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Lésion méniscale

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Mise à jour le 24 octobre 2016

  • Définition lésion méniscale

    Les ménisques sont des fibrocartilages (type spécifique de cartilage se trouvant notamment au niveau du genou) en forme de croissant, situés entre le fémur (l’os de la cuisse) et le tibia (l’os de la jambe). Ils jouent un rôle d’amortisseur, en absorbant les chocs. Ils facilitent également le glissement entre ces deux os, en lubrifiant l’articulation du genou. Chaque membre inférieur possède deux ménisques: l’un externe, l’autre interne.

    La lésion du ménisque est l'un des accidents les plus fréquents du genou. Elle peut se présenter sous forme de pincements, de fissures, de déchirures, ou de désinsertions. Le ménisque interne est plus souvent lésé que le ménisque externe. On distingue aussi les lésions dues à un traumatisme, de celles causées par une dégénérescence.

    Les lésions traumatiques font généralement suite à un accident. Elles affectent des sujets plutôt jeunes ou sportifs. Elles peuvent être liées à un mouvement banal, comme le simple fait de se relever brutalement d'une position accroupie par exemple. Ce type de lésion peut aussi être provoqué par un mouvement de torsion du genou, comme cela arrive souvent lorsqu’on pratique un sport, comme le ski, le football ou le tennis. Elles sont parfois associées à une rupture du ligament croisé antérieur : soit contemporaines de l’accident, soit survenant secondairement.

    Les lésions dégénératives du ménisque s’observent chez des patients plus âgés. Il s'agit d’une usure naturelle du ménisque qui apparaît sous l’effet du vieillissement tissulaire. En effet, tout au long de la vie, les ménisques subissent des microtraumatismes répétés, responsables de cette usure progressive. Ces lésions méniscales dégénératives apparaissent d’abord sous forme d’une simple modification de la qualité du tissu méniscal ; à un stade supplémentaire une fissure méniscale apparaît. Les lésions méniscales dégénératives sont maintenant considérées comme un stade précoce d’arthrose, c’est à dire d’usure cartilagineuse.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    La décision d’opérer un ménisque lésé n’est pas systématique. Elle dépend de nombreux facteurs, comme le déficit fonctionnel du patient, l’importance de sa douleur, la répétition des blocages, le mode de vie du patient, le type d’activité sportive, l’existence de lésions associées en particulier ligamentaires etc.  Autant d’informations que seul le patient est en mesure d’évaluer. A long terme, le risque d’usure cartilagineuse (arthrose) est réel. Dans le cadre d’une lésion méniscale dégénérative, celle-ci comme déjà indiqué plus haut constitue le premier signe d’une arthrose potentielle qui va probablement évoluer avec le temps. Dans le cadre d’une lésion traumatique, il n’a pas été démontré que la lésion méniscale en elle-même favorisait la survenue d’une arthrose à moyen terme. La méniscectomie, elle, favorise cette arthrose, la réparation méniscale la prévient.. Dans ce contexte, et dans la mesure où il n’y aucune urgence à opérer, un deuxième avis peut s’avérer utile. Il permettra d’éclairer le patient sur sa situation, afin qu’il puisse participer au choix d’un traitement adapté à son cas.

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    Témoignage

    "Deuxième avis" que j'ai consulté pour une lésion méniscale m'a apporté un réconfort significatif en confirmant le diagnostic de mon médecin, et en précisant que l'intervention chirurgicale devait être envisagée en dernier recours. Le compte rendu et la conclusion du médecin étaient clairs et précis.

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    • Dois-je me faire opérer ?
    • En quoi consiste le traitement médical ? Quel résultat puis-je espérer ?
    • En quoi consiste l’opération ? Quels sont les avantages et les inconvénients de chaque technique?
    • Se peut-il que les sutures cassent plus tard ?
    • Vais-je devoir faire de la rééducation ? Combien de temps ?
    • Au bout de combien de jours vais-je retrouver la mobilité de mon genou ?
    • Pourrais-je refaire du sport ?
    • Est-ce que je risque de développer de l’arthrose du genou plus tard ?

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    Quels spécialistes consulter?

    Les lésions méniscales sont prises en charge par un chirurgien orthopédiste, il interviendra pour toutes les questions relatives à une intervention chirurgicale sur votre genou.

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  • symptômes lésion méniscale

    La lésion méniscale se traduit par des symptômes très variables, qui vont de l'absence de trouble, à des douleurs persistantes ou à un gonflement du genou. Parfois, le patient a la sensation que son articulation « accroche », ou craque. Enfin, il arrive que le genou se bloque de façon brutale. Il devient alors impossible d’étendre le genou. C’est l’un des symptômes caractéristiques de la lésion dite en « en anse de seau » (lorsqu’un fragment méniscal ne reste attaché au ménisque que par ses deux extrémités). Ces manifestations peuvent se révéler très gênantes dans la vie quotidienne. D’une façon schématique, les lésions traumatiques s’expriment plutôt par des symptômes mécaniques : blocages, claquement, voire instabilité. Les lésions méniscales dégénératives sont soit asymptomatiques (plus de 20% des patients de la soixantaine sont porteurs d’une fissure méniscale asymptomatique) soit douloureuses.

