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Anse du seau méniscal

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Mise à jour le 25 octobre 2016

  • Définition anse du seau méniscal

    Le ménisque est un fibrocartilage en forme de fer à cheval, interposé entre le fémur et le tibia. Chaque genou en possède deux : un ménisque interne (ou médial) et un ménisque externe (ou latéral). Ils ont pour fonction damortir les chocs, et de contribuer, avec les ligaments, à la stabilisation du genou. Ils facilitent également le glissement entre le fémur et le tibia, en lubrifiant l’articulation du genou.

     

    Le ménisque est sujet à trois types de lésions :

    • Des lésions congénitales (comme ménisque discoïde dont la forme est anormale)
    • Des déchirures méniscales liées à un traumatisme
    • Et des lésions provoquées par le vieillissement des tissus (appelées lésions méniscales dégénératives).

    Lanse de seau méniscale est une forme particulière de déchirure traumatique. Il s’agit d’une déchirure très caractéristique qui survient dans l’axe du ménisque, sur presque toute sa longueur. Le fragment fissuré reste lié au ménisque uniquement par ses deux extrémités. En revanche, la partie centrale, qui devient mobile (on dit instable), migre vers l’intérieur de l’articulation, en prenant la forme d’une anse de seau (d’où son nom).

    L’anse de seau méniscale survient généralement sur le ménisque sain d’un sujet jeune à l’occasion d’un traumatisme plus ou moins violent. Elle occasionne un blocage méniscal, du fait de l’interposition d’une partie du ménisque entre tibia et fémur.

     

    Plusieurs sortes de traumatismes sont susceptibles d’être à l’origine d’une déchirure méniscale en anse de seau. La lésion peut survenir après un accroupissement ou une entorse du genou, en particulier dans les lésions du ligament croisé antérieur. Elle peut aussi apparaître après une série de micro-traumatismes répétés, notamment chez les travailleurs exposés à la position accroupie (peintre, mécanicien, carreleur).

     

    Le ménisque interne est 5 fois plus souvent affecté que le ménisque externe. De plus, ce type de déchirure est parfois associé à une lésion du ligament croisé antérieur. C’est pourquoi le médecin vérifie à chaque fois cette éventualité, en testant la stabilité du genou (la laxité) par des manoeuvres spécifiques.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    Dans le cadre d’une lésion méniscale en anse de seau, un deuxième avis peut s’avérer utile dans la mesure où cette lésion, à l’origine d’un blocage du genou, peut s’avérer particulièrement handicapante pour le patient. L’opération chirurgicale est généralement inévitable, mais le choix de la technique utilisée dépend d’un certain nombre de facteurs. A long terme, il existe un réel risque d’arthrose. La méniscectomie favorise cette arthrose, alors que la réparation méniscale la prévient. D’un autre côté, dans certains cas, la réparation méniscale peut présenter certaines difficultés à cicatriser et la cicatrisation se fait au bout de plusieurs mois. En cas d’échec, il arrive qu’il faille à nouveau intervenir. Dans ce contexte, un deuxième avis peut s’avérer très utile. Il permettra au patient d’évaluer au mieux les bénéfices et les inconvénients de chaque option thérapeutique, afin qu’il puisse participer au choix d’un traitement adapté à son cas.

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    • Quel type d’opération est préconisé dans mon cas ? Quels sont les avantages et les inconvénients de chaque procédé ?
    • Comment va se dérouler l’opération ? Quel résultat puis-je espérer ?
    • Peut-on se déchirer plusieurs fois le même ménisque ?
    • Le médecin propose de faire une réparation méniscale. Les sutures ne risquent-elle pas de casser dans l’avenir ?
    • Vais-je devoir faire de la rééducation ? En quoi consistent les exercices ? Combien de temps va durer cette rééducation ?
    • Au bout de combien de jours vais-je retrouver la mobilité de mon genou ?
    • Dois-je arrêter certains sports ?
    • Existe-t-il un risque d’arthrose du genou plus tard ?

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    Quels spécialistes consulter?

    Les médecins spécialistes référents de la lésion méniscale en anse de seau sont :

    • Le chirurgien orthopédique, spécialiste de la chirurgie de l’appareil locomoteur. Il fait le diagnostic de la maladie et propose une prise en charge chirurgicale. Il est important de s’assurer de sa spécialisation dans les lésions traumatiques du genou.
    • Le radiologue est amené à interpréter les clichés de radiologie et d’IRM du genou et participe ainsi au diagnostic d’anse de seau méniscale ainsi qu’au diagnostic des lésions associé.
    • Le médecin rééeducateur peut être amené à prendre en charge le patient après son opération pour lui proposer des séances de rééducation.
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  • symptômes anse du seau méniscal

    Le signe le plus évocateur d’anse de seau méniscale est un blocage brutal du genou associée à une impossibilité d’étendre celui-ci lors du passage d’une position accroupie à une position debout. Le blocage du genou résulte, en effet, d’une insertion du ménisque déchiré à l’intérieur de l’articulation du genou.

    Cette manifestation de l’anse de seau méniscale peut se révéler très handicapante dans la vie quotidienne.

