image Maladies des os, des articulations et des muscles

Scapulalgie invalidante

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Mise à jour le 22 juillet 2020 - Revue par Professeur François Rannou

  • Qu'est-ce qu'une scapulalgie invalidante ?

    La scapula, anciennement appelée omoplate, est l’os plat et triangulaire situé à l’arrière et en haut du thorax. Elle entre en contact avec l’humérus (os du bras) et la clavicule pour former l’articulation de l’épaule. Celle-ci est trés mobile et parfois fragile. Sa stabilité est assurée par un ensemble de muscles, de ligaments (faisceau de tissu résistant qui unie deux os au sein d’une articulation) et de tendons (sorte de cordon résistant à l’extrémité d’un muscle lui permettant de s’accrocher à un os).

    On appelle scapulalgie l’ensemble des douleurs localisées dans la région de l’épaule et de la scapula. Le terme de périarthrite scapulohumérale (PSH) est également utilisé.
  • Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour une scapulalgie invalidante ?

    Pourquoi demander un deuxième avis pour une scapulalgie invalidante ?

    Un deuxième avis est tout à fait pertinent dans le cadre d’une scapulalgie invalidante car les douleurs peuvent être dues à bon nombre de pathologies à la prise en charge complètement différente. Le traitement pourra même être différent pour chaque patient atteint de la même maladie en fonction de ses caractéristiques individuelles. L’examen clinique est tout d’abord essentiel afin de distinguer les douleurs mécaniques des douleurs inflammatoires, et d’en identifier la cause. Si une chirurgie est envisagée, il est important d’être en parfaite connaissance des particularités mécaniques et anatomiques de la zone à opérer car il s’agit souvent d’interventions complexes. La maladie peut être incapacitante au quotidien et détériorer la qualité de vie du patient. Un deuxième avis lui permet, dans les situations graves, de choisir et d’adhérer à la proposition thérapeutique la plus adaptée à sa situation médicale mais aussi à son mode de vie (profession, activité sportive). Mieux renseigné, il pourra prendre une part active dans sa stratégie thérapeutique, ce qui favorisera son succès.

    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

    • Quelle est la cause de ma maladie ?
    • Quelle structure anatomique est touchée ?
    • Quel est le traitement le plus adapté dans mon cas ?
    • Quand pourrais-je reprendre le sport ?
    • Les médicaments qui m’ont été prescrits ne soulagent pas mes douleurs. Puis-je augmenter la dose ? Existe-il d’autres médicaments ? Puis-je bénéficier d’infiltrations de cortisone ?
    • On m’a prescrit des séances de kinésithérapie. Quels sont les résultats attendus ? 
    • On me propose une chirurgie. Comment va-t-elle se dérouler ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Une récidive est-elle possible ? 
    • Comment prévenir une rechute ?
    Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.
  • Deuxiemeavis.fr c'est quoi ?

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  • Quels sont les spécialistes de la scapulalgie invalidante ?

    • Un rhumatologue. C’est le spécialiste des pathologies de l’appareil locomoteur (os, muscles, tendons, articulations et ligaments).
    • Un chirurgien orthopédiste. Il réalise les opérations chirurgicales sur l’appareil locomoteur. Il doit être spécialiste des membres supérieurs.
    • Un médecin de médecine physique et de réadaptation (médecin rééducateur).
  • Quels sont les symptômes d'une scapulalgie invalidante ?

    Les symptômes dépendent de la cause de la maladie :
    • des douleurs dans la zone de l’épaule et de la scapula, qui peuvent irradier jusque dans le bras et la nuque. Elles augmentent lorsque le bras est mobilisé et diminuent au repos. Leur intensité peut empêcher le mouvement : on parle de pseudo-paralysie.
    • Une raideur de l’articulation.
    • Une diminution de la force musculaire.