  • Diagnostic lésion méniscale

    Le diagnostic de lésion méniscale se base tout d’abord sur un interrogatoire du médecin qui recherche notamment les symptômes et les facteurs de risque de la maladie.

    Les personnes qui présentent des jambes arquées (genu varum) ou des jambes en X (genu valgum), celles qui souffrent d’arthrose du genou ou qui travaillent fréquemment en position accroupie, ou encore les sportifs, sont davantage exposés à ce type de pathologie.

    Des examens d’imagerie médicale sont indispensables :

    • Des radios standard (clichés de face en charge, en schuss, de profil et fémoro patellaire à 30°) pour éliminer une autre pathologie et apprécier l’épaisseur du cartilage.
    • Une IRM est l’examen de référence pour analyser les ménisques.

    Etant donné la fréquence des lésions asymptomatiques, il faut toujours confronter les données de l’IRM avec les symptômes pour attribuer ou non au ménisque la responsabilité des dits symptômes.

    L’arthroscanner est un examen de seconde intention, prescrit dans des conditions particulières.

  • Traitement lésion méniscale

    Le choix du traitement dépend

    • Du type de lésion du ménisque (traumatique ou dégénérative)
    • De l’ampleur de la lésion
    • De la gêne fonctionnelle ressentie par le patient
    • De l’intensité de sa douleur
    • De l’existence éventuelle d’une autre atteinte du genou (en particulier le ligament croisé antérieur, ou l’arthrose du genou)
    • De l’âge du patient
    • De son état de santé général
    • De ses antécédents médicaux et familiaux 

     

    Le principe général est celui de la préservation méniscale, qui passe par l’abstention de tout geste chirurgical, la réparation ou suture méniscale, ou la méniscectomie (ablation du ménisque) la plus partielle possible. 

    Le traitement médical est le traitement privilégié en cas de lésions méniscales dégénératives. C’est également ce que préconise le médecin s’il n’existe pas de symptômes importants ou si la gêne dans la vie quotidienne n’est pas trop handicapante. Ce traitement repose sur l’administration de paracétamol, d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, kétoprofène). Parfois, une immobilisation avec une attelle du genou, suivie de séances de rééducation, est également conseillée. 

    Le traitement chirurgical consiste en une méniscectomie partielle (c’est à dire une ablation de la partie lésée du ménisque). Le geste consiste à enlever uniquement la zone malade. Le chirurgien laisse en place le plus de ménisque possible (les parties saines). L'ablation complète (méniscectomie totale), n’est plus pratiquée aujourd’hui car elle entraine la survenue d'une arthrose du genou. L’opération du ménisque se déroule sous arthroscopie. Ce procédé permet d’analyser la lésion et de la traiter dans le même temps. L’intervention consiste à réaliser deux petites incisions, par lesquelles le chirurgien introduit un tube optique muni d’une caméra et des instruments miniaturisés. Il peut ainsi réparer ou couper les zones abîmées du ménisque. C’est une technique qui a l’avantage d’être peu invasive, avec des suites postopératoires plus courtes et plus simples qu’avec la chirurgie classique. Certaines lésions méniscales, comme les déchirures en anse de seau, sont considérées comme des urgences chirurgicales, car le genou ne peut pas être tendu tant qu’un blocage mécanique persiste.

    Lorsque les déchirures sont récentes, situées dans des zones qui cicatrisent facilement, chez des personnes jeunes, le chirurgien peut aussi réaliser ce qu’on appelle une suture ou réparation méniscale. Autrement dit, les lésions méniscales peuvent être recousues. Aucune partie du ménisque n’est retirée. La suture est réalisée à l’aide de fils ou d’implants de fixation qui sont résorbables. La suture est préconisée chaque fois que possible dans les lésions traumatiques. Elle trouve en particulier tout son intérêt dans les lésions méniscales associées à une rupture du ligament croisé antérieur, ou chez les enfants. Cela peut leur éviter une arthrose précoce. Dans de bonnes indications, le taux d’échec de la suture est faible et le résultat sur la fonction et sur la protection du cartilage bien supérieur à celui de la méniscectomie. Il est donc logique dans ces cas de prendre le risque d’un échec, l’échec conduisant à une méniscectomie ultérieure. Cette intervention se fait également sous arthroscopie.

    Ces deux interventions se font en chirurgie ambulatoire (c’est à dire dans la journée).

    La rééducation par kinésithérapie n’est pas systématique, mais elle se révèle parfois nécessaire. Elle débute quelques jours après l’opération. Les séances permettent de récupérer progressivement les mouvements d’extension et de flexion du genou. La suture ou réparation méniscale impose une reprise d’activité sportive très progressive pour permettre au processus de cicatrisation de s’effectuer correctement. 

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