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Broncho Pneumopathie Obstructive Chronique

Mise à jour le 24 octobre 2016

  • Définition broncho pneumopathie obstructive chronique

    La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est la deuxième maladie respiratoire la plus répandue en France après l’asthme. Chaque année dans le monde, plus de 3 millions de personnes décèdent à cause de la BPCO. Selon l’OMS, elle sera la troisième cause de mortalité dans le monde d’ici 2020.

    La BPCO se caractérise par une inflammation et une obstruction des bronches associées ou non à une destruction des alvéoles pulmonaires (emphysème). Les bronches ont pour fonction de véhiculer l’air inspiré et expiré jusqu’aux alvéoles où les gaz seront échangés avec le sang : passage d’oxygène de l’alvéole dans le sang et passage du gaz carbonique du sang vers l’alvéole. Dans le cadre de la BPCO, le passage de l’air diminue au fur et à mesure que la paroi des bronches s’épaissit et que leur calibre se réduit.

    La conséquence principale est un essoufflement progressif (dyspnée), d’abord au moment de l’effort, puis lors d’un effort minime, puis simplement au repos, jusqu’à invalider gravement la personne touchée, dans les gestes simples de la vie quotidienne.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    Un deuxième avis est tout à fait pertinent dans le cadre d’une BPCO du fait du caractère invalidant de la maladie. L’essoufflement croissant pose inévitablement des limites dans de nombreux actes de la vie quotidienne. Le simple fait de se laver, de s’habiller devient pénible. Les rapports sociaux sont modifiés et le patient a tendance à s’isoler. L’impact de la maladie sur sa vie est considérable.

    Un second avis permettra de mieux saisir les enjeux des différents traitements existants, tout en s’informant sur les évolutions thérapeutiques en cours. Mieux informé, le patient sera plus à même de participer aux choix thérapeutiques, de manière lucide et éclairée et d’accepter plus facilement une modification de certains aspects de son mode de vie.

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    • A quel stade se situe ma maladie ?
    • Quel est le traitement adapté à mon cas ?
    • Quels en sont les contraintes ?
    • Devrais-je le suivre toute ma vie ?
    • Vais-je pouvoir retrouver une vie normale après le traitement ?
    • Qu’est-ce que la réhabilitation respiratoire ?
    • Dois-je craindre des rechutes ?

     Mais aussi, toutes autres questions spécifiques que vous vous posez.

    Quels spécialistes consulter?

    La BPCO est prise en charge par un pneumologue. Spécialisé dans l'étude et le traitement des maladies des poumons, des bronches et de la plèvre, le pneumologue prend notamment en charge les pathologies dues au tabagisme, telles que la BPCO.

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    médecin expert
    pour broncho pneumopathie obstructive chronique
  • symptômes broncho pneumopathie obstructive chronique

    Au début, cette maladie respiratoire chronique évolue lentement et de façon peu symptomatique, si bien que dans la majorité des cas, son diagnostic est établi trop tardivement. Les premiers symptômes se résument à une toux ou une expectoration matinale, puis progressivement l’essoufflement s’installe.

    Les normes internationales classent la BPCO en quatre stades de gravité: léger, modéré, grave, très grave.

    La BPCO a également des conséquences sur d’autres organes que les poumons : cœur, sang... L’essoufflement du patient entraîne automatiquement une diminution de ses efforts physiques et une plus grande sédentarité. S’ensuivent inévitablement des risques d’atrophie musculaire, de maladies cardio-vasculaires ou encore d’ostéoporose.

  • Diagnostic broncho pneumopathie obstructive chronique

    Le diagnostic de BPCO se base tout d’abord sur un interrogatoire du médecin qui recherche notamment les symptômes et les facteurs de risque de la maladie.

    C’est principalement le tabac qui est à l’origine de la BPCO. Mais d’autres facteurs peuvent être en cause, comme les polluants (fumées, poussières toxiques, vapeurs chimiques…).

    Des examens complémentaires de première intention permettent d’établir le diagnostic :

    - Des épreuves fonctionnelles respiratoires (examen permettant d’évaluer les volumes respiratoires, modifiés dans la BPCO)

    - Une radiographie de thorax

    - Un scanner thoracique afin d’évaluer les lésions d’emphysème.

    D’autres examens peuvent vous être demandés afin d’évaluer le retentissement de la BPCO sur les autres organes : bilan cardiaque, bilan sanguin…



  • Traitement broncho pneumopathie obstructive chronique

    Le choix du traitement dépend :

    • Du stade la BPCO
    • Du degré d’obstruction des bronches
    • Des symptômes ressentis
    • Du degré d’essoufflement du patient
    • De son âge et de ses antécédents familiaux
    • De son état de santé général

     

    La BPCO est malheureusement une maladie irréversible. Les traitements préconisés n’ont donc pas pour but de guérir la maladie, mais plutôt d’en stopper (ou au moins d’en ralentir) l’évolution.

    En première intention, un traitement à base de bronchodilatateurs est recommandé. Ceux-ci ont pour objectif d’augmenter le diamètre des bronches et de faire cesser en partie leur obstruction. Il en existe deux types: les bronchodilatateurs de courte durée d’action et les bronchodilatateurs de longe durée d’action. Les premiers sont préconisés pour les BPCO légères, ou pour traiter un essoufflement ponctuel. Les seconds sont recommandés pour un traitement de fond, lorsque la maladie s’aggrave.

    Des traitements inhalés aux corticoïdes sont également prescrits en association avec un bronchodilatateur. Des corticoïdes par voie orale peuvent aussi être administrés pour réduire l’inflammation, en traitement de courte durée, lorsque la maladie s’aggrave. Il en est de même pour les antibiotiques en cas d'infection des voies respiratoires.

    Dans le cas d’une BPCO avancée, une oxygénothérapie permet d'accroître le taux d'oxygène que l’organisme perçoit à chaque respiration. Il s’agit d’une mise sous oxygène au long cours qui peut se faire à domicile.

    Dans certains cas, notamment lorsqu’un emphysème pulmonaire est associé, un traitement instrumental peut être proposé. L’objectif de ces techniques est de diminuer le volume pulmonaire en retirant (ou réduisant) des zones très distendues du poumon qui gênent la respiration. Ce traitement peut se faire soit sous fibroscopie bronchique (insertion de spirales ou de valves endo-bronchiques), soit nécessiter une ouverture chirurgicale du thorax (chirurgie de réduction de volume).

    La transplantation pulmonaire, réalisée dans une douzaine de centres en France, cette opération consiste à remplacer un ou les deux poumons par des poumons prélevés sur des donneurs en état de mort cérébrale. Une centaine de patients porteurs de BPCO bénéficient de cette technique en France chaque année. La transplantation pulmonaire s’adresse à des patients sélectionnés présentant une insuffisance respiratoire évoluée très invalidante.

    Ces traitements sont souvent accompagnés d’une rééducation pluridisciplinaire musculaire, respiratoire, diététique et d’une aide au sevrage tabagique (réhabilitation respiratoire).

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