    Les causes d’une scapulalgie invalidante sont diverses :
    • une tendinite de la coiffe des rotateurs (inflammation douloureuse d’un tendon). La coiffe des rotateurs désigne l’ensemble des 4 muscles et leurs tendons associés permettant de soulever et de tourner le bras : sus-épineux, sous-épineux, sous-scapulaire et petit rond.
    • Une capsulite de la coiffe des rotateurs : inflammation de la capsule, sorte de poche assurant la stabilité et la lubrification de l’articulation via le liquide synovial.
    • Une rupture partielle ou totale de la coiffe des rotateurs.
    • Des traumatismes répétés comme une luxation de l’épaule.
    • Une arthrose, maladie douloureuse de l’articulation caractérisée par une usure anormale du cartilage, le tissu conjonctif qui recouvre l’os au sein de l’articulation.
    • Une dyskinésie scapulaire.
    • Une pathologie osseuse, musculaire, pulmonaire ou articulaire régionale comme un pneumothorax (la cavité entre les poumons et la cage thoracique se remplit d’air), une pancréatite (inflammation du pancréas) ou encore un infarctus du myocarde (destruction d’une partie du myocarde lorsque le sang ne l’irrigue pas suffisamment à cause d’un caillot de sang qui bouche une artère par exemple).

    Une lésion des tendons de la coiffe des rotateurs est à l’origine de 60 % des scapulalgies. Elles sont cependant rares avant 40 ans. Certaines activités sportives ou professionnelles favorisent leur apparition car elles occasionnent des micro-traumatismes répétés sur l’articulation (hand, volley, tennis, rugby, judo…).
  • Comment diagnostiquer une scapulalgie invalidante ?

    Le diagnostic requiert :
    • un examen clinique. Il doit être très précis, statique et dynamique. Le médecin évalue la mobilité de l’épaule en la mobilisant de façon passive et active, décrit les zones douloureuses et l’intensité de la douleur. Il effectue des tests musculaires et de laxité. Il compare l’épaule touchée avec l’épaule saine. Il questionne le patient sur l’ancienneté des symptômes, les circonstances de leur apparition et cherche des pathologies associées.
    • En cas de doute sur le diagnostic : des examens d’imagerie médicale comme une radiographie de l’épaule de face et en rotation interne et externe, une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), une échographie, un bilan sanguin ou un électromyogramme (EMG). Ils permettent d’approfondir la compréhension de la pathologie et d’éliminer d’autres hypothèses. 

    Parmi toutes les pathologies de l’appareil musculosquelettique, la scapulalgie invalidante représente le troisième motif de consultation après les lésions des vertèbres cervicales (au niveau du cou) et lombaires (bas du dos).
  • Comment soigner une scapulalgie invalidante ?

    La prise en charge dépend de la cause de la scapulalgie invalidante. Elle repose sur :

    Un traitement conservateur via :
    • la prise de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et antalgiques visant à soulager les douleurs et réduire l’inflammation.
    • Des infiltrations de cortisone dans l’articulation pour lutter contre l’inflammation. Elles sont notamment indiquées en cas de capsulite.
    • Des séances de kinésithérapie si l’amplitude articulaire est diminuée.

    Une chirurgie pour traiter la lésion de la coiffe des rotateurs, si le traitement conservateur ne fonctionne pas. Différents gestes peuvent être effectués sur les os, tendons, muscles et ligaments. L’intervention est pratiquée sous anesthésie générale ou loco régionale et en ambulatoire. Il peut s’agir d’une arthroscopie (un arthroscope, petite caméra introduite dans l’articulation, permet de visualiser les gestes réalisés à l’aide de micro instruments au travers de petites incisions) ou d’une chirurgie à ciel ouvert. L’épaule est immobilisée pendant 8 jours à l’aide d’une attelle permettant de placer le bras prêt du corps. Une rééducation avec un kinésithérapeute vise ensuite à récupérer toutes les fonctions de l’épaule.

    La prise en charge dépend :
    • de l’âge du patient,
    • de son état de santé général,
    • de la cause de la pathologie,
    • de l’étendue de la lésion,
    • de l’intensité des symptômes,
    • de l’atteinte fonctionnelle de l’épaule.
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