    En plus du blocage du genou, les autres symptômes pouvant amener à évoquer l’anse de seau méniscale est une sensation de corps étranger à l’intérieur du genou, des douleurs ou un gonflement de l’articulation du genou.

  • Diagnostic anse du seau méniscal

    Le diagnostic d’anse de seau méniscale est tout d’abord évoqué par un blocage brutal du genou lors du passage de la position accroupie à la position debout. D’autres symptômes seront également recherchés à l’interrogatoire.

    Lors de l’examen clinique, le médecin réalise diverses manoeuvres spécifiques pour aider au diagnostic d’anse de seau méniscale ainsi que pour rechercher d’autres lésions associées (telles qu’une lésion du ligament croisé antérieur).

    L'examen radiologique le plus efficace dans la détection des déchirures méniscales en anse de seau est l'IRM qui confirme le diagnostic de lésion méniscale, et analyse son déplacement en anse de seau. L’IRM permet également d’étudier les ligaments, et particulièrement le ligament croisé antérieur.

     

    Des radiologies des deux genoux sont très souvent demandées en complément.

  • Traitement anse du seau méniscal

    La lésion méniscale en anse de seau est parfois spontanément réductible : le patient ressent alors un ressaut et « tout se remet en place ». Si le blocage persiste ou se reproduit, une intervention chirurgicale arthroscopique (c’est à dire réalisée à l’aide d’une caméra et d’instruments entrant directement dans l’articulation au moyen de petites incisions) est nécessaire dont le caractère plus ou moins urgent est dicté par la présence du blocage.

    L’objectif de lopération arthroscopique dune anse de seau méniscale est de préserver au maximum le ménisque et de restaurer la stabilité du genou en cas de lésion ligamentaire associée.

     

    Deux types dinterventions chirurgicales d’une anse de seau méniscale peuvent être proposées :

    • la méniscectomie (la plus partielle possible) qui consiste à enlever tout ou une partie du ménisque en fonction de la lésion.
    • la réparation méniscale qui consiste à suturer le ménisque à l’aide de différents systèmes (fils, ancres…)

    Jusqu’à il y a peu, la méniscectomie était le geste le plus fréquemment réalisé ; mais les études à long terme ont montré un taux d’arthrose (usure cartilagineuse) important du fait de la perte des effets d’amortissement du ménisque

    De sorte que de nos jours, devant une lésion méniscale traumatique , en particulier en anse de seau, il faut avant tout rechercher des éléments en faveur de la réparation méniscale (suture méniscale) qui permet de ne pas retirer de cartilage et de préserver le cartilage. La méniscectomie n’est proposée que si les conditions d’une réparation méniscale ne sont pas réunies. Deux aphorismes résument cette stratégie : «:préserver le ménisque chaque fois que possible » et « mieux vaut prendre le risque d’échec d’une suture que de réaliser une méniscectomie d’emblée ». 

    Ces deux interventions chirurgicales sont pratiquées sous arthroscopie. Cette technique consiste à réaliser deux petites incisions, par lesquelles le chirurgien introduit un tube optique muni d’une caméra et des instruments miniaturisés. Il peut ainsi réparer ou couper les zones abîmées du ménisque. C’est une technique qui a l’avantage d’être peu invasive, avec des complications moindres qu’avec la chirurgie classique. Par ailleurs, les deux interventions se font en chirurgie ambulatoire (c’est à dire dans la journée).

    Enfin, des séances de rééducation ne sont pas systématiquement proposées, mais elles peuvent se révéler efficaces. Ces séances débutent quelques jours après l’opération. Elles doivent permettre au patient de récupérer progressivement les mouvements d’extension et de flexion du genou. Après une suture (ou réparation méniscale), la reprise dune activité sportive doit se faire de façon très progressive, pour permettre à la cicatrisation de se faire correctement.

     

    Le choix du traitement dune anse de seau méniscale dépend de nombreux facteurs

    • De l’extension de la lésion méniscale et de sa situation dans une zone vascularisée ou non du ménisque.
      En effet, la cicatrisation du ménisque après une suture suppose que la déchirure soit dans une zone vascularisée : le saignement permettant de mettre en route le processus de cicatrisation
    • De l’existence de lésions associées, en particulier ligamentaires : les lésions associées du ligament croisé antérieur doivent pousser à réparer les lésions méniscales en même temps que la reconstruction du ligament car le risque d’arthrose est ici particulièrement élevé
    • Du côté interne ou externe : les indications de réparation doivent être poussées sur le ménisque externe là encore en raison du risque très élevé d’arthrose après méniscectomie externe
    • De l’âge du patient : une lésion chez l’enfant DOIT sauf exception être suturé Chez l’adulte l’âge n’est plus une limite dans l’indication d’une suture
    • De l’ancienneté de la déchirure : il est généralement admis qu’une lésion datant de plus de 3 mois, en particulier lorsque le genou est stable (c’est-à-dire sans lésion ligamentaire) .
    • Du mode de vie du patient et de son type d’activité sportive
    • De ses antécédents médicaux et familiaux
    • De son état de santé général

     

    Lindication dun traitement chirurgical orthoscopique pour une anse de seau méniscale dépend donc de nombreux facteurs que le chirurgien évaluera et partagera avec le patient.

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