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L’histoire d’Ernest, 70 ans, souffrant d’une lombalgie invalidante

Par Mathilde Lamolinerie le 28 août 2020
temoignage lombalgie invalidante

Ernest*, 70 ans coule une - presque - paisible retraite dans le département ensoleillé des Alpes maritimes. Presque paisible… car Ernest souffre de maux de dos fâcheux, qui freinent considérablement sa mobilité. Son médecin lui a diagnostiqué une lombalgie. Après deux infiltrations sans succès, Ernest se demande si une opération ne serait pas pertinente et demande pour cela un deuxième avis.

 

Une lombalgie très douloureuse pour Ernest

Ernest est un homme dynamique, qui enfourche quand il le peut son VTT, pour aller explorer les environs de sa belle région. Malgré quelques anciennes opérations (pose de stent suite à un infarctus, opération du ménisque et d’un adénome de la prostate), il est considéré comme étant en bon état général de santé.

Depuis deux ans, il est toutefois la proie de douleurs lancinantes et quasi permanentes dans le dos. Les souffrances engendrées diminuent considérablement sa qualité de vie. Elles l'empêchent de marcher ou de se tenir debout plus de 15 minutes, parfois moins, et il ne peut rester assis plus de 30 minutes sans ressentir une gêne. Ernest apprécie pourtant randonner, mais il lui est nécessaire d’alterner régulièrement avec des temps assis, pour faire cesser les douleurs. Seule la position couchée sur le côté apaise ses tensions

Amoindri dans sa vie de tous les jours et gêné par les douleurs, il a consulté un rhumatologue qui a diagnostiqué une lombalgie (ou « mal de dos », « douleur dans les reins »). Des traitements médicamenteux, à base de corticoïdes et d’anti-inflammatoires ont permis de diminuer sa douleur. A l’inverse, deux infiltrations ont aussi été réalisées, mais Ernest n’en ressent pas les effets bénéfiques. Il se pose alors des questions sur l’intérêt de ces infiltrations et sur l’avantage d’une chirurgie.

Ces interrogations le poussent à demander un deuxième avis médical. Il souhaite savoir si une opération serait pertinente dans son cas et surtout si les infiltrations, étant donné le peu de résultats ressentis, ont été réalisées dans les bonnes zones pathologiques.

 

Un deuxième avis qui confirme le diagnostic et propose d’autres traitements avant de recourir à une opération 

Ernest trouve le service deuxiemeavis.fr sur internet et décide de prendre un second avis. Dans son espace sécurisé, il sélectionne un médecin spécialiste du rachis à qui il transmet son dossier médical complet : scanner, IRM et radio du rachis lombaire de face et de profil, debout, assortis de ses comptes rendus médicaux. Ce service est 100% pris en charge par la complémentaire santé d’Ernest.

Le médecin expert lui répond, sous forme d’avis écrit détaillé, en moins de 48 heures. 

Après analyse de tous les éléments fournis, le spécialiste confirme le diagnostic et le précise. Ernest a un disque abîmé entre les vertèbres L5 et S1 de sa colonne vertébrale. Cette discopathie est la source des douleurs chroniques ressenties dans le bas de son dos. A cela s’ajoute un canal lombaire rétréci entre les vertèbres L2 et L4, qui entraîne une douleur à la marche et une obligation de s’arrêter après une certaine distance parcourue.  

Le médecin va aussi confirmer les doutes qu’Ernest a, quant à la localisation erronée des infiltrations dont il a fait l’objet. L'infiltration épidurale avait peu de chance d'être efficace étant donné l’absence de sciatique associée au mal de dos et l'infiltration des articulaires postérieures L4/L5 n'était pas forcément sur le site le plus abîmé de la colonne. De fait, ce traitement n’a pas eu l’efficacité escomptée en termes de réduction des douleurs.

Quant à la chirurgie, le médecin préconise plusieurs autres stratégies, avant d’y recourir. Il suggère tout d’abord de procéder à de la rééducation du rachis par des séances régulières de kinésithérapie, balnéothérapie, ou encore au sein d’un programme de type « école du dos » en centre de rééducation. Le renforcement musculaire conséquent à cette rééducation pourrait permettre d’améliorer la mobilité d’Ernest, de soulager les symptômes, voire d’éviter la chirurgie orthopédique.

Des infiltrations articulaires postérieures peuvent également être renouvelées mais dans la zone concernée (en L5/S1 et de façon bilatérale).

Les médicaments anti-douleur peuvent permettre de diminuer temporairement les très fortes douleurs. Mais ils ne traitent pas le problème et leur prise ne peut être une solution pérenne. De plus, en raison de son infarctus, le médecin s’inquiète et lui déconseille de continuer à en prendre car ils sont dangereux sur le plan cardiovasculaire. Il lui recommande de se limiter à la prise d’antalgiques ou tramadol.

 

Enfin, compte tenu de la lourdeur de la chirurgie et de ses antécédents cardiaques, l’opération est à envisager en dernier recours et après des échanges fournis avec un anesthésiste et un neurochirurgien. Cela pourrait consister en la pose d'une "cagette" intervertébrale à la place du disque abîmé entre deux vertèbres et/ou en une laminectomie (opération de l'arrière des vertèbres). L’enjeu serait d’ouvrir le canal lombaire pour permettre à nouveau la bonne circulation de la moelle épinière et faciliter la capacité d’Ernest à se mouvoir.

Ernest est désormais plus à même de prendre une décision de santé et d’identifier l’option thérapeutique qui lui conviendra.

Nous lui souhaitons un bon rétablissement !

Vous vous posez aussi des questions sur votre traitement ? Un deuxième avis médical peut vous être utile. N’hésitez pas à en parler à votre médecin !

 

*Pour des raisons de confidentialité et de protection de la vie privée, le nom des personnes a été changé.

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