  • Une perte de force
  • Eventuellement une raideur ou une diminution de l’amplitude articulaire du poignet dans les mouvements de flexion et d’extension.
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Comment diagnostiquer la maladie de Kienböck ?

Le diagnostic de la maladie de Kienböck requiert :

  • Une radiographie du poignet de face et de profil. Cependant, au premier stade de la maladie, les résultats peuvent être normaux. Par la suite, la radiographie permet de suivre l’évolution de la nécrose.
  • Une IRM ou un scanner. Ces examens d’imagerie mettent en évidence une atteinte des os et le début d’une nécrose. L’IRM est le meilleur examen.

La cause de la maladie de Kienböck n’est pas clairement identifiée. On suspecte qu’une hyperpression sur les os soit impliquée, ainsi que des prédispositions anatomiques et vasculaires. Le tabac et les professions qui utilisent des vibrations (marteau piqueur) sont impliqués.

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Comment soigner la maladie de Kienböck ?

Le choix du traitement de la maladie de Kienböck dépend :

  • De l’aspect et de l’anatomie de l’os touché
  • De la présence ou non d’une inégalité de longueur des 2 os de l’avant-bras, le radius et le cubitus
  • De la présence ou non d’une arthrose du poignet
  • Du stade de la maladie
  • De l’âge du patient
  • Du métier du patient
  • De son état de santé général.

La maladie de Kienböck reste rare. Elle touche 7 hommes pour une femme, généralement entre 18 et 40 ans. Chez les patients présentant un stade 1, un traitement dit conservateur peut être proposé. Il s’agit d’immobiliser le poignet dans un plâtre pendant au moins 3 mois afin de soulager les os et favoriser leur vascularisation. Cette prise en charge permet de diminuer la douleur mais n’empêche généralement pas la dégradation de l’os. Les symptômes reviennent dès que le plâtre est retiré. Il peut s’agir d’une maladie professionnelle et un reclassement peut être indiqué. Dans tous les cas, le tabac doit être diminué voire arrêté. Le traitement des stades plus avancés repose sur une chirurgie.

Les différentes techniques ont pour but de diminuer la pression appliquée sur les os du carpe :

  • Ostéomie du radius, dans les cas où le radius et le cubitus (les os de l’avant-bras) ne mesurent pas la même longueur. Il s’agit de sectionner un petit bout du radius pour rendre sa longueur identique à celle du cubitus.
  • Revascularisation de l’os nécrosé, par des techniques très variées. Il peut s’agir de réimplanter un vaisseau sanguin ou de réaliser une greffe osseuse vascularisée, le but étant d’améliorer l’apport de sang à l’os.
  • Arthodèse. Il s’agit de fusionner une partie ou tous les osselets du carpe ensemble. Cette technique peut entraîner une perte de la mobilité du poignet. Elle n’est pratiquée qu’en dernier recours.

L’intervention peut causer des douleurs sur la zone opérée pendant quelques jours. Le poignet est systématiquement plâtré. Une rééducation peut être nécessaire une fois que le plâtre est retiré. Chez les patients exerçant un travail manuel, il est nécessaire d’attendre 4 à 6 mois avant de mobiliser à nouveau le poignet, en fonction de la récupération de la mobilité et de la force.

Les risques liés à l’intervention sont :

  • Des hématomes et infections
  • Une lésion des nerfs et des tendons
  • Un retard de consolidation ou une non-consolidation de l’os
  • Plus rarement, une raideur de la main et de l’épaule secondaires à une algoneurodystrophie.

Mise à jour le 02/08/2021 Revue par le Professeur Philippe Liverneaux

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Pr. Philippe Liverneaux

Chirurgien orthopédiste

CHU Strasbourg - Hôpital de Hautepierre